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Simple

Commentaire

Sur

Romains

(par Rénald Leroux)

Page d’information

 

 

Un simple commentaire sur Romains © Copyright 2023 par Rénald Leroux Jr.

 

Vous pouvez utiliser ce commentaire pour usage personnel ou comme outil pour l'enseignement, en autant que vous ne changiez pas le texte et que vous donniez crédit à l'auteur pour cette œuvre. Vous pouvez copier ou photocopier ce texte, mais vous ne pouvez le vendre. Ce commentaire vous est offert gratuitement.

 

Le texte de Romains provient de la traduction Louis Segond (1910), ainsi que les autres versets utilisés dans ce commentaire; sauf quand cela est indiqué.

 

Je désire remercier Monique Desrosiers ainsi que Zak Kenney pour leur aide respective dans le ministère de Zeloo pour l’avancement et l’édification des vrais chrétiens dans le monde entier.

Rénald Leroux

 

BIBLIOGRAPHIE

 

An Introduction to the N-T, Carson, Moo, Morris, Zondervan Publishing House, Grand Rapids, Michigan, U.S.A.

Bible Background Commentary N-T, C.S. Keener, InterVarsity Press, Downers Grove, Illinois, U.S.A.

Complete Word Study New Testament, Edited by Spiros Zodhiates, A.M.G Publishers, Chattanooga, Tennessee, U.S.A.

Dictionary of New Testament Theology, Editor: Colin Brown, Zondervan Publishing House, Grand Rapids, Michigan. U.S.A.

Exhaustive concordance of the Bible, James Strong, Abingdon Pub., Nashville, Tennessee, U.S.A.

Expository Dictionary of New Testament Words, W.E. Vine, Thomas Nelson Publishers, Nashville, Tennessee, U.S.A.

Interlinear Hebrew/Greek English Bible (N-T), Jay Green Gen. Editor and translator, Ass. Pub. and Authors Inc., Lafayette, Indiana, U.S.A.

New Testament Word Studies, John Albert Bengel, Kregel Pub., Grand Rapids, Michigan, U.S.A.

Word studies in the New Testament, Marvin R. Vincent, Eerdmans Pub. Co., Grand Rapids, Michigan, U.S.A.

Word study concordance, Edited by R.D. Winter and R.H. Winter, Pub. Cooperatively by William Carey Library and Tyndale House Pub., U.S.A.

Word study New Testament, Edited by R.D. Winter and R.H. Winter, Pub. Cooperatively by William Carey Library and Tyndale House Pub., U.S.A.

Zondervan Pictorial Encyclopedia of the Bible. General Editor M.C. Tenney, Zondervan Publishing House, Grand Rapids, Michigan, U.S.A.

Info

Table des matières

 

1. Page Frontispice ………………………………………………………………… .a

2. Page d'information ..……………………………………………………..…… .b

3. Bibliographie …………………………………………………………………….. .c

4. Table des matières ………………………………………………………….…. .d

 

 

1. Introduction et thème (1 :1-17)

01. Introduction

02. Salutation et thème (1 :1-7)

03. Le désir de Paul de voir les Romains (1 :8-15)

04. Thème (1 :16,17)

2. La culpabilité universelle de l'humanité (1 :18-3 :20)

05. La manifestation de la colère de Dieu (1 :18-25)

06. Les conséquences d'être coupable (1 :26-32)

07. Impartialité envers les moralistes (2 :1-16)

08. Impartialité envers les Juifs (2 :17-24)

09. Circoncis ou non ? (2 :25-29)

10. Paul défend le jugement de Dieu (3 :1-8)

11. Impartialité envers toute l'humanité (3 :9-20)

3. Justification par la foi au Messie (3 :21-5 :21)

12. Justification par la foi (3 :21-31)

13. Justification et Abraham (4 :1-8)

14. Justification devant la Loi (4 :9-12)

15. Justification sans la Loi (4 :13-25)

16. Justification et ses conséquences (5 :1-11)

17. Justification et condamnation (5 :12-21)

4. Sanctification par la mort et la résurrection du Christ (6-8)

18. Libéré du péché (6 :1-14)

19. Liberté qui mène à la justice (6 :15-23)

20. Liberté par la mort de Christ (7 :1-6)

21. Loi-Péché-Mort (7 :7-13)

22. La bataille intérieure (7 :14-25)

23. Victoire par le Saint-Esprit (8 :1-4)

24. Victoire sur le vieil homme (8 :5-13)

25. Victoire par adoption (8 :14-17)

26. La gloire à venir (8 :18-25)

27. L'intercession du Saint-Esprit (8 :26,27)

28. Les objectifs éternels de Dieu (8 :28-30)

29. La sécurité totale du croyant (8 :31-39)

5. L'incrédulité d'Israël (9-11)

30. Paul et Israël (9 :1-5)

31. La postérité naturelle et spirituelle (9 :6-13)

32. La miséricorde et la souveraineté de Dieu (9 :14-24)

33. Israël et les non-juifs (9 :25-33)

34. L'incrédulité et les promesses de Dieu (10 :1-13)

35. Le salut et l'Évangile (10 :14-21)

36. Dieu a-t-il oublié Israël ? (11 :1-6)

37. Un esprit de sommeil sur Israël (11 :7-10)

38. Avertissement aux Gentils (11 :11-24)

39. Le Messie reviendra pour Israël (11 :25-36)

6. Vivre en tant que disciple de Christ (12 :1-15 :13)

40. La consécration du disciple (12 :1,2)

41. Servir dans le Saint-Esprit (12 :3-8)

42. Relations entre les Chrétiens (12 :9-16)

43. Relations avec toutes les personnes (12 :17-21)

44. Relation avec les autorités (13 :1-7)

45. L'amour chrétien (13 :8-14)

46. Le principe des responsabilités personnelles (14 :1-12)

47. Le principe du bien d'autrui (14 :13-23)

48. Le disciple et l'édification (15 :1-3)

49. Juifs et Gentils unis en Christ (15 :4-13)

7. La conclusion (15 :14-16 :27)

50. Paul serviteur de Christ (15 :14-21)

51. Paul prévoit de visiter Rome (15 :22-33)

52. Mention élogieuse de Phoebe (16 :1,2)

53. Diverses salutations (16 :3-16)

54. Exhortation finale (16 :17-20)

55. Salutations finales (16 :21-24)

56. Doxologie (16 :25-27)

Outline of Romans

L’épître aux Romains

01 – Introduction

 

1. L'auteur :

Il a été massivement admis que l'auteur de l'épître aux Romains est l'apôtre Paul. Dans le passé, certains ont contesté la paternité de Paul, mais ce n'est plus le cas. En Rom. 16 :22, il est écrit : « Je vous salue dans le Seigneur, moi Tertius, qui ai écrit cette lettre. » Il faut comprendre que Tertius, qui était le secrétaire de Paul, a rédigé l'épître que ce dernier lui a dicté. Romains, ainsi que Galates, et 1 & 2 Corinthiens, appartiennent à un groupe appelé « Les quatre épîtres majeurs », qui décrivent la théologie de Paul. J’aurais personnellement inclus Éphésiens dans ce groupe.

 

2. Date et destination :

Il semble que Paul ait écrit cette lettre vers l'an 57 après J.-C., alors qu'il était à Corinthe. Cette lettre était destinée aux croyants en Christ de la ville de Rome. Notez que Paul ne mentionne jamais « à l'église de Rome », mais plutôt « à tous ceux qui sont à Rome ».

 

Cette lettre a été écrite pour les croyants juifs et païens. Personne ne sait comment l'Évangile est arrivé à Rome. Il n'y a aucune mention d'un travail missionnaire à Rome dans le Nouveau Testament. Nous savons que le jour de la Pentecôte, des gens de Rome étaient présents (Actes 2 :10). On peut imaginer qu'ils ont ramené la Bonne Nouvelle chez eux.

 

Il paraît qu'il y avait de nombreuses « églises de maison » à Rome, et cinq d'entre elles sont évoquées (16 :5,10,11,14,15).

 

 

3. Quelques raisons pour lesquelles Paul a écrit Romains :

Dans un effort pour évangéliser la région (15 :24,28), Paul désira visiter l'Espagne. Il espérait voir les frères en passant et, en même temps, espérait être aidé sur son chemin. Cela peut faire référence à une sorte d'aide financière pour qu'il puisse poursuivre la route vers l'Espagne.

 

Il désirait aussi encourager les croyants et leur transmettre des bienfaits spirituels. Avec tant de doctrines écrites dans ce livre, nous voyons que Paul voulait aussi éduquer les croyants romains.

 

4. Le but du Livre de Romains :

Le but de Paul était d'écrire une thèse théologique afin que les disciples du Christ à Rome puissent reposer sur un terrain solide et ne pas être emportés par tant de faux enseignants et prophètes, qui attaquaient déjà la foi chrétienne orthodoxe. Paul parle aussi de questions éthiques; comment les croyants doivent agir et réagir face à des gens qui ne voient pas les choses comme eux.

 

5. Le thème de Romains :

On peut lire et comprendre le thème de Romains dans les versets suivants :

 

Romains 1

16 Car je n'ai point honte de l'Évangile: c'est une puissance de Dieu pour le salut de quiconque croit, du Juif premièrement, puis du Grec,

(LSV)

 

Ici, nous voyons le thème principal. Ne jamais avoir honte de l'Évangile de Jésus-Christ, parce qu'en lui réside la puissance de Dieu, pour vivre une vie juste par la foi en l'œuvre expiatoire de Jésus, le Messie.

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02 – Salutation

 

Romains 1

1 Paul, serviteur de Jésus-Christ, appelé à être apôtre, mis à part pour annoncer l'Évangile de Dieu, -

2 qui avait été promis auparavant de la part de Dieu par ses prophètes dans les saintes Écritures,

3 et qui concerne son Fils (né de la postérité de David, selon la chair,

4 et déclaré Fils de Dieu avec puissance, selon l'Esprit de sainteté, par sa résurrection d'entre les morts), Jésus-Christ notre Seigneur,

5 par qui nous avons reçu la grâce et l'apostolat, pour amener en son nom à l'obéissance de la foi tous les païens,

6 parmi lesquels vous êtes aussi, vous qui avez été appelés par Jésus-Christ, -

7 à tous ceux qui, à Rome, sont bien-aimés de Dieu, appelés à être saints: que la grâce et la paix vous soient données de la part de Dieu notre Père et du Seigneur Jésus-Christ!

(LSG)

 

Cette section commence par le nom de l'auteur, l'apôtre Paul. Cette lettre a eu très peu de débats concernant sa paternité. La grande et écrasante majorité des théologiens ne doute pas que Saul de Tarse en soit l'auteur. Il se dit « serviteur » [DOULOS : quelqu'un qui appartient à un autre, en grec] de Jésus-Christ. La personne à qui Paul appartenait (et tous les autres vrais croyants) était Jésus-Christ, parce que nous avons été rachetés à un grand prix (1 Cor. 6 :20; 7 :23), qui est le sang de Christ à la croix. Si Paul était le « DOULOS » du Christ, cela signifiait que le Christ dirigeait sa vie. Puis-je rappeler à mes lecteurs que s'ils sont vraiment des enfants de Dieu, Jésus doit diriger tous les aspects de leur vie.

 

Paul dit aussi qu'il est « appelé » [KLETOS : être appelé, être convoqué] à être apôtre. Il a été convoqué par Dieu pour une tâche spéciale, et cela devait être fait par un « apôtre » [APOSTOLOS : un envoyé en mission, un messager]. Il était l'un des rares élus envoyés directement par Dieu en mission spéciale. Paul décrit son appel comme étant « mis à part » [APHORIZO : délimiter par des frontières, séparer] pour annoncer l'Évangile de Dieu. Il a été séparé des autres personnes par Dieu. Il allait être différent comme les autres apôtres l'étaient.

 

Il a été mis à part « pour annoncer l'évangile de Dieu ». Paul devait être le porteur de « l'Évangile » [EUAGGELION : bonne nouvelle]. Il a été appelé à proclamer le salut par la foi, dans le sacrifice de Jésus-Christ. Nous pouvons voir que Paul gardait les yeux fixés sur la mission qu'il avait reçue. Il n'a pas dévié, bien que tenté comme nous tous, à vouloir profiter de ce que le monde avait à offrir. Nous connaissons aussi le prix qu'il a dû payer pour persévérer dans sa foi. Rien n'arrêtait Paul, pas même la pensée de la mort s'il persévérait.

 

Cette Bonne Nouvelle n'était pas une invention de l'homme, mais était « l'évangile de Dieu ». Aucune autre bonne nouvelle ne peut lui résister! L'Évangile de Dieu est le SEUL Évangile. Tous les autres sont fabriqués par l'homme et n'ont aucune valeur éternelle. Nous pouvons nous en tenir à la Parole de Dieu, car Jésus a dit dans Jean 17 : 17 : « Sanctifie-les par ta vérité : ta Parole est la vérité. »

2 qui avait été promis auparavant de la part de Dieu par ses prophètes dans les saintes Écritures,

 

 

Paul a déclaré que l'Évangile de Dieu avait été « promis auparavant [PROEPAGGELLO : annoncer d'avance, promis d'avance]. La promesse de Dieu concernant la « Bonne Nouvelle » a été donnée dans le jardin d'Éden juste après qu'Adam et Ève aient péché en mangeant le fruit défendu. La promesse d'un Messie à venir qui vaincra l'ennemi de nos âmes se trouve dans ces versets :

Genèse 3

14 L'Éternel Dieu dit au serpent: Puisque tu as fait cela, tu seras maudit entre tout le bétail et entre tous les animaux des champs, tu marcheras sur ton ventre, et tu mangeras de la poussière tous les jours de ta vie.

15 Je mettrai inimitié entre toi et la femme, entre ta postérité et sa postérité: celle-ci t'écrasera la tête, et tu lui blesseras le talon.

Dieu a parlé aux hommes « par ses prophètes » [PROPHÈTES : un porteur de messages de la volonté divine]. Dans l'Ancien Testament, ces prophètes ont écrit des livres inspirés. Ces livres écrits par les prophètes de Dieu sont maintenant divisés en deux catégories. Les quatre prophètes majeurs (Ésaïe, Jérémie, Daniel et Ézéchiel), ainsi que les douze prophètes mineurs (Jonas, Michée, etc.). Ces hommes ont été inspirés par Dieu pour être des hérauts (messagers), afin de proclamer Son message de façon verbale et manuscrite (Ex. 17 :14; Nom. 5 :23; Deut. 27 :3; Ésaïe 8 :1, etc.). J'aimerais souligner que les soixante-six livres qui composent la Bible ont TOUS été écrits par des prophètes (messagers de Dieu).

3 et qui concerne son Fils (né de la postérité de David, selon la chair,

4 et déclaré Fils de Dieu avec puissance, selon l'Esprit de sainteté, par sa résurrection d'entre les morts), Jésus-Christ notre Seigneur,

 

De quoi parlait l'Évangile de Dieu? C'était : « qui concerne son Fils ». Dieu n'a qu'UN SEUL Fils engendré. Dans les quatre références où l'apôtre Jean parle de Jésus comme fils de Dieu, il mentionne qu'Il est le fils UNIQUE ENGENDRÉ (1 :14,18; 3 :16,18). Par le salut en Jésus-Christ, Dieu a beaucoup de fils et de filles, mais ils sont tous des enfants adoptés (Gal 4 :5; Ép. 1 :5), et non ENGENDRÉS par lui.

 

Ainsi, le message de l'Évangile est entièrement centré sur Jésus, et l'apôtre Paul donnera certains faits saillants le concernant. Le premier est le suivant :

v. 3 … (né de la postérité de David, selon la chair, …

 

Premièrement, Jésus était un descendant du roi David. Le mot « né » signifie [SPERMA : ce qui a été semé, progéniture, descendant]. Nous voyons dans Luc 1 :32, qu'il est déclaré être un descendant du roi David. Les versets suivants déclarent également que Christ était un descendant de David (Matt.1 :1; Actes 13 :22,23; 2 Tim. 2 :8; Apoc. 5 :5; 22 :16). Être un descendant du roi David était l'un des traits du futur Messie. Pour s'asseoir légalement sur le trône de David, il fallait être son descendant. Paul écrit aussi « selon la chair » [SARX : chair, corps]. Une véritable lignée prophétique (2 Sam. 7 :12; Ésaïe 11 :1; Jér. 23 :5) devait être attendue de la venue du Messie. Notez que le terme « selon la chair » ne s'applique jamais à quiconque sauf Christ. Jésus est venu « dans la chair » (1 Pierre 4 :1; 1 Jean 4 :1; 2 Jean 1 :7).

4 et déclaré Fils de Dieu avec puissance, selon l'Esprit de sainteté, par sa résurrection d'entre les morts), Jésus-Christ notre Seigneur,

 

Deuxièmement, Jésus « a été déclaré Fils de Dieu ». Jésus n'est pas seulement connu comme le Fils de David (Matt. 9 :27; 15 :22; 20 :30,31; 21 :9, etc.), mais aussi « déclaré » [HORIZO : marquer, nommer, décréter, ordonner] Fils de Dieu. Nous savons que Dieu le Père a déclaré que Jésus était Son fils (Matt. 3 :17; 17 :5), mais dans notre verset, c'est par la « puissance » [DUNAMIS : puissance miraculeuse, puissance, force] selon le Saint-Esprit. Mais, qu'est-ce que le Saint-Esprit a fait pour établir une telle déclaration? Paul écrit : « par sa résurrection d'entre les morts ». Lorsque nous lisons tout le Nouveau Testament, nous pouvons voir que le Père a ressuscité Jésus (Galates 1 :1), le Saint-Esprit l'a ressuscité des morts (1 Pierre 3 :18) et Jésus est ressuscité des morts (Jean 2 :19; 10 :18). Jésus a été ressuscité des morts comme Il l'avait prophétisé, et cela devait être la preuve évidente qu'Il était le Messie.

5 par qui nous avons reçu la grâce et l'apostolat, pour amener en son nom à l'obéissance de la foi tous les païens,

 

Troisièmement, par Jésus, « nous avons reçu la grâce et l'apostolat ». Non pas, nous recevrons, mais nous « avons reçu » [LAMBANO : prendre, recevoir, saisir]. Nous sommes les bénéficiaires de la grâce de Dieu (1 Cor. 1 :3,4; 16 :23, etc.). Le verset de « grâce » le plus célèbre se trouve probablement dans Éphésiens 2 :8 : « Car c'est par la grâce que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi. Et cela ne vient pas de vous, c'est le don de Dieu. » Quant à l'apostolat [APOSTOLE : il appartient à un groupe très restreint d'hommes], que la Bible appelle les apôtres, Paul avait reçu cette grâce, et nous non.

v.5 … pour amener en son nom à l'obéissance de la foi tous les païens,

 

Un quatrième point fort concernant Jésus est que le mandat apostolique que Paul avait reçu n'était pas seulement de répandre la Bonne Nouvelle de Jésus, mais aussi d'amener les vrais croyants à « l'obéissance de la foi ». Cela fait écho aux dernières paroles de Jésus avant qu'Il ne soit amené au ciel lorsqu'Il a dit :

Matthieu 28

18 Jésus, s'étant approché, leur parla ainsi: Tout pouvoir m'a été donné dans le ciel et sur la terre.

19 Allez, faites de toutes les nations des disciples, les baptisant au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit,

20 et enseignez-leur à observer tout ce que je vous ai prescrit. Et voici, je suis avec vous tous les jours, jusqu'à la fin du monde.

 

Non seulement le Messie est venu pour sauver, mais aussi pour que Ses disciples le suivent et marchent dans la lumière avec lui.

 

Cette Bonne Nouvelle était pour « tous les païens ». C'était difficile pour beaucoup de Juifs de l'époque de Paul. Le salut est accessible à TOUTES les nations, pas seulement aux Juifs, comme beaucoup le croyaient.

6 parmi lesquels vous êtes aussi, vous qui avez été appelés par Jésus-Christ,

 

Paul se tourne vers les croyants de Rome et les encourage en disant, qu’ils (comme lui) étaient aussi « appelés » [KLETOS : appelé, invité, convoqué] par Jésus-Christ. Ils avaient reçu un appel céleste, se sont repentis de leurs péchés et ont demandé à Jésus de devenir leur Sauveur. Ils appartenaient maintenant à Jésus par leur appel.

7 à tous ceux qui, à Rome, sont bien-aimés de Dieu, appelés à être saints: que la grâce et la paix vous soient données de la part de Dieu notre Père et du Seigneur Jésus-Christ!

 

Remarquez que Paul ne dit pas « à l'église de Rome » comme il le fait avec les Corinthiens, Galates et autres. Il dit simplement : « à tous ceux qui, à Rome ». Nous comprenons qu'il écrit aux disciples du Christ à Rome. Il y a des choses qu'il mentionne à leur sujet, et qui sont encourageantes.

 

Premièrement, ils « sont bien-aimés » [AGAPETOS : bien-aimé de Dieu. Il n'y a pas de plus grande faveur que d'être aimé de Dieu. Dieu a démontré Son amour pour nous de cette manière en envoyant Son fils unique pour porter Sa colère à notre place (Jean 3 :16; Rom. 5 :8). Rien n'est plus grand que cela.

 

Deuxièmement, comme on a vu un peu plus haut, ils sont « appelés » (KLETOS : appelé, invité, convoqué) à être saints par Dieu. Notre vocation ou destination finale, si vous préférez, est d'être un « saint » [HAGIOS : sacré, saint, mis à part] pour Dieu. Nous avons vu aussi qu'aucun amour n'est plus grand que cela. Maintenant, nous pouvons observer que les croyants ont également reçu l'appel ultime dans la vie - devenir saints comme Dieu est saint (1 Pierre 1 :15,16).

 

Troisièmement, cette bénédiction : « que la grâce et la paix vous soient données ». Paul s'attendait à ce que la faveur de Dieu soit sur eux. Nous trouvons d'abord la « grâce ». Cela découle du trône de Dieu vers Ses enfants. C'est pourquoi l'auteur de l’épître aux Hébreux nous invite à venir hardiment au trône de la grâce pour trouver miséricorde (Héb. 4 :16). Je crois que la grâce couvre tous les aspects de notre relation avec le Seigneur Dieu. Tout est par Sa grâce.

 

Ensuite, vient la « paix ». C'était l'un des principaux objets du sacrifice du Christ à savoir : obtenir la paix entre le Père et les pécheurs que nous sommes. Dans Ésaïe 53, voici ce qui est écrit concernant le Messie :

Ésaïe 53

5 Mais il était blessé pour nos péchés, Brisé pour nos iniquités; Le châtiment qui nous donne la paix est tombé sur lui, Et c'est par ses meurtrissures que nous sommes guéris.

 

L'apôtre Paul, lorsqu'il écrivit aux Éphésiens, dit ceci au sujet de Christ :

 

Éphésiens 2

14 Car il est notre paix, lui qui des deux n'en a fait qu'un, et qui a renversé le mur de séparation,

 

Continuons avec notre texte.

v.7 … de la part de Dieu notre Père et du Seigneur Jésus-Christ!

 

Paul termine cette section en indiquant qui est le pourvoyeur de toutes les bénédictions que les croyants de Rome ont reçues. C'était Dieu, mais notez que Paul écrit « NOTRE Père ». Une relation paternelle s'était établie. Dieu est NOTRE PÈRE et nous sommes SES ENFANTS. Il a également été donné par le « Seigneur Jésus-Christ ». Nous sommes à lui par Sa Seigneurie sur nous. Le Père et le Fils pourvoient à tout ce que Paul a écrit.

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02-Romans 1:1-7 Salutaton
01- Introduction

L’épître aux Romains

03 – Le désir de Paul de voir les Romains

 

Romains 1

8 Je rends d'abord grâces à mon Dieu par Jésus-Christ, au sujet de vous tous, de ce que votre foi est renommée dans le monde entier.

9 Dieu, que je sers en mon esprit dans l'Évangile de son Fils, m'est témoin que je fais sans cesse mention de vous,

10 demandant continuellement dans mes prières d'avoir enfin, par sa volonté, le bonheur d'aller vers vous.

11 Car je désire vous voir, pour vous communiquer quelque don spirituel, afin que vous soyez affermis,

12 ou plutôt, afin que nous soyons encouragés ensemble au milieu de vous par la foi qui nous est commune, à vous et à moi.

13 Je ne veux pas vous laisser ignorer, frères, que j'ai souvent formé le projet d'aller vous voir, afin de recueillir quelque fruit parmi vous, comme parmi les autres nations; mais j'en ai été empêché jusqu'ici.

14 Je me dois aux Grecs et aux barbares, aux savants et aux ignorants.

15 Ainsi j'ai un vif désir de vous annoncer aussi l'Évangile, à vous qui êtes à Rome.

(LSG)

 

Dans cette section, nous verrons l'apôtre Paul ouvrir son cœur et manifester son amour profond pour les croyants romains et aussi son désir de venir les voir.

 

8 Je rends d'abord grâces à mon Dieu par Jésus-Christ, au sujet de vous tous, de ce que votre foi est renommée dans le monde entier.

 

Il y a un dicton qui dit : « l'essentiel a priorité sur toute chose », et c'est ce que Paul fait. Il place Dieu au-dessus de tout. Il commence par écrire : « je rends d’abord grâces à mon Dieu ». Dans sa vie, Dieu était le premier, et il devrait en être de même pour tous les vrais croyants. Il place Dieu avant ses frères et sœurs en Christ, car sans Dieu, il n'y aurait pas de quoi être reconnaissant. Le mot « grâces » signifie [EUCHARISTEO  être reconnaissant, exprimer sa gratitude]. Pratiquer la gratitude et la reconnaissance envers le Seigneur manifeste le contenu de nos cœurs. Nous voyons que le cœur de Paul était rempli de gratitude, et le nôtre devrait l'être aussi.

 

Sa gratitude est « par Jésus-Christ ». Si ce n'était pas pour Christ et Son sacrifice, il n'y aurait aucune gratitude à exprimer, car Paul serait encore dans les ténèbres spirituelles. Puissions-nous garder le Christ dans nos cœurs et dans nos pensées. Qu'Il soit le trésor que nous trouvons dans un champ et que nous vendions tout pour acheter ce lopin de terre (Matt. 13 :44).

 

v.8 … au sujet de vous tous, de ce que votre foi est renommée dans le monde entier.

 

Paul était reconnaissant : pour « vous tous ». Il appréciait TOUS les frères et sœurs dans la foi. Aux yeux de Paul, il n'y avait pas de personnes spéciales, qu'il aimait plus que d'autres. Son cœur était ouvert à tous ceux qui se disaient disciples du Christ. Cela doit résonner dans nos cœurs : s'aimer comme le Christ nous a aimés. N'est-ce pas la preuve que nous appartenons à Christ et que nous avons été renouvelés dans nos esprits?

 

Jean 13

35 A ceci tous connaîtront que vous êtes mes disciples, si vous avez de l'amour les uns pour les autres.

 

Paul continue et déclare pour quelle raison il remercie Dieu pour eux : « de ce que votre foi est renommée dans le monde entier ». C'est leur « foi » [PISTIS : persuasion, croyance, conviction morale] qui s'est démarquée. Leur foi était « renommée dans le monde entier ». Puis-je vous rappeler que la foi dans le Nazaréen n'était pas la bienvenue à Rome. Les disciples du Christ ont été décrits comme étant des cannibales, parce qu'on croyait que dans leurs célébrations, ils mangeaient "de la chair et du sang" (qui était la Table du Seigneur). Toutes sortes d'histoires ont été racontées à leur sujet. Ils étaient ennemis de Rome, parce qu'ils proclamaient qu'ils avaient un autre roi - non pas César, mais le Christ. Cela en a fait des hors-la-loi et des ennemis. Pourtant, ils ont proclamé leur foi « dans le monde entier ». Il faut noter que le « monde » [KOSMOS], dont parle Paul, est le monde connu de son époque. Puisque Rome était le centre de l'Empire romain, il était naturel que leur foi voyage partout.

9 Dieu, que je sers en mon esprit dans l'Évangile de son Fils, m'est témoin que je fais sans cesse mention de vous,

10 demandant continuellement dans mes prières d'avoir enfin, par sa volonté, le bonheur d'aller vers vous.

 

Ici, Paul invoque Dieu [THEOS : le Dieu suprême, créateur et le soutien de toutes choses]. Il dit d'abord : « que je sers en mon esprit dans l'évangile de son Fils ». Ceci décrit le but de la vie de Paul. Il écrit : « je sers » [LATREUO : un serviteur, engagé pour servir]. Sa vie était une vie de service. Sa devise aurait pu être : "Où et quand le Seigneur le voudra". Bien-aimés en Christ, nos cœurs ne devraient-ils pas posséder la même profonde passion? Paul a servi Dieu : « en mon esprit ». Tout son travail, sa persévérance et ses œuvres n'ont pas été faits dans la chair (avec sa propre force), mais « en mon esprit ». Nous pourrions dire que l'une des clés du succès spirituel de Paul était qu'il suivait la direction du Saint-Esprit. Jésus a dit que les croyants adoreront Dieu "en esprit et en vérité" (Jean 4 :23,24), et c'est exactement ce que Paul faisait.

 

Paul était au service de « l'évangile » [EUAGGELION : un bon message, l'évangile] e son Fils. Il n'était au service de personne ni de rien d'autre. Beaucoup trop de gens divisent leur vie en plusieurs facettes et ont trop d'objectifs. Pour cette raison, nous échouons souvent, ou ne sommes au mieux que médiocres. Paul a fixé ses yeux sur sa vocation et y a mis toute son énergie. Il savait que Dieu était le grand rémunérateur (Héb. 11 :6) et qu'Il prendrait soin de lui. Puissions-nous aussi être totalement dévoués à l'évangile de Jésus-Christ.

 

Paul a appelé Dieu à être son « témoin » [MARTUS : un témoin, un martyr]. Il faut être très prudent lorsqu'on demande à Dieu d'être Son témoin. Si la personne ment, elle implique que Dieu est d'accord avec son mensonge, et ce serait blasphématoire. Jésus a dit :

 

Matthieu 5

37 Que votre parole soit oui, oui, non, non; ce qu'on y ajoute vient du malin.

 

Paul a appelé Dieu à être son témoin pour deux aspects dans sa relation avec les croyants romains. Le premier est : « je fais sans cesse mention de vous ». En d'autres termes, les frères romains étaient toujours dans son esprit et dans son cœur. Il y a un dicton qui dit : "Loin des yeux, loin du cœur", mais ce n'était pas le cas de Paul. Paul a écrit cette lettre alors qu'il était à Corinthe; sur les routes d'aujourd'hui, il était à environ 1 200 km de Rome et pourtant, les croyants lui tenaient à cœur. Que la distance qui nous sépare des autres croyants ne nous empêche pas de nous souvenir d'eux.

 

10 demandant continuellement dans mes prières d'avoir enfin, par sa volonté, le bonheur d'aller vers vous.

 

Paul les avait non seulement dans ses pensées, mais aussi dans ses prières : « demandant continuellement » [MNEIA : souvenir, mention, commémoration]. Parce qu'ils étaient dans son esprit, il les évoquait automatiquement dans ses prières. Trop souvent, des gens échappent à mes pensées et j'oublie de prier pour eux. Le deuxième aspect est :

 

v.10 … par sa volonté, le bonheur d'aller vers vous.

 

Paul demande à Dieu d'être son témoin, non seulement parce qu'il les a dans son cœur et qu'il prie pour eux, mais parce qu'il a le désir de venir enfin les voir. Veuillez noter qu'il écrit « par sa volonté ». Paul place son désir aux pieds du Seigneur, et attend que le Seigneur permette à son désir de se réaliser. Ceci est très important, car il arrive souvent que les croyants mélangent LEURS désirs avec le désir du SEIGNEUR pour eux. Combien de fois ai-je vu des chrétiens dire qu'ils avaient un projet ou un ministère - quelque chose qu'ils savaient venir du Seigneur, et qui échoue lamentablement ou ne voit jamais le jour? Il faut être à l'écoute de l'Esprit.

 

Un exemple de cela est lorsque le Saint-Esprit a réellement EMPÊCHÉ Paul d'aller en Asie et en Bithynie, parce qu'il voulait qu'il aille en Macédoine (Actes 16 :6-10). Paul avait de bonnes intentions en voulant évangéliser l'Asie et la Bithynie, et s'il n'avait pas écouté l'Esprit Saint, il serait allé contre la volonté de Dieu. Alors, Paul attend la « volonté » [THELEMA : une détermination, un choix, un désir] de Dieu. Puissions-nous aussi attendre la volonté du Seigneur dans nos vies avant d'aller de l'avant.

 

11 Car je désire vous voir, pour vous communiquer quelque don spirituel, afin que vous soyez affermis,

12 ou plutôt, afin que nous soyons encouragés ensemble au milieu de vous par la foi qui nous est commune, à vous et à moi.

 

Le mot « désire » n'est pas aussi fort qu'il l'est dans le grec [EPIPOTHEO : avoir soif de désirer intensément, sincèrement]. En d'autres termes, Paul voulait vraiment, vraiment aller voir les croyants en Christ à Rome, mais pourquoi?

 

Tout d'abord : pour vous « communiquer » [METADIDOMI : donner, partager, transmettre] quelque don spirituel. Il voulait aller à Rome non pas pour recevoir, mais pour donner ou partager avec les Romains. Dieu est le plus grand donneur (Jean 3 :16; Rom. 5 :8) et il devrait en être de même pour Ses enfants. Il voulait leur donner « quelque don spirituel » [CHARISMA : une gratuité divine, un don spirituel, ou faculté miraculeuse] - Nous ne savons pas exactement ce que Paul voulait dire par là, mais nous savons que cela n'avait rien à voir avec quelque chose de charnel ou de terrestre. C'était peut-être le désir de Paul d'imposer les mains à certaines personnes, afin qu'elles puissent recevoir un don ou une capacité spirituelle.

 

v.11 … afin que vous soyez affermis,

 

Ce serait la première raison pour laquelle Paul voulait transmettre un don spirituel. Tous les dons spirituels sont donnés au profit de l'église, et non pour l’individu qui les reçoit. Ici, ils seraient donnés : « afin que vous soyez affermis » [STERIZO : affermir, confirmer, fixer, établir]. Paul voulait que les frères soient forts dans le Seigneur, et il savait qu'ils avaient besoin de l'aide du Saint-Esprit et des dons qu'Il accorde.

 

12 ou plutôt, afin que nous soyons encouragés ensemble au milieu de vous par la foi qui nous est commune, à vous et à moi.

 

Veuillez noter que les mots « encouragées ensemble » [SUMPARAKALEO : consoler ensemble]. Ces dons spirituels n'étaient pas seulement donnés pour l'édification des croyants, mais aussi pour leur consolation. En d'autres termes, il leur a été donné pour leur faire du "bien". Pas pour leur gloire ou leur réputation, mais pour le soutien des autres dans leur pèlerinage. Cet encouragement a été vécu ou s'est transmis à travers « la foi qui nous est commune ». Paul encourage les Romains à comprendre que leur foi est la clé de l'encouragement mutuel et de la vie spirituelle en général. Nous savons qu'il n'y a qu', "une seule foi" (Ép. 4 :5). L'objet de la foi de Paul était le même que celui des croyants romains. La seule question est : quel est l’objet de votre foi dans ce que la Bible nous enseigne?

 

13 Je ne veux pas vous laisser ignorer, frères, que j'ai souvent formé le projet d'aller vous voir, afin de recueillir quelque fruit parmi vous, comme parmi les autres nations; mais j'en ai été empêché jusqu'ici.

14 Je me dois aux Grecs et aux barbares, aux savants et aux ignorants.

15 Ainsi j'ai un vif désir de vous annoncer aussi l'Évangile, à vous qui êtes à Rome.

 

Il y avait beaucoup de choses que Paul voulait que les croyants sachent, et celle-ci en était une. Il ne veut pas qu'ils soient « ignorants » [AGNOEO : ne pas savoir par manque d'information]. Ce que Paul voulait qu'ils sachent : j'ai souvent « formé » [PROTHÈSE : placer devant, viser, exposer] le projet d'aller vous voir, afin de recueillir quelque fruit parmi vous, comme parmi les autres nations; mais j'en ai été empêché jusqu'ici. Il semble donc que Paul ait voulu ou ait prévu, plusieurs fois auparavant : « d’aller vous voir ». Le désir était là, alors pourquoi Paul ne l'a‑t‑il pas fait? Il écrit : « mais j'en ai été empêché jusqu'ici ». Des choses se sont passées, des choses qui étaient hors de son contrôle, qui l'ont empêché de se rendre à Rome. Nous ne savons pas si l'opposition venait de l'homme, des mauvais esprits ou du Saint-Esprit. Mais, quelque chose ou quelqu'un a interféré avec les plans de Paul; peut-être simplement les désirs de Paul, et non ceux du Seigneur!

 

v. 13 … afin de recueillir quelque fruit parmi vous, comme parmi les autres nations;

 

Il voulait non seulement donner aux Romains, comme nous l'avons vu au verset onze, mais il espérait aussi : recueillir quelque « fruit » [KARPOS : fruit, au sens littéral ou figuré] parmi vous. Puisque Paul voulait se rendre en Espagne, cela pourrait laisser entendre qu'il espérait un soutien financier pour son voyage missionnaire. Nous savons, comme il l'écrit, que certaines églises parmi les Gentils l'ont aidé en cours de route. Il est normal que les frères soutiennent, d'une manière ou d'une autre, ceux qui laissent tout derrière eux pour prêcher l'évangile; Dieu bénit ceux qui le font (Ésaïe 52 :7; Rom. 10 :15).

 

14 Je me dois aux Grecs et aux barbares, aux savants et aux ignorants.

 

Paul décrit sa vocation et il dit : « Je me dois » [OPHEILETES : un débiteur, obligé]. Il était redevable au Seigneur Dieu, parce qu'Il l'avait envoyé pour être un messager de la Bonne Nouvelle. Mais, il était aussi le débiteur de quatre groupes de personnes différentes (ce qui enveloppe tout le monde).

 

Tout d'abord, nous voyons les « Grecs » [HELLEN : une personne de langue grecque, un non-juif, un Gentil]. Puisque Rome était une ville cosmopolite, Paul explique qu'il ne devait pas seulement évangéliser un certain groupe de personnes, mais tous les non-juifs. Cela aurait pu frustrer certains croyants juifs (comme cela avait été le cas dans le passé), mais c'était la vérité; l'Évangile était pour tout le monde (Actes 1 :8).

 

Deuxièmement, nous voyons les « barbares » [BARBAROS : un étranger, un barbare]. Il était tenu non seulement envers ceux qui étaient proches, mais aussi envers ceux qui étaient loin. Nous pouvons voir qu'il l'a fait à travers ses nombreux voyages missionnaires. La distance n'a pas empêché Paul de répandre l'Évangile.

 

Troisièmement, nous voyons qu'il était obligé aux « savants » [SOPHOS : sage au sens général]. Puisque Paul savait que sa mission était mondiale, il savait qu'il rencontrerait des gens de grande connaissance ou nobles. Il n'a pas hésité à le faire, même s'il se sentait parfois insuffisant (1 Cor. 2 :1; 2 Cor. 10 :10, 11 :6). Puissions-nous ne jamais hésiter à évangéliser, simplement parce que ceux qui se tiennent devant nous semblent plus sages et plus intelligents.

 

Le quatrième groupe est celui des « ignorants » [ANOETOS : inintelligent, insensé]. Ce serait le contraire de « savants ». Paul ne considérait pas le manque d'intelligence comme un signe qu'il pouvait renoncer à son devoir d'évangéliser. Bien au contraire, nous voyons que Dieu utilise des insensés pour confondre les sages (1 Cor. 1 :18-31). Le message de salut de Dieu s'adresse à tous, y compris à ceux qui sont moins intelligents que vous.

 

15 Ainsi j'ai un vif désir de vous annoncer aussi l'Évangile, à vous qui êtes à Rome.

 

Paul termine en disant : « j’ai un vif désir » [PROTHUMOS : en avant en esprit, prêt, disposé]. Qu'ils soient grecs, barbares, sages ou ignorants, Paul était prêt à les évangéliser. Nous voyons aussi qu'il était prêt à prêcher et à encourager ceux qui étaient déjà sauvés par la grâce de Dieu. C'était une situation gagnant-gagnant. Où qu'il soit et avec qui il soit, il y avait toujours un public pour entendre la "Bonne Nouvelle"; même à Rome, capitale du monde à cette époque!

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03- Romans 1:8-15

L’épître aux Romains

04 – Le thème

 

Romains 1

16 Car je n'ai point honte de l'Évangile: c'est une puissance de Dieu pour le salut de quiconque croit, du Juif premièrement, puis du Grec,

17 parce qu'en lui est révélée la justice de Dieu par la foi et pour la foi, selon qu'il est écrit: Le juste vivra par la foi.

(LSG)

 

Nous pourrions également appeler cette section : "La puissance de l'évangile vivant". Ces deux versets devraient résider dans le cœur de chaque vrai croyant. Il peut y avoir différentes raisons pour lesquelles les disciples du Christ sont souvent l'ombre de ce qu'ils devraient être. Je crois que le verset seize est l'une des principales raisons.

 

16 Car je n'ai point honte de l'Évangile: c'est une puissance de Dieu pour le salut de quiconque croit, du Juif premièrement, puis du Grec,

 

Paul déclare qu'il n'a « point honte » [DEREK : une façon de vivre, un mode d'action, pas de honte]. Toute sa vie reflétait cette vérité. Pas une seule fois, nous ne voyons que, de quelque manière que ce soit, Paul hésitait à être un témoin de la grâce de Dieu en Jésus-Christ. Partout où il allait, en toutes circonstances, Paul se tenait comme un phare brillant de lumière dans la redoutable nuit spirituelle de l'Empire romain. Un exemple de Paul n'ayant pas honte du témoignage de Christ et de ses conséquences peut être lu dans la deuxième lettre de Paul aux Corinthiens :

 

2 Corinthiens 11

23 Sont-ils ministres de Christ? -Je parle en homme qui extravague. -Je le suis plus encore: par les travaux, bien plus; par les coups, bien plus; par les emprisonnements, bien plus. Souvent en danger de mort,

24 cinq fois j'ai reçu des Juifs quarante coups moins un,

25 trois fois j'ai été battu de verges, une fois j'ai été lapidé, trois fois j'ai fait naufrage, j'ai passé un jour et une nuit dans l'abîme.

26 Fréquemment en voyage, j'ai été en péril sur les fleuves, en péril de la part des brigands, en péril de la part de ceux de ma nation, en péril de la part des païens, en péril dans les villes, en péril dans les déserts, en péril sur la mer, en péril parmi les faux frères.

27 J'ai été dans le travail et dans la peine, exposé à de nombreuses veilles, à la faim et à la soif, à des jeûnes multipliés, au froid et à la nudité.

28 Et, sans parler d'autres choses, je suis assiégé chaque jour par les soucis que me donnent toutes les Églises.

29 Qui est faible, que je ne sois faible? Qui vient à tomber, que je ne brûle?

30 S'il faut se glorifier, c'est de ma faiblesse que je me glorifierai!

31 Dieu, qui est le Père du Seigneur Jésus, et qui est béni éternellement, sait que je ne mens point!...

32 A Damas, le gouverneur du roi Arétas faisait garder la ville des Damascéniens, pour se saisir de moi;

33 mais on me descendit par une fenêtre, dans une corbeille, le long de la muraille, et j'échappai de leurs mains.

 

Paul a continué à recevoir la puissance du Saint-Esprit — rien ne pouvait l'arrêter. Il est resté vrai jusqu'à la toute fin, il n'avait définitivement « point honte ». Maintenant, de quoi Paul n'avait-il pas honte? Était-ce sa nationalité ou son éducation? Nous savons très peu de choses sur Paul et son parcours. C'était un citoyen romain (Actes 22 :28), né à Tarse, de Cilicie (Actes 22 :3). Il était aussi un pharisien (Actes 23 :6) et avait une sœur (Actes 23 :16) qui n'est pas nommée. Mis à part quelques autres indices, on sait très peu de choses à son sujet. Mais, ce qui est connu et ressort comme une flamme dans la nuit, c'est qu'il n'avait définitivement pas honte de son Seigneur et Sauveur. Il dit : Je n'ai point honte de « l'évangile » [EUAGGELION : un bon message, l'évangile]. Paul n'avait pas honte de Jésus-Christ et du message qui se trouve en lui : le salut par la foi en Son œuvre rédemptrice.

 

v.16 … c'est une puissance de Dieu pour le salut de quiconque croit, du Juif premièrement, puis du Grec

 

C'est un autre point extrêmement important que le monde chrétien doit comprendre et croire profondément. Où est la « puissance »? Est-ce en nombre? – les grandes églises sont meilleures. Est-ce dans les programmes de l'église? - toujours quelque chose pour quelqu'un. Est-ce dans les budgets et les revenus? - nous pouvons faire tant de choses. Est-ce dans un grand bâtiment d’église? - quel témoignage pour la communauté! Ce n'est pas ce que dit Paul! Le Saint-Esprit l'a inspiré à écrire que la « puissance » [DUNAMIS : force, puissance miraculeuse ou puissance] est dans « l'évangile ».

 

Dieu a placé Sa puissance et Sa force dans l'histoire de l'Évangile. Si vous voulez que les gens soient sauvés, le moyen le plus puissant de les y amener est de répandre l'Évangile. Tout le reste, c'est bien, mais ça ne sauve jamais personne! Alors, à quel point est-il important pour nous de « ne point avoir honte de l'Évangile »? C'est crucial, absolument essentiel - car personne ne peut être sauvé qu'en entendant et en recevant la Bonne Nouvelle de l'Évangile. L'église primitive croyait cela et répandait l'Évangile partout où elle allait (Actes 8 :25; 14 :7,21; 15 :7; 16 :10; 20 :24, etc.)

 

L'Évangile est donné pour que l'humanité obtienne le « salut » [SOTERIA : secourir, sauver, délivrer]. Le salut de quoi, pourrait-on se demander? Le salut du jugement dernier à venir. Il viendra un temps où le Seigneur Dieu amènera en jugement tous ceux qui n'ont pas reçu Christ comme leur Sauveur. Chaque pensée, parole et action sera comparée au saint standard de vie de Dieu. La condamnation sera donnée à quiconque enfreint un seul aspect de la Loi de Dieu. Comme nous le verrons, Paul l'expliquera en détail plus loin dans sa lettre. Un exemple de ce jugement à venir est expliqué par Jésus dans Matt. 25 :31-46. Si vous êtes un disciple du Christ, c'est votre devoir sacré d'annoncer aux autres la "Bonne Nouvelle" qui ne se trouve qu'en Jésus‑Christ.

 

Veuillez noter que cet Évangile est pour « quiconque croit ». L'Évangile n'est pas limité à une certaine race ou nationalité. C'est pour tout le monde, et cela a certainement été et est toujours une pierre d'achoppement pour tant de Juifs. Ils ont eu du mal à accepter que le pardon soit aussi pour les non‑juifs. Ils se sont appropriés YAHWEH comme LEUR Dieu, et toutes les autres personnes ont été exclues. Pourtant, dès le début de la nation juive, Dieu a dit à Abraham que de sa semence viendrait un sauveur pour TOUTES LES NATIONS (Gen. 18 :18; 22 :18) et l’a dit aussi à Isaac (Gen. 26 :1-5). Le plan de Dieu était d'apporter le salut à toutes les nations à travers Son peuple élu, les Juifs.

 

S'il vous plaît, ne vous abstenez pas d'évangéliser simplement parce que la personne en face de vous n'est pas "comme" vous, de la même langue, nationalité ou religion. Le salut à la croix est également disponible pour elle.

 

v.16 … du Juif premièrement, puis du Grec

 

Il est naturel que Paul écrive « du Juif premièrement », puisque les Juifs avaient d'abord reçu le message béni du pardon par la foi dans le Messie. Ils ont été mis à part pour le service de Dieu, du don de la Loi et des ordonnances, en particulier à partir du temps de Moïse. Mais, ils n'étaient pas les seuls aux yeux du Seigneur à recevoir le salut; Sa promesse avait été donnée, et Abraham devait être une bénédiction pour toutes les nations. Le terme « grec » signifiant [HELLEN : une personne de langue grecque, un non‑juif].

 

17 parce qu'en lui est révélée la justice de Dieu par la foi et pour la foi, selon qu'il est écrit: Le juste vivra par la foi.

 

La première partie du thème de Romains est qu'un disciple du Christ ne devrait jamais avoir honte de l'Évangile. Le deuxième aspect du thème est maintenant donné par Paul. Il parle de la « justice de Dieu ». Dans l'esprit de Paul, la « justice » [DIKAIOSUNE : équité, justification] est au centre même de l'Évangile. Il expliquera comment l'homme peut devenir "juste" avec Dieu. N'est-ce pas là tout l'objet de la religion - comment devenir un avec Dieu?

 

Remarquez que Paul ne parle pas de "la justice de l'homme" (car nous n'en avons pas, Rom. 3 :23), mais plutôt de « la justice de Dieu ». Dieu a pris l'initiative non seulement de manifester, mais aussi d'offrir la justice à tous ceux qui croiraient. Ce que nous croyons être "notre justice" ne compte JAMAIS aux yeux du Seigneur, car nous manquons de sainteté et nos mains sont souillées par le péché.

 

Ainsi, la justice de Dieu est « révélée » [APOKALUPTO : dévoiler, révéler]. En d'autres termes, Dieu manifeste Sa justice. La façon dont l'humanité peut être juste avec Dieu est par la « foi » [PISTIS : la croyance, la conviction morale, l'assurance]. Avoir foi en l'Évangile est la justice de Dieu. Croire au message de l'Évangile est le seul moyen d'obtenir le pardon et la paix avec Dieu. Cela sera expliqué plus en détail alors que nous continuons avec le livre de Romains.

 

v.17 … selon qu'il est écrit

 

Le mot « selon » signifie [KATHOS : tout comme, selon, comme]. Je trouve cela très important, parce que Paul fonde toute sa théologie sur la justice de Dieu, sur ce qui a déjà été écrit (pour nous, nous l'appellerions l'Ancien Testament). Il s’appuie sur la Parole de Dieu et l'enseigne aux croyants de Rome. Ne croyez jamais que ce qui est important pour les disciples du Christ ne se trouve que dans le Nouveau Testament. Ce serait une grave erreur. Toute la Parole de Dieu est également importante, comme nous le voyons dans une lettre que Paul a écrite à Timothée :

 

2 Timothée 3

16 Toute Écriture est inspirée de Dieu, et utile pour enseigner, pour convaincre, pour corriger, pour instruire dans la justice,

17 afin que l'homme de Dieu soit accompli et propre à toute bonne oeuvre.

 

Paul termine cette section avec un verset qui se trouve également dans l'Ancien Testament :

 

v.17 … Le juste vivra par la foi.

 

Ce thème est écrit, d'une manière ou d'une autre, plus de trente fois dans les Saintes Écritures. Celui auquel Paul fait référence au verset dix-sept est probablement le suivant :

 

Habacuc 2

4 Voici, son âme s'est enflée, elle n'est pas droite en lui; Mais le juste vivra par sa foi.

 

Ainsi, la justice ou être juste devant Dieu se fait par la « foi » [PISTIS : persuasion, conviction morale, assurance] en l’Évangile – c’est ainsi que la personne « vivra ». Sa vie reflétera automatiquement la foi salvatrice qu'elle a en elle. Les fruits de sa foi seront évidents pour tous. Jésus l'a dit ainsi :

 

Jean 15

4 Demeurez en moi, et je demeurerai en vous. Comme le sarment ne peut de lui-même porter du fruit, s'il ne demeure attaché au cep, ainsi vous ne le pouvez non plus, si vous ne demeurez en moi.

5 Je suis le cep, vous êtes les sarments. Celui qui demeure en moi et en qui je demeure porte beaucoup de fruit, car sans moi vous ne pouvez rien faire.

6 Si quelqu'un ne demeure pas en moi, il est jeté dehors, comme le sarment, et il sèche; puis on ramasse les sarments, on les jette au feu, et ils brûlent.

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04- Romans 1:16, 17 Theme

L’épître aux Romains

05 – La manifestation de la colère de Dieu

 

Romains 1

18 La colère de Dieu se révèle du ciel contre toute impiété et toute injustice des hommes qui retiennent injustement la vérité captive,

19 car ce qu'on peut connaître de Dieu est manifeste pour eux, Dieu le leur ayant fait connaître.

20 En effet, les perfections invisibles de Dieu, sa puissance éternelle et sa divinité, se voient comme à l'oeil, depuis la création du monde, quand on les considère dans ses ouvrages. Ils sont donc inexcusables,

21 puisque ayant connu Dieu, ils ne l'ont point glorifié comme Dieu, et ne lui ont point rendu grâces; mais ils se sont égarés dans leurs pensées, et leur coeur sans intelligence a été plongé dans les ténèbres.

22 Se vantant d'être sages, ils sont devenus fous;

23 et ils ont changé la gloire du Dieu incorruptible en images représentant l'homme corruptible, des oiseaux, des quadrupèdes, et des reptiles.

24 C'est pourquoi Dieu les a livrés à l'impureté, selon les convoitises de leurs coeurs; en sorte qu'ils déshonorent eux-mêmes leurs propres corps;

25 eux qui ont changé la vérité de Dieu en mensonge, et qui ont adoré et servi la créature au lieu du Créateur, qui est béni éternellement. Amen!

(LSG)

 

Parce que la salutation et le thème de Paul sont maintenant connus, il commence ce qui semble être le plus grand exposé théologique jamais donné à l'humanité. Avant de commencer, je voudrais dire que je ne me sens pas capable d'explorer toutes les nuances et subtilités de cette épître, loin de là. Par la grâce de Dieu, je vais essayer de faire connaître d'une manière simple ce que Paul écrit. Tous mes commentaires sont destinés à être lus simplement et compris par tous, pour l'édification de tous ceux qui les lisent.

 

18 La colère de Dieu se révèle du ciel contre toute impiété et toute injustice des hommes qui retiennent injustement la vérité captive,

 

Paul commencera par expliquer que toute l'humanité est coupable devant Dieu. C'est essentiel, car si l'humanité ne comprend pas qu'elle est coupable devant Dieu, elle ne cherchera pas le Messie. Paul parle de « la colère » [ORGE : passion violente, colère, vengeance, châtiment] et dit que Dieu manifeste sa colère contre l'humanité pécheresse dans le présent (comme avec Sodome et Gomorrhe), et dans le futur (avec le jugement final). Personne ne pourra échapper à la colère à venir de Dieu (Ésaïe 13 :9; Héb. 2 :3; 12 :25). Jérémie a écrit ce qui suit :

 

Jérémie 10

10 Mais l'Éternel est Dieu en vérité, Il est un Dieu vivant et un roi éternel; La terre tremble devant sa colère, Et les nations ne supportent pas sa fureur.

 

Le mécontentement et la colère de Dieu se « révèlent » [APOKALUPTO : lever le voile, dévoiler, révéler] très ouvertement envers les fils d'Adam. Il le fait « du ciel » [OURANOS : le ciel, par extension, les cieux]. Nous savons que la demeure de Dieu est dans les cieux, quelque part dans le vaste univers, peut‑être au-dessus. Il semble que ce soit dans ce domaine que réside le point de départ de la manifestation de Sa colère.

 

La colère de Dieu se manifeste et c'est « contre toute impiété et injustice des hommes ». En d'autres termes, Dieu s'oppose à « toute impiété » [ASEBEIA : impiété, méchanceté, impie]. Pas seulement la grande et terrible méchanceté, comme nous l'avons vu avec des gens vraiment méchants qui, sous leur règne, ont tué et torturé des millions et des millions de personnes — ils goûteront sûrement la colère de Dieu. Mais « TOUTE impiété ». Dieu déteste ce que nous pouvons considérer comme de petites choses impies. Des choses que nous acceptons ou que nous excusons. Vous savez, les choses que nous faisons ou pensons, que personne ne sait. Ou même les choses que nous faisons avec les autres, auxquelles ils consentent, mais qui ne reflètent pas le caractère de Dieu. Nous pouvons penser que "ce n'est pas si mal — personne n'est blessé", mais Dieu pense le contraire. Il est Saint, et Ses normes sont saintes. Parce que Sa colère est dirigée contre « TOUTE impiété », nous sommes tous condamnés, parce que nous échouons tous et cela à plusieurs reprises.

 

La colère de Dieu est aussi contre toute « injustice » (ADIKIA : l'injustice, l'iniquité morale]. C'est le deuxième point important que Paul décrira plus tard. L'homme est "injuste". Il n'y a absolument aucune droiture en lui. Il n'y a pas de justice, pas de vertu et pas de rectitude spirituelle qui puissent être trouvées chez l’homme. N'oublions pas que TOUTE l'humanité est reconnue coupable devant Dieu. L'apôtre Jacques l'a dit ainsi :

 

Jacques 2

10 Car quiconque observe toute la loi, mais pèche contre un seul commandement, devient coupable de tous.

 

C'est vrai, un seul péché vous qualifie comme transgresseur de toute la Loi! Nous devons tous être honnêtes avec Dieu et avec nous-mêmes. Je suis un pécheur. J'ai enfreint la Loi de Dieu d'une manière ou d'une autre, et Dieu n'est pas content de moi!

 

v.18 … des hommes qui retiennent injustement la vérité captive

 

Ce que le Saint-Esprit nous dit à travers les écrits de Paul, c'est que les gens « retiennent » [KATECHO : retenir, saisir] injustement la vérité captive. Comme nous le verrons, Dieu exprime Son être et Sa vérité. Mais, l'humanité ne le reçoit pas, car elle n'a reçu le Messie que pour quelques-uns (Jean 1 :10,11). L'humanité a supprimé « la vérité » [ALETHEIA : vérité d'idée, réalité, sincérité, vérité dans le domaine moral, vérité divine révélée à l'homme]. Ici, Paul parle de la vérité de Dieu. Les hommes s'emparent de la vérité de Dieu et la modifient à leur guise. Ils rejettent qui est Dieu et ce qu'Il dit, et le transforment en quelque chose avec lequel ils se sentent à l'aise. Ainsi, l'homme prend ce qui est saint et juste et le transforme en une sorte « d’injustice » [ADIKA : injustice morale] qui est captive. En d'autres termes, il rejette violemment Dieu en le rabaissant à leur image.

 

19 car ce qu'on peut connaître de Dieu est manifeste pour eux, Dieu le leur ayant fait connaître.

20 En effet, les perfections invisibles de Dieu, sa puissance éternelle et sa divinité, se voient comme à l'oeil, depuis la création du monde, quand on les considère dans ses ouvrages. Ils sont donc inexcusables,

 

Paul explique que Dieu s'est manifesté de manière que tout le monde puisse le percevoir. Il écrit : « ce qu’on peut connaître » [GNOSTOS : bien connu, notable]. Dieu ne s'est pas caché à l'humanité, pour l’amener à se demander si un Dieu existait — NON! Paul dit que l'existence de Dieu « est manifeste » [PHANEROS : brillant, apparent, apparaître]. Il est juste là, devant vos yeux; il suffit de regarder. C'est comme un feu dans la nuit - si brillant que vous ne pouvez pas le manquer! Paul dit que Dieu s'est assuré que vous sachiez qu'Il existait. Il écrit : le leur ayant « fait connaitre » [PHANEROO : rendre apparent, manifester]. Mais, à qui Dieu a-t-Il rendu Sa présence apparente? La réponse est « pour eux » : à l'humanité, à vous et moi et à tous les autres qui ont vécu sur terre.

 

20 En effet, les perfections invisibles de Dieu, sa puissance éternelle et sa divinité, se voient comme à l'oeil, depuis la création du monde, quand on les considère dans ses ouvrages. Ils sont donc inexcusables,

 

Paul expliquera comment Dieu s'est manifesté à toute l'humanité. Dieu s'est manifesté « depuis la création du monde ». Dès le début, Dieu était déterminé à se faire connaître. On ne peut jamais reprocher à Dieu d'être inconnu ou anonyme. Depuis la « création » [KTISIS : formation originelle, création] du monde. Le point de départ est lorsque Dieu a créé le « monde » [KOSMOS : arrangement ordonné, le monde]. Non seulement la terre sur laquelle nous nous tenons, mais l'univers entier, et tout ce qu'il contient - TOUTE la création dit : "Il y a un Dieu créateur".

 

À travers la création, Paul énonce deux choses qui peuvent être vues. Il parle des « perfections invisibles » [AORATOS : une chose invisible] de Dieu. Il semble que ce qui était invisible est devenu visible. Voici ce qui a été premièrement manifesté : Sa puissance éternelle. Veuillez noter que Sa « puissance » [DUNAMIS : la force, surtout un pouvoir miraculeux] est « éternelle » [AIDIOS : durable, éternel]. Dieu n'est pas comme un feu qui, avec le temps et la consommation de soi, s'éteint. Son pouvoir est éternel, et cela devrait être très encourageant pour Ses enfants adoptifs. Puisque Sa puissance est éternelle, cela signifie que mon Dieu est encore capable de réaliser TOUT ce qu'Il a promis. Il me délivrera du mal, Il me préparera une place, Il me justifiera pleinement par la justice de Christ, etc. Je peux toujours compter sur Dieu quelle que soit la situation dans laquelle je me trouve. Dieu n'est pas comme un homme qui s'affaiblit avec le temps.

 

Voici la seconde : Sa « divinité » [THEIOTES : divinité, nature divine]. Ce mot n'est utilisé qu'une seule fois dans le Nouveau Testament. Ce mot est important, car il proclame que l'univers a été créé par Dieu. Ce n'est pas par le mélange de hasard et du temps - qui est la recette moderne de la création. Ainsi, la puissance et la divinité de Dieu se manifestent à travers la création de l'univers.

 

v.20 … se voient comme à l'oeil, depuis la création du monde, quand on les considère dans ses ouvrages. Ils sont donc inexcusables.

 

Tout cela (la création) : la puissance et la divinité de Dieu « se voient » [KATHORAO : voir pleinement, clairement vu] comme à l’oeil. Si vous ouvrez les yeux et regardez ce qui vous entoure (tout ce qui vit et existe), vous pouvez voir que Dieu existe. Paul écrit que lorsqu’on les « considère » [NOIEO : exercer l'esprit, considérer] à travers « ses ouvrages » [POIEMA : une chose qui se fait, l'ouvrage]. Autrement dit, je dois bien comprendre que Dieu existe quand je regarde toutes les choses créées, qu'elles soient au‑dessus de moi ou à côté de moi. Parce que Dieu a pris le temps de créer l’univers simplement pour manifester qu'Il existe, « ils sont donc inexcusables » [ANAPOLOGETOS : indéfendable, inexcusable]. Personne ne pourra dire : "Je ne savais pas que tu existais, je n'en avais aucune idée". Dieu répondra : "Ma création a manifesté ma puissance éternelle et ma divinité. C'était juste sous vos yeux. C'est VOUS qui n'avez pas voulu reconnaître le témoignage que je vous avais donné." Vous et moi sommes sans excuse — Dieu existe. Alors que faisons-nous de toutes les preuves que Dieu nous a données?

 

21 puisque ayant connu Dieu, ils ne l'ont point glorifié comme Dieu, et ne lui ont point rendu grâces; mais ils se sont égarés dans leurs pensées, et leur coeur sans intelligence a été plongé dans les ténèbres.

22 Se vantant d'être sages, ils sont devenus fous;

23 et ils ont changé la gloire du Dieu incorruptible en images représentant l'homme corruptible, des oiseaux, des quadrupèdes, et des reptiles.

 

Au lieu d'accepter le témoignage de Dieu comme la divinité invisible, nous verrons que l'homme a déformé la vérité de Dieu, et comme un forgeron forge le métal dans la forme qu'il désire, l'homme a fait de même avec la vérité de Dieu.

 

Paul commence par « puisque » [DIOTI : pour le compte même de cela, donc]. Nous entrons dans la réaction de Dieu envers l'humanité qui avait reçu le témoignage de Dieu de Sa propre existence. Paul écrit : « ayant connu » [GINOSKO : être conscient de, être sûr, comprendre] Dieu. C'est l'accusation de Dieu envers l'humanité : "Tu savais que j'existais, tu as vu mon pouvoir dans la création"; et en retour, ils firent deux choses. La première : ils ne l'ont pas « glorifié » [DOXAZO : rendre l'estime, la gloire, l'honneur]. Ils ont refusé de glorifier le Dieu Vivant dans leur vie. Nous pouvons voir à quel point le cœur peut être insensible et impénitent, refusant même ce que ses yeux voient! "Il n'y a pas plus aveugle que celui qui ne veut pas voir". La seconde : ils n'ont pas « rendu grâces » [EUCHARISTEO : être reconnaissant, exprimer sa gratitude]. Si l'on peut honorer Dieu par sa vie, on voit ici que leurs lèvres étaient aussi rebelles, refusant de « rendre grâces ». L'homme, obstinément, a refusé d'exprimer sa gratitude à Dieu par ses actions et ses paroles.

 

Dieu a réagi et n'a pas laissé l'humanité impunie. Il avait préparé le monde pour qu'il soit leur jardin; Il subvenait à tous leurs besoins, et pourtant l'homme a tourné le dos à Dieu. La conséquence en est double. La première est :

 

v.21 … mais ils se sont égarés dans leurs pensées

 

La conséquence de ne pas glorifier Dieu et d'être reconnaissant a fait qu'ils se sont « égarés dans leurs pensées » [NATAIOO : rendre insensé, méchant, vain]. Lorsque nous tournons le dos au Dieu Vivant, nous nous éloignons automatiquement de lui et subissons Ses effets - nous devenons insensés, méchants et vains. Nous devenons comme Nimrod, qui voulait construire une tour qui atteindrait les cieux (Gen. 10; 11). Ici, nous voyons que la sottise était dans leur « pensées » [DIALOGISMOS : discussions internes, pensée. La façon dont ils pensaient a changé, et pas pour le mieux. Ils se détournèrent de ce qui était autrefois une pensée honorable et pieuse et commencèrent à marcher sur le "chemin large" qui mène à la destruction (Matt. 7 :13,14).

 

v.21 …, et leur coeur sans intelligence a été plongé dans les ténèbres.

 

Leur « cœur » [KARDIA : au figuré, les pensées ou les sentiments de l'esprit] devient « sans intelligence » [ASUNETOS : inintelligent, sans compréhension]. Autrement dit, leurs cœurs ont été transformés et sont maintenant dans les « ténèbres » [SKOTIZO : obscurcir]. La puissance du péché les a détournés de Dieu et, par conséquent, a pris une grande place dans leurs cœurs. L'obscurité voilait leurs cœurs et leurs esprits.

 

22 Se vantant d'être sages, ils sont devenus fous;

23 et ils ont changé la gloire du Dieu incorruptible en images représentant l'homme corruptible, des oiseaux, des quadrupèdes, et des reptiles.

 

L'obscurcissement de leur esprit et de leur cœur a automatiquement touché la façon dont ils voyaient Dieu. Plus ils étaient éloignés de Dieu, plus ils pensaient qu'ils étaient « sages » [SOPHOS : sage, savant, cultivé, habile, intelligent]. Tout comme le diable a dit à Ève de manger le fruit pour que ses yeux s'ouvrent (Gen. 3 :4,5), les ténèbres leur ont fait penser qu'ils étaient intelligents. Les hommes sont tombés dans le piège du diable et au lieu de devenir sages, ils sont devenus « fous » [MORAINO : devenir insipide, terne et insensé]. Malgré cela, aujourd’hui l'humanité, pour la plupart, continue de croire qu'elle est très sage et n'a pas besoin de Dieu.

 

23 et ils ont changé la gloire du Dieu incorruptible en images représentant l'homme corruptible, des oiseaux, des quadrupèdes, et des reptiles.

 

La façon dont ils voyaient Dieu a changé, et voilà ce que l'humanité a fait. Ils ont « changé » [ALLASSO : rendre différent, changer] la gloire de Dieu. Dieu s'était manifesté tel qu'Il était : puissant, éternel et glorieux. Mais, l'homme n'aimait pas cela et a commencé à faire sa propre représentation (version) de qui était Dieu. Ils ont rejeté le vrai Dieu et ont fait leurs propres idoles selon leurs esprits et leurs cœurs obscurcis. Ils ont commencé à faire des représentations de LEUR dieu (idole).

 

Premièrement, nous voyons qu'ils ont élevé l'humanité et l'ont placée sur un piédestal en « représentant » [EIKONO : une ressemblance, une représentation, une ressemblance] en images « l’homme » [ANTHROPOS : un visage d’homme] qui était « corruptible » [PHTHARTOS : déchu, périssable, corruptible]. Ils ont rabaissé Dieu jusqu’à leur ressemblance.

 

v.23 … des oiseaux, des quadrupèdes, et des reptiles.

 

Ils ne se sont pas arrêtés là. Ils ont continué leur descente dans la folie et ont déclaré que leur dieu (idole) était aussi comme un oiseau, un quadrupède et un reptile. On le voit encore partout dans le monde. Les hommes s'imaginent ce qu'est Dieu et s'en font des représentations hideuses. C'est ce que l'on appelle l'idolâtrie. Dieu avait averti les Juifs de ne pas faire une telle chose, quand Il leur avait donné les Dix Commandements :

 

Exode 20

3 Tu n'auras pas d'autres dieux devant ma face.

4 Tu ne te feras point d'image taillée, ni de représentation quelconque des choses qui sont en haut dans les cieux, qui sont en bas sur la terre, et qui sont dans les eaux plus bas que la terre.

5 Tu ne te prosterneras point devant elles, et tu ne les serviras point; car moi, l'Éternel, ton Dieu, je suis un Dieu jaloux, qui punis l'iniquité des pères sur les enfants jusqu'à la troisième et la quatrième génération de ceux qui me haïssent,

6 et qui fais miséricorde jusqu'en mille générations à ceux qui m'aiment et qui gardent mes commandements.

 

Il n'a fallu que peu de temps sans la direction de Moïse, pour que les Juifs fondent leurs bijoux et fassent leur propre représentation du Dieu invisible - un veau d'or (Exode 32).

 

24 C'est pourquoi Dieu les a livrés à l'impureté, selon les convoitises de leurs coeurs; en sorte qu'ils déshonorent eux-mêmes leurs propres corps;

25 eux qui ont changé la vérité de Dieu en mensonge, et qui ont adoré et servi la créature au lieu du Créateur, qui est béni éternellement. Amen!

 

Voyant que l'homme avait rejeté Dieu, le Seigneur a agi et les a « livrés » [PARADIDOMI : abandonner, céder, livrer] à l’impureté. C'est comme si la protection et le bouclier de Dieu contre les ténèbres avaient été enlevés et que l'humanité était abandonnée à son propre « cœur » [KARDIA : au figuré les pensées ou les sentiments de son esprit]. C'est le fruit qui en est ressorti. Nous voyons d'abord les « convoitises » [AKATHARSIA : impureté, impureté morale]. Ils sont devenus immoraux dans leurs pensées et dans leurs actions. La sainteté a été mise de côté et remplacée par la méchanceté, la dépravation et le blasphème. Deuxièmement, ils ont « déshonoré » [ATIMAZO : rendre infâme, honteux, méprisant] leurs corps. Aux yeux du Seigneur, ils ont fait des choses immorales avec leurs corps. Nous verrons cela plus tard.

 

Parce qu'ils avaient échangé la vérité de Dieu et en avaient fait un mensonge, ils furent enchaînés par les ténèbres et commencèrent, probablement sans le savoir, à « adorer » [SEBAZOMAI : vénérer, adorer] et aussi « servir » [LATREUO : servir, faire le service] la « créature » [KTISIS : un édifice, une création, une créature]. L'homme a été créé pour vivre en étroite harmonie avec le Seigneur Dieu, pour l'honorer, le glorifier et le servir. Mais, maintenant, l'humanité servait les choses créées au lieu du « Créateur » [KTIZO : fabriquer, créer].

 

C'est un rejet total et une rébellion envers le Seigneur Dieu, qui devrait plutôt être « béni » [EULOGETOS : adorable, béni et sanctifié] dans nos cœurs. Non seulement pour notre vie présente ici sur terre, mais « éternellement » [AION : un âge, une perpétuité, pour toujours et à jamais]. Vous pouvez dire que l'humanité a vraiment échoué dans sa relation avec Dieu!

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05- Romans 1:18-25

L’épître aux Romains

06 – Les conséquences d’être coupable

 

Romains 1

26 C'est pourquoi Dieu les a livrés à des passions infâmes: car leurs femmes ont changé l'usage naturel en celui qui est contre nature;

27 et de même les hommes, abandonnant l'usage naturel de la femme, se sont enflammés dans leurs désirs les uns pour les autres, commettant homme avec homme des choses infâmes, et recevant en eux-mêmes le salaire que méritait leur égarement.

28 Comme ils ne se sont pas souciés de connaître Dieu, Dieu les a livrés à leur sens réprouvé, pour commettre des choses indignes,

29 étant remplis de toute espèce d'injustice, de méchanceté, de cupidité, de malice; pleins d'envie, de meurtre, de querelle, de ruse, de malignité; (1:30) rapporteurs,

30 médisants, impies, arrogants, hautains, fanfarons, ingénieux au mal, rebelles à leurs parents,

31 (1:30) dépourvus d'intelligence, (1:31) de loyauté, d'affection naturelle, de miséricorde.

32 Et, bien qu'ils connaissent le jugement de Dieu, déclarant dignes de mort ceux qui commettent de telles choses, non seulement ils les font, mais ils approuvent ceux qui les font.

(LSG)

 

Nous avons vu dans notre dernière section que les esprits et les cœurs de l'humanité sont tombés dans les ténèbres spirituelles. Nous avons également vu qu'il y a des conséquences naturelles lorsqu'une personne tourne le dos au Seigneur et s'éloigne de lui. Paul continue d'écrire au sujet de la chute de l'humanité et de son effet sur elle.

 

26 C'est pourquoi Dieu les a livrés à des passions infâmes: car leurs femmes ont changé l'usage naturel en celui qui est contre nature;

27 et de même les hommes, abandonnant l'usage naturel de la femme, se sont enflammés dans leurs désirs les uns pour les autres, commettant homme avec homme des choses infâmes, et recevant en eux-mêmes le salaire que méritait leur égarement.

 

Ces versets traitent de la dépravation de l'homme dans le domaine sexuel. Bien qu'il y ait d'autres déviations qui sont mentionnées dans l'Ancien Testament, Paul met l'accent sur l'une d'entre elles : l'homosexualité chez les deux sexes. Il se peut que Paul ait choisi d'écrire sur cette conséquence à cause de la perversion morale qui dominait Rome à l'époque de Paul. Voici un article tiré du site "IMPERIUM ROMANUM" :

 

Il était socialement acceptable pour un Romain né libre d'avoir des relations sexuelles avec une femme ou un homme assumant un rôle dominant. Les femmes et les jeunes hommes étaient perçus comme des objets naturels de désir. En dehors du mariage, un homme pouvait avoir des relations sexuelles avec des esclaves, des prostituées (qui étaient généralement des esclaves) et les soi-disant infâmes (l'homme restreint). Peu importait à quel sexe le Romain se livrait, jusqu'à ce qu'il ne dépasse pas certaines normes sociales. Par exemple, il était immoral d'avoir des relations sexuelles avec la femme libre d'un autre citoyen, sa fille par alliance, son fils mineur ou l'homme lui-même. (Traduction Libre)

 

26 C'est pourquoi Dieu les a livrés à des passions infâmes: car leurs femmes ont changé l'usage naturel en celui qui est contre nature;

 

Quand Paul écrit : « C’est pourquoi », il se réfère au fait que l'humanité a changé la vérité de Dieu et a adoré les créatures au lieu du Créateur (v.24,25). Nous avons déjà vu que Paul ouvre le sujet de la sexualité déviante au verset vingt-quatre, et il continue maintenant. Dieu a fait quelque chose : « les a livrés » [PARADIDOMI : abandonner]. C'est le même mot grec que l'on retrouve au v.24. Cette fois, Dieu les a livrés à des « passions » [PATHOS) : une passion, une affection ou une luxure] devenues « infâmes » [ATIMIA : disgrâce, déshonneur, honte, vil]. C'est le résultat de vivre dans les ténèbres, plutôt que dans la lumière.

 

Paul parle de femmes qui ont « changé » [MATALLASSO : échanger, changer]. Mais, qu'est-ce qui a changé? L’usage « naturel » [PHUSIKOS : physique, naturel, instinctif]. Donc, quelque chose qui était naturel a changé : « usage » [CHESIS : l'emploi, en particulier des rapports sexuels]. Dès le début, dans le jardin d'Éden, Dieu avait créé d’une manière ordonnée un homme et une femme. Il leur était dit d'être fructueux (Gen. 1 :26-28). C'était, et c'est toujours, le modèle d'intimité sexuelle pour les enfants d'Adam. Le péché est intervenu et, entre autres choses, a changé ce qui était originellement parfait pour devenir « contre nature ». Le mot « contre » implique d'être à l’encontre du cours naturel des choses. Personne ne peut prétendre que l'intimité sexuelle de femme à femme est "naturelle"; Dieu dit que ce n'est pas le cas.

 

27 et de même les hommes, abandonnant l'usage naturel de la femme, se sont enflammés dans leurs désirs les uns pour les autres, commettant homme avec homme des choses infâmes, et recevant en eux-mêmes le salaire que méritait leur égarement.

 

Contrairement au point de vue romain (selon lequel un mâle dominant pouvait avoir des relations sexuelles avec une personne soumise, mâle ou femelle, avec certaines exceptions), Paul écrit maintenant au sujet des hommes. Il commence par écrire : « De même » [HOMOIOS : pareillement, ainsi]. Le verset vingt-sept est le prolongement naturel du verset vingt-six; c'est le revers de la même médaille. Il parle des « hommes » [ARRHEN : mâle, homme]. Il semble qu'ils aient fait de même en « abandonnant » [APIEIMI : abandonner, mettre de côté, partir]. Ils ont donc laissé de côté « l’usage naturel » des choses. Ce sont les mêmes mots grecs que Paul a utilisés pour les femmes. Les hommes firent comme les femmes; ils ont abandonné l'usage naturel des rapports sexuels avec le sexe opposé.

 

Qu’est-ce qui s'est passé? Comment cela s'est-il produit? Paul écrit que les hommes se sont « enflammés » [EKKAIO : s'enflammer profondément, brûler] dans leurs « désirs » [OREXIS : excitation de l'esprit, désir ardent, luxure]. Leurs yeux se tournaient vers le même sexe et leurs désirs sexuels brûlaient l'un pour l'autre. Il n'y a pas d'erreur, car Paul écrit : « homme avec homme » [ARRHEN : mâle, homme]. Cela a conduit à leur « salaire » [KATERGAZOMAI : à travailler pleinement, à finir]; leur désir ardent pour le même sexe les a poussés à agir selon leurs pensées. Paul écrit qu'ils ont commis des « choses infâmes » [ASCHEMOSUNE : indécence, honte]. Pour un homme, abandonner l'utilisation naturelle des relations sexuelles avec la femme en se tournant vers son propre genre, est à la fois indécent et immoral.

 

v.27 … et recevant en eux-mêmes le salaire que méritait leur égarement.

 

Lorsque des hommes ou des femmes ont de telles relations, il y a un prix à payer. Ici, Paul écrit : « recevant » [APOLAMBANO : recevoir pleinement]. Dieu leur donnera leur "récompense" (leur dû) pour avoir tant péché. Cette récompense sera reçue « en eux-mêmes ». Nous pouvons comprendre qu'il s'agit d'une loi spirituelle, comme Paul le déclare dans :

 

Galates 6

7 Ne vous y trompez pas: on ne se moque pas de Dieu. Ce qu'un homme aura semé, il le moissonnera aussi.

8 Celui qui sème pour sa chair moissonnera de la chair la corruption; mais celui qui sème pour l'Esprit moissonnera de l'Esprit la vie éternelle.

 

Soit leurs esprits, soit leurs corps subiront les retombées de leur désir de pécher contre le Dieu Saint d'Israël. Paul parle aussi des croyants de Corinthe qui se sont révoltés contre la Table du Seigneur (1 Cor. 11 :17-34). À cause de cela, Paul écrit que beaucoup sont devenus faibles et malades et que certains sont même morts!

 

Ainsi, les personnes qui ont péché d'une telle manière (l'homosexualité) ont reçu en eux-mêmes le « salaire » [ANTIMISTHIA : rétribution, récompense] que méritait leur égarement. Veuillez noter que cette sanction était « méritée ». Mais, pourquoi en était-il ainsi? C'était nécessaire pour la justice de Dieu. Dieu ne permet pas que le péché reste impuni. S'il le faisait, il ne serait pas saint et juste.

 

28 Comme ils ne se sont pas souciés de connaître Dieu, Dieu les a livrés à leur sens réprouvé, pour commettre des choses indignes,

29 étant remplis de toute espèce d'injustice, de méchanceté, de cupidité, de malice; pleins d'envie, de meurtre, de querelle, de ruse, de malignité; (1:30) rapporteurs,

30 médisants, impies, arrogants, hautains, fanfarons, ingénieux au mal, rebelles à leurs parents,

31 (1:30) dépourvus d'intelligence, (1:31) de loyauté, d'affection naturelle, de miséricorde.

32 Et, bien qu'ils connaissent le jugement de Dieu, déclarant dignes de mort ceux qui commettent de telles choses, non seulement ils les font, mais ils approuvent ceux qui les font.

 

Dans les versets vingt-six et vingt-sept, nous relevons le fait que Dieu donne la récompense pour l'idolâtrie de l'homme en les abandonnant à leurs perversions sexuelles, et ils récoltent les récompenses qui en découlent. Dans notre section actuelle, nous verrons que Dieu continue de poser Son jugement sur ceux qui ont péché.

 

D'abord l'acte de condamnation : ils ne se sont pas « souciés » [DOKIMAZO) : approuver, permettre de connaître] Dieu. Ainsi, ils n'ont pas approuvé Dieu et ce qui lui est dû en tant que Créateur et soutien de toutes choses. En d'autres termes, ils n'ont pas accepté Dieu. Alors Dieu a agi en conséquence et « les a livrés » [PARADIDOMI : abandonner, livrer]. Nous voyons le même mot au verset vingt-six lorsque Dieu les livre à leurs mauvaises passions sexuelles. Cette fois, Dieu les a livrés à leur « sens réprouvé » [ADOKIMOS NOUS : un intellect ou une compréhension non approuvée et sans valeur]. Leurs passions sexuelles se sont déformées, et maintenant leurs esprits ont été tordus. En fait, cela les a entrainés à la limite même de leur esprit rendu vil. Autrement dit, Dieu leur a permis de continuer d’aller de plus en plus profondément, là où leurs péchés les mèneraient.

 

À partir du verset vingt-neuf, Paul donne une liste d'exemples de ce qu'il entend par leur sens réprouvé. Nous savons tous que Paul aime énumérer certaines choses, et cette liste est l'une de ses plus longues, sinon la plus longue (je n’ai jamais comparé leur longueur). Il commence par écrire qu'ils étaient remplis « de tout » [PLEROO : rassasier, fourrer, monter de niveau]. En d’autres mots, l'humanité est devenue pleinement remplie de ces péchés. Cela ne signifie pas que chaque personne a tous ces péchés à un niveau complet dans sa vie. Cela signifie que l'humanité manifeste ces péchés en général.

 

Injustice [ADIKIA] : injustice, moralement répréhensible.

 

Méchanceté [PONERIA] : dépravation, méchanceté, iniquité.

 

Cupidité [PLEONEXIA] : avarice, avidité.

 

Malice [KAKIA] : méchanceté, dépravation.

 

Pleins d'envie [METOS PHTHONOS] : plein de mauvaise volonté, de jalousie.

 

Meurtre [PHONOS] : tuer, assassiner, abattre.

 

Querelles [ERIS] : une querelle, une dispute.

 

Ruses [DOLOS] : leurre, ruse, appât, tromperie.

 

Malignité [KAKOETHEIA] : mauvais caractère, malignité.

 

Rapporteurs [PSITHURISTES] : un communicant secret, un chuchoteur.

 

Médisants [KATALALOS] : parler contre, calomniateur.

 

Impies [THEOSTUGES] : odieux à Dieu, impie.

 

Arrogants [HUBRISTES] : insulteur, injurieux.

 

Hautains [HUPEREPHANOS] : apparaître au-dessus des autres, hautain.

 

Fanfarons [ALAZON] : un fanfaron, celui qui se donne des airs de manière bruyante et ostentatoire.

 

Ingénieux du mal [EPHEURETES KAKOS] : inventeur du mal, dépravé, méchant.

 

Rebelles à leurs parents [APEITHES GONEUS] : défaillant, rebelle à un parent.

 

Dépourvus d’intelligence [ASUNETOS] : inintelligent, insensé.

 

Dépourvus de loyauté [ASUNTHETOS] : briseur d'alliance.

 

Dépourvus d’affection naturelle [ASTORGOS] : dur envers les membres de la famille.

 

Dépourvus de miséricorde [ANELEEMON] : sans pitié.

 

32 Et, bien qu'ils connaissent le jugement de Dieu, déclarant dignes de mort ceux qui commettent de telles choses, non seulement ils les font, mais ils approuvent ceux qui les font.

 

Ils « connaissent » [EPIGINOSKO : se familiariser pleinement avec] le « jugement » [DIKAIOMA : une loi, une décision ou une ordonnance] de Dieu. Personne ne peut dire "je ne savais pas, ou je n'étais pas au courant". Dieu dit que vous saviez précisément que ce que vous faisiez était mal. Au chapitre deux, Paul parlera de notre conscience qui nous "parle" de nos actions. Comme nous le verrons plus tard, la Loi de Dieu que nous savons être dans nos cœurs.

 

Parce qu'ils « connaissent le jugement de Dieu », il est écrit qu'ils sont « dignes » [AXIOS : désirant, dû, récompense] de « mort » [THANATOS : mort]. La première est la mort spirituelle, qui est la séparation de l'homme et de Dieu, et puis il y a la seconde mort, qui est le lac de feu (Apoc. 2 :11; 20 :6,14; 21 :8).

 

Imaginez, ils savent que c'est mal devant le Seigneur Dieu et non seulement ils « les font » [POIEO : faire, convenir que c'est mal], mais ils « approuvent » [PRASSO : pratiquer, accomplir, s'engager] ceux qui les font. Ils encouragent et applaudissent la pratique du péché!

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06- Romans 1:26-32

L’épître aux Romains

07 – L’impartialité de Dieu

 

Romains 2

1 O homme, qui que tu sois, toi qui juges, tu es donc inexcusable; car, en jugeant les autres, tu te condamnes toi-même, puisque toi qui juges, tu fais les mêmes choses.

2 Nous savons, en effet, que le jugement de Dieu contre ceux qui commettent de telles choses est selon la vérité.

3 Et penses-tu, ô homme, qui juges ceux qui commettent de telles choses, et qui les fais, que tu échapperas au jugement de Dieu?

4 Ou méprises-tu les richesses de sa bonté, de sa patience et de sa longanimité, ne reconnaissant pas que la bonté de Dieu te pousse à la repentance?

5 Mais, par ton endurcissement et par ton coeur impénitent, tu t'amasses un trésor de colère pour le jour de la colère et de la manifestation du juste jugement de Dieu,

6 qui rendra à chacun selon ses oeuvres;

7 réservant la vie éternelle à ceux qui, par la persévérance à bien faire, cherchent l'honneur, la gloire et l'immortalité;

8 mais l'irritation et la colère à ceux qui, par esprit de dispute, sont rebelles à la vérité et obéissent à l'injustice.

9 Tribulation et angoisse sur toute âme d'homme qui fait le mal, sur le Juif premièrement, puis sur le Grec!

10 Gloire, honneur et paix pour quiconque fait le bien, pour le Juif premièrement, puis pour le Grec!

11 Car devant Dieu il n'y a point d'acception de personnes.

12 Tous ceux qui ont péché sans la loi périront aussi sans la loi, et tous ceux qui ont péché avec la loi seront jugés par la loi.

13 Ce ne sont pas, en effet, ceux qui écoutent la loi qui sont justes devant Dieu, mais ce sont ceux qui la mettent en pratique qui seront justifiés.

14 Quand les païens, qui n'ont point la loi, font naturellement ce que prescrit la loi, ils sont, eux qui n'ont point la loi, une loi pour eux-mêmes;

15 ils montrent que l'oeuvre de la loi est écrite dans leurs coeurs, leur conscience en rendant témoignage, et leurs pensées s'accusant ou se défendant tour à tour.

16 C'est ce qui paraîtra au jour où, selon mon Évangile, Dieu jugera par Jésus-Christ les actions secrètes des hommes.

(LSG)

 

Dans cette section, Paul apporte des arguments contre ceux qui se considèrent comme hautement moraux et au-dessus du jugement de Dieu. Il y a toujours eu des gens qui se considèrent meilleurs que les autres alors qu'en même temps, dans les ténèbres, ils commettent les mêmes péchés que les autres.

 

1 O homme, qui que tu sois, toi qui juges, tu es donc inexcusable; car, en jugeant les autres, tu te condamnes toi-même, puisque toi qui juges, tu fais les mêmes choses.

2 Nous savons, en effet, que le jugement de Dieu contre ceux qui commettent de telles choses est selon la vérité.

3 Et penses-tu, ô homme, qui juges ceux qui commettent de telles choses, et qui les fais, que tu échapperas au jugement de Dieu?

 

Dans notre dernière section, nous avons vu que l'humanité, non seulement, est encline à pécher, mais qu’elle encourage aussi les autres à agir ainsi. Alors Paul continue en écrivant que l'homme est « inexcusable » [ANAPOLOGETOS : indéfendable, sans excuse]. Comme nous l'avons déjà dit, il n'y aura pas d'excuses devant le Seigneur Dieu lors du jugement du grand trône blanc (ou du jugement dernier si vous préférez). Si vous pensez que vous pouvez toujours vous en sortir en péchant, parce que vous êtes plus brillant que les autres, j'ai de mauvaises nouvelles puisque Paul écrit (juste pour que vous compreniez vraiment) : "chacun d'entre vous" cela inclut vous et moi.

 

Ici, Paul s'adresse spécifiquement à « toi qui juges » [KRINO : distinguer, juger, condamner et punir]. Certaines personnes adorent regarder la vie des gens et les condamner pour ceci et cela. Ils ne manquent pas une occasion de penser à la façon dont ils ont échoué. Paul explique ce qui arrive aux personnes morales qui voient les gens pécher ou échouer, et qui portent un jugement sur eux.

 

v.1 … car, en jugeant les autres, tu te condamnes toi-même, puisque toi qui juges, tu fais les mêmes choses.

 

Paul écrit : « tu te condamnes » [KATAKRINOO : juger contre, condamnation, damnation]. Lorsque nous jugeons les autres parce que nous croyons que nous sommes moralement meilleurs qu'eux, nous portons en fait un jugement contre nous-mêmes! Pourquoi? Puisque « tu fais » [PRASSO : pratiquer, exécuter à plusieurs reprises] les mêmes choses. Il vaut mieux faire attention, vous tous, les gens moraux qui pensez être meilleurs que les autres et qui êtes prompts à signaler leurs péchés. Il semble que vous ayez oublié que vous faites la même chose vous-même! Malheureusement, nous avons vu cela maintes et maintes fois. Des prédicateurs qui prêchent "l'enfer et le feu de soufre" contre le péché et puis, un jour, vous découvrez qu'ils ont été pris dans un scandale financier, sexuel ou moral!

 

2 Nous savons, en effet, que le jugement de Dieu contre ceux qui commettent de telles choses est selon la vérité.

 

Ici, Paul juxtapose le jugement de ces gens avec celui du Seigneur. Paul écrit : « nous savons » [EIDO : savoir, être conscient, avoir connaissance]. Paul était certain de ce qu'il allait dire, et il n'y a aucun doute que le jugement de Dieu est selon la vérité. Le jugement de l'homme est faux, parce qu'il pèche comme les autres, mais le jugement de Dieu est selon la « vérité » [ALETHEIA : vérité, vrai, en véracité]. Son jugement est contre, donc il n'est pas en faveur ou favorable envers « ceux qui commettent de telles choses ». Cela devrait dissuader les gens de juger les autres sur leur propre base morale. Ils devraient écouter ce que Jésus a dit à ce sujet :

 

Luc 6

41 Pourquoi vois-tu la paille qui est dans l'oeil de ton frère, et n'aperçois-tu pas la poutre qui est dans ton oeil?

42 Ou comment peux-tu dire à ton frère: Frère, laisse-moi ôter la paille qui est dans ton oeil, toi qui ne vois pas la poutre qui est dans le tien? Hypocrite, ôte premièrement la poutre de ton oeil, et alors tu verras comment ôter la paille qui est dans l'oeil de ton frère.

 

N'oubliez pas que cette section est destinée aux personnes qui pensent qu'elles sont moralement meilleures que les autres. Cela ne dit pas que nous ne pouvons jamais porter de jugement sur ce que font les autres. Il dit que si vous portez un jugement, assurez-vous que vous ne faites pas la même chose!

 

3 Et penses-tu, ô homme, qui juges ceux qui commettent de telles choses, et qui les fais, que tu échapperas au jugement de Dieu?

 

Au verset un, Paul écrit que les hommes sont sans excuse. Au verset deux, il y a l'avertissement du jugement de Dieu et au verset trois, Paul parle de jugement encore une fois.

 

Paul écrit : « Penses-tu » [LOGIZOMAI : faire l'inventaire de]. Pensez-vous vraiment que vous avez traité ou analysé vos pensées à ce sujet? Vous portez un jugement moral contre ceux qui pèchent et vous faites « de telles choses » [TOIOUTOS : vraiment ceci, de cette sorte, telle - vous faites exactement la même chose]. La seule différence est que ce n'est pas connu du public. Penses-tu que tu « échapperas » [EKPHEUGO : fuir, échapper] au « jugement » [KRIMA : une décision pour ou contre, venger] du Seigneur Dieu? On peut voir la stupidité d'une telle pensée.

 

4 Ou méprises-tu les richesses de sa bonté, de sa patience et de sa longanimité, ne reconnaissant pas que la bonté de Dieu te pousse à la repentance?

 

Pourquoi les gens feraient-ils une chose pareille? Il semble qu'une des raisons soit : qu'ils « méprisent » [KATAPHRONEO : penser contre] le Seigneur Dieu et les « richesses » [PLOUTOS : la richesse, l'abondance] qu'Il offre.

 

La première richesse est Sa « bonté » [CHRESTOTES : utilité, douceur, excellence dans le caractère]. Ils ne considèrent pas ou ne se soucient pas de la bonté du Seigneur envers eux. La seconde est Sa « patience » [ANOCHE : retenue, tolérance]. En fait, ils ont abusé de Sa retenue contre leurs péchés. Ils pensent que Dieu ne voit pas, ou qu’Il ne s'en soucie pas vraiment, alors Il ne fera rien. Sa troisième richesse est Sa « longanimité. [MAKROTHUMIA : patience, indulgence, longanimité]. Ils méprisent le fait que Dieu soit patient envers eux!

 

L'une des raisons pour lesquelles ils pensent ainsi est : « ne reconnaissant pas » [AGNOEO : ne pas savoir, ignorer]. Ils ignorent volontairement la « bonté » [CHRESTOS : utile, doux, agréable, gentil] du Seigneur Dieu. La bonté de Dieu a un but dans ce verset, et : « te pousse » [AGO : vous conduire, vous amener] à la « repentance » [METANOIA : l'inversion de sa décision]. La bonté de Dieu devrait toucher le cœur des gens et les attirer vers le Seigneur Jésus, mais dans le cas que nous avons devant nous, les gens ne s'en préoccupaient tout simplement pas. Ils ont même méprisé cela.

 

C'est un grave avertissement pour tout le monde. Puissions-nous comprendre que la patience et la bonté de Dieu nous sont données pour que nous nous approchions de lui dans la repentance.

 

5 Mais, par ton endurcissement et par ton coeur impénitent, tu t'amasses un trésor de colère pour le jour de la colère et de la manifestation du juste jugement de Dieu,

6 qui rendra à chacun selon ses oeuvres;

7 réservant la vie éternelle à ceux qui, par la persévérance à bien faire, cherchent l'honneur, la gloire et l'immortalité;

8 mais l'irritation et la colère à ceux qui, par esprit de dispute, sont rebelles à la vérité et obéissent à l'injustice.

9 Tribulation et angoisse sur toute âme d'homme qui fait le mal, sur le Juif premièrement, puis sur le Grec!

10 Gloire, honneur et paix pour quiconque fait le bien, pour le Juif premièrement, puis pour le Grec!

11 Car devant Dieu il n'y a point d'acception de personnes.

 

Maintenant, nous voyons que Paul donne un avertissement à ceux qui commettent de telles choses. Il parle de leur « endurcissement » [SKLEROTES : insensibilité, dureté, entêtement]. Et, aussi leur cœur « impénitent » [AMETANOETOS : impénitent, sans remords]. Il y avait quelque chose en eux qui était insensible et dur, quelque chose qui était aussi sans vergogne, et c'était leur « cœur » [KARDIA : au figuré, la pensée ou les sentiments]. Comme nous l'avons vu, le péché a déformé leur cœur.

 

v.5 … tu t'amasses un trésor de colère pour le jour de la colère et de la manifestation du juste jugement de Dieu,

 

C'est ce qui arrive quand votre cœur est impénitent envers le Dieu Vivant. Par la création, il s'est manifesté ainsi que Son caractère. Il a manifesté Sa patience et Sa gentillesse envers nous, et notre réaction est de lui tourner le dos! La conséquence naturelle : « tu t’amasses » [THESAURIZO : amasser ou réserver, mettre en réserve]. Comme un écureuil emmagasinant des noix pour la saison hivernale, les cœurs impénitents emmagasinent de la « colère » [ORGE : au figuré, châtiment, colère, vengeance. Paul parle du « jour » à venir [HEMERA : l'espace de temps entre l'aube et l'obscurité]. Il y a un jour de colère qui arrive. Décrivant sa vision de la fin des temps sur l'île de Patmos, voici ce que l'apôtre Jean a écrit à propos de ce jour du jugement auquel Paul fait référence :

 

Apocalypse 20

11 Puis je vis un grand trône blanc, et celui qui était assis dessus. La terre et le ciel s'enfuirent devant sa face, et il ne fut plus trouvé de place pour eux.

12 Et je vis les morts, les grands et les petits, qui se tenaient devant le trône. Des livres furent ouverts. Et un autre livre fut ouvert, celui qui est le livre de vie. Et les morts furent jugés selon leurs oeuvres, d'après ce qui était écrit dans ces livres.

13 La mer rendit les morts qui étaient en elle, la mort et le séjour des morts rendirent les morts qui étaient en eux; et chacun fut jugé selon ses oeuvres.

14 Et la mort et le séjour des morts furent jetés dans l'étang de feu. C'est la seconde mort, l'étang de feu.

15 Quiconque ne fut pas trouvé écrit dans le livre de vie fut jeté dans l'étang de feu.

 

Ce qui est appelé « le jugement du grand trône blanc » manifestera à tous le « juste jugement » [DIKAIOKRISIA : une juste sentence, du Seigneur Dieu sur tous les pécheurs].

 

Si vous ne vous êtes pas repenti de vos péchés, je voudrais vous encourager à venir à Christ et à vous repentir, en lui demandant de venir vous sauver.

 

6 qui rendra à chacun selon ses oeuvres;

7 réservant la vie éternelle à ceux qui, par la persévérance à bien faire, cherchent l'honneur, la gloire et l'immortalité;

8 mais l'irritation et la colère à ceux qui, par esprit de dispute, sont rebelles à la vérité et obéissent à l'injustice.

 

À ce jugement, Dieu « rendra à chacun » [APODIDOMI : donner, délivrer]. Il donnera à chacun le fruit de Sa décision envers Sa patience et Sa bonté, qui l'appelle à la repentance. Encore une fois, nous voyons qu'il n'y a pas d'échappatoire à ce jugement, car il est écrit : « chacun : [HEKATOS : chacun ou tous]. Votre statut social, vos richesses, votre intelligence, vos actions philanthropiques ou votre religion ne VOUS FONT AUCUN BIEN - vous serez jugé. Jésus a dit :

 

Jean 3

36 Celui qui croit au Fils a la vie éternelle; celui qui ne croit pas au Fils ne verra point la vie, mais la colère de Dieu demeure sur lui.

 

Paul dit qu'il n'y a que deux côtés sur lesquels vous pouvez vous tenir, Jésus a parlé de la séparation entre les brebis et les boucs (Matt. 25 :32-34). D'un côté, vous avez ceux trouvés au verset sept. Ceux qui par la « persévérance » [HUPOMONE : endurance joyeuse ou pleine d'espoir, dans …] « à bien faire » [AGATHOS EUPOII : bien faire] sont venus au Seigneur. Ils ont été attirés par l'amour, la patience et la grâce de Dieu envers leur état pécheur et sont devenus des disciples du Christ.

 

Ils font le bien; pas pour acquérir le salut, car Christ l'a fait à leur place. Ils recherchent plutôt la « gloire » [DOXA : la gloire dans une large application], et aussi « l'honneur » [TEMPS : la valeur, l'estime, la dignité]. Ils recherchent également « l’immortalité » [APHTHRSIA : l'incorruptibilité].

 

Pour comprendre ce verset, il faut revenir au verset six, où il est écrit : « qui récompensera ». Paul parle des récompenses de Dieu pour ceux qui ont répondu à Son appel à la repentance. Ceux qui sont « nés de nouveau » reçoivent l'Esprit de Dieu tel que promis. Étant remplis du Saint-Esprit, un changement de cœur se produit, et les vrais croyants cherchent à agir maintenant différemment dans la vie. Nous voyons qu'ils cherchent à faire de bonnes actions, et à vivre une vie de gloire et d'honneur. La récompense que le Seigneur Dieu offre est l'immortalité et la vie éternelle.

 

8 mais l'irritation et la colère à ceux qui, par esprit de dispute, sont rebelles à la vérité et obéissent à l'injustice.

 

Le deuxième groupe, ceux qui refusent l'appel de Dieu, se trouve au verset huit. On voit la différence des modes de vie. Ils agissent avec un esprit de « dispute » [ERITHEIA : conflit, contentieux]. Ils mènent une vie controversée, ne pensant qu'à eux-mêmes, et laissant Dieu hors de leur vie. Ils sont « rebelles » [APEITHEO : mécroire, désobéir] à la « vérité » [ALETHEIA : vrai, en vérité] du Dieu Vivant. Ils vivent leur vie comme ils le souhaitent, désobéissant et se rebellant contre Dieu. Leurs cœurs assombris approuvent cela. Ce à quoi ils obéissent est l’injustice, ce qui est contraire au caractère de Dieu.

 

9 Tribulation et angoisse sur toute âme d'homme qui fait le mal, sur le Juif premièrement, puis sur le Grec!

10 Gloire, honneur et paix pour quiconque fait le bien, pour le Juif premièrement, puis pour le Grec!

11 Car devant Dieu il n'y a point d'acception de personnes.

 

Paul résume ce qu'il vient d'écrire. Il y aura une récompense de « tribulation » [THLIPSIS : pression, affliction, angoisse] et « d’angoisse » [STENOCHORIA : exiguïté de la pièce, détresse]. Encore une fois, il n'y a pas d'issue à ce jugement si vous rejetez le salut. Pour toute « âme d’homme » [PSUCHE ANTHROPOS : souffle, esprit] d'âme d'une personne à visage d'homme, qui « fait » [KATERGAZOMAI : travailler pleinement, accomplir] le « mal » [KAKOS : sans valeur, dépravé, méchanceté, mal]. Maintenant, pour manifester que ce jugement est pour tout le monde, Paul écrit : « du Juif premièrement, puis sur le Grec ». Comme nous l'avons vu précédemment, cela incarne TOUTE L'HUMANITÉ.

 

Pour le deuxième groupe, qui se trouve au verset dix, leur récompense est triple. D'abord, « gloire » [DOXA : dignité, honneur, louange]. La seconde est « honneur » [TEMPS : une valeur, une estime et un honneur]. La troisième récompense est la « paix » [EIRENE : être en paix].

 

10 Gloire, honneur et paix pour quiconque fait le bien, pour le Juif premièrement, puis pour le Grec!

 

Ces récompenses sont pour la personne qui « fait le bien » [ERGAZOMAI AGATHOS : s'engager à faire le bien]. Nous avons vu que ce groupe de personnes est celui qui a embrassé Dieu à cause de Sa patience, de Sa gentillesse et de Sa grâce. Encore une fois, Paul écrit : « pour le Juif premièrement, puis pour le Grec! »

 

11 Car devant Dieu il n'y a point d'acception de personnes.

 

Pourquoi Paul écrit-il cette dernière phrase? Car « il n'y a point d’acception » avec Dieu. Le mot « d’acception » [PROSOPOLEPSIE : favoritisme, partialité]. Dieu est juste et rendra justice d'une manière juste et non préjudiciable.

 

12 Tous ceux qui ont péché sans la loi périront aussi sans la loi, et tous ceux qui ont péché avec la loi seront jugés par la loi.

13 Ce ne sont pas, en effet, ceux qui écoutent la loi qui sont justes devant Dieu, mais ce sont ceux qui la mettent en pratique qui seront justifiés.

14 Quand les païens, qui n'ont point la loi, font naturellement ce que prescrit la loi, ils sont, eux qui n'ont point la loi, une loi pour eux-mêmes;

15 ils montrent que l'oeuvre de la loi est écrite dans leurs coeurs, leur conscience en rendant témoignage, et leurs pensées s'accusant ou se défendant tour à tour.

16 C'est ce qui paraîtra au jour où, selon mon Évangile, Dieu jugera par Jésus-Christ les actions secrètes des hommes.

 

Paul va maintenant montrer en quoi Dieu est impartial envers l'humanité. Il parlera des pécheurs, que nous sommes tous.

 

12 Tous ceux qui ont péché sans la loi périront aussi sans la loi, et tous ceux qui ont péché avec la loi seront jugés par la loi.

 

Il n'y a pas de limite numérique à « tous ceux » [HOSOS : autant que, tout cela]. Ce premier groupe de personnes avec qui Dieu est impartial sont ceux qui « ont péché » [HAMARTANO : manquer la marque, l'offense, le péché]. C'est le groupe de personnes qui ont toutes quelque chose en commun, c'est‑à-dire qu'elles sont des êtres pécheurs. Leur particularité est qu'elles ont péché « sans la loi » [ANOMOS : sans loi]. Parce que Dieu ne leur avait pas donné la Loi, ce groupe de personnes est connu sous le nom de Grecs (non-Juifs). Ainsi, le peuple : « périront » [APOLLUMI : détruire, mourir, périr] « sans loi » [ANOMOS : même mot grec que ci-dessus]. Les Gentils qui n'ont pas la Loi seront jugés sans la Loi. Nous verrons les explications au verset quatorze.

 

v.12 … et tous ceux qui ont péché avec la loi seront jugés par la loi.

 

Le deuxième groupe de personnes mentionné est également composé de pécheurs. Remarquez à nouveau : « tous ceux »; c'est le même mot grec que dans la première partie du verset douze. Il s’agit d’un nombre illimité, donc tous ceux qui sont sous la Loi. Ce sont ceux qui ont péché « avec la loi » [NOMOS : un règlement, un principe, une loi]. Ainsi, ce groupe de pécheurs est la nation juive, car ce sont eux qui ont reçu la Loi par Moïse. Ces personnes seront « jugées » [KRINO : distinguer, décider, ou condamner] par la « loi » [NOMOS : un règlement, un principe, ou une loi]. Quant à ce groupe, ils ont reçu la Loi et ils seront jugés selon la Loi.

 

13 Ce ne sont pas, en effet, ceux qui écoutent la loi qui sont justes devant Dieu, mais ce sont ceux qui la mettent en pratique qui seront justifiés.

 

Paul ouvre ce que nous pourrions appeler un concept théologique qui pourrait être nouveau pour ses lecteurs. Il écrit : « CE NE SONT PAS » - ce qui est facile à comprendre. Ce ne sont pas ceux qui « écoutent » [AKROATES : simplement entendre]. Maintenant, c'est TRÈS IMPORTANT, ce ne sont pas ceux qui entendent la « loi » (la Loi de Moïse) qui sont « justes » [DIKAIOS : innocent, saint ou juste] aux yeux de Dieu. En d'autres termes : si vous entendez juste la Loi de Dieu, cela NE VOUS REND PAS juste devant Dieu! Alors qu'est-ce qui vous place juste devant le Seigneur? Paul écrit : mais ce sont ceux qui la mettent en « pratique » [POIETES : un exécuteur de la loi] qui « seront justes » [DIKAIOO : rendre juste ou innocent]. Beaucoup sont ceux du passé et du présent qui croient qu'écouter la Loi dans une synagogue est suffisant pour être un "bon Juif" et juste devant le Seigneur. La Bible dit NON, cela ne vous justifie pas. Tout comme aller à l'église ne rend pas juste le non‑juif. C'est lorsque vous faites réellement ce que la Loi dit que cela apportera une justification. Nous savons tous que personne n'est capable de garder parfaitement la Loi de Dieu - personne. Le Messie est venu et a vécu une vie parfaite afin qu'Il puisse me donner Sa justice. Amen! Paul expliquera cela plus tard.

 

14 Quand les païens, qui n'ont point la loi, font naturellement ce que prescrit la loi, ils sont, eux qui n'ont point la loi, une loi pour eux-mêmes;

15 ils montrent que l'oeuvre de la loi est écrite dans leurs coeurs, leur conscience en rendant témoignage, et leurs pensées s'accusant ou se défendant tour à tour.

16 C'est ce qui paraîtra au jour où, selon mon Évangile, Dieu jugera par Jésus-Christ les actions secrètes des hommes.

 

Paul explique ce qu'il voulait dire dans la première partie du verset douze concernant les Gentils jugés sans Loi. Comment se peut-il? Paul explique que lorsque les Gentils « qui n’ont point la loi » (il est donc sans la Loi donnée à Moïse) font « naturellement » [PHUSIS : croissance par germination] ce que dit la Loi, alors les Gentils deviennent sous « la loi » [NOMOS : une loi, un règlement, un principe] parce que c'est devenu naturellement une « loi » pour eux-mêmes. Bien que les Gentils n'aient pas reçu la Loi de Moïse, ils s'y conforment naturellement sans le savoir. Ils ne volent pas, ne tuent pas, etc.

 

15 ils montrent que l'oeuvre de la loi est écrite dans leurs coeurs, leur conscience en rendant témoignage, et leurs pensées s'accusant ou se défendant tour à tour.

 

Paul continue de prouver ce qu'il voulait dire. Paul écrit que les Gentils « montrent » [ENDEIGMA : une indication, une manifestation] « l’œuvre » [ERGON : travailler, labeur, labeur; de la loi « dans » [GRAPTOS : inscrit, écrit] leurs « cœurs » [KARDIA : le cœur, au figuré les pensées ou les sentiments de l'esprit]. Un Gentil est patient, aimant et attentionné. Par conséquent, il reflète que la Loi de Dieu est imprimée dans son cœur, même s'il n'est pas juif.

 

Paul écrit aussi que leur « conscience » [SUNEIDESIS : co‑perception, conscience morale] porte un « témoignage » [SUMMARTUREO : témoigner conjointement, collaborer avec]. Leurs « pensées » [LOGISMOS : calcul, raisonnement, pensée], soit « accusent » [KATEGOREO : accuser d'une offense, accusent], soit « défendent » [APOLOGEOMAI : rendre compte, faire une défense]. La preuve que la Loi de Dieu est dans leur cœur est que lorsqu'ils font quelque chose, leur conscience accusera la personne ou la défendra.

 

16 C'est ce qui paraîtra au jour où, selon mon Évangile, Dieu jugera par Jésus-Christ les actions secrètes des hommes.

 

Ce verset manifeste le jugement impartial de Dieu envers les Juifs et les Gentils. Le Gentil ne pourra pas dire : "je ne connaissais pas la Loi, je ne suis pas Juif". Le Seigneur Dieu dira que vous n'êtes pas Juif, mais la Loi donnée aux Juifs était inscrite dans votre cœur. La preuve en est que votre conscience vous a troublé lorsque vous avez fait quelque chose qui était contraire à Sa Loi.

 

C'est ce qui apparaîtra quand Dieu « jugera » [KRINO : distinguer, décider, condamner] les « actions secrètes » [KRUPTE : un lieu caché, un secret] des gens. Toutes choses seront dévoilées devant le Seigneur. Personne ne pourra rien lui cacher ou avoir une excuse pour son péché.

 

Enfin, Paul écrit : « selon mon Évangile ». Ainsi en est-il de la Bonne Nouvelle qu'il a reçue par Jésus-Christ le Messie.

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07 Romans 2:1-16

L’épître aux Romains

08 – Impartialité de Dieu envers les Juifs

 

Romains 2

17 Toi qui te donnes le nom de Juif, qui te reposes sur la loi, qui te glorifies de Dieu,

18 qui connais sa volonté, qui apprécies la différence des choses, étant instruit par la loi;

19 toi qui te flattes d'être le conducteur des aveugles, la lumière de ceux qui sont dans les ténèbres,

20 le docteur des insensés, le maître des ignorants, parce que tu as dans la loi la règle de la science et de la vérité;

21 toi donc, qui enseignes les autres, tu ne t'enseignes pas toi-même! Toi qui prêches de ne pas dérober, tu dérobes!

22 Toi qui dis de ne pas commettre d'adultère, tu commets l'adultère! Toi qui as en abomination les idoles, tu commets des sacrilèges!

23 Toi qui te fais une gloire de la loi, tu déshonores Dieu par la transgression de la loi!

24 Car le nom de Dieu est à cause de vous blasphémé parmi les païens, comme cela est écrit.

(LSG)

 

Nous verrons dans cette section que ce n'est pas parce que la nation juive avait été choisie pour être la lumière de Dieu pour les nations (Ésaïe 46 :2; 49 :6), et avait reçu la Loi de Moïse ainsi que les oracles de Dieu, qu'elle était automatiquement juste devant le Seigneur.

 

17 Toi qui te donnes le nom de Juif, qui te reposes sur la loi, qui te glorifies de Dieu,

18 qui connais sa volonté, qui apprécies la différence des choses, étant instruit par la loi;

19 toi qui te flattes d'être le conducteur des aveugles, la lumière de ceux qui sont dans les ténèbres,

20 le docteur des insensés, le maître des ignorants, parce que tu as dans la loi la règle de la science et de la vérité;

 

Dans ces versets, l'apôtre Paul décrit ce que les Juifs pensaient d'eux-mêmes. N'oublions pas que Paul était fier de son héritage juif, comme nous le voyons :

 

Actes 22

1 Hommes frères et pères, écoutez ce que j'ai maintenant à vous dire pour ma défense!

2 Lorsqu'ils entendirent qu'il leur parlait en langue hébraïque, ils redoublèrent de silence. Et Paul dit:

3 je suis Juif, né à Tarse en Cilicie; mais j'ai été élevé dans cette ville-ci, et instruit aux pieds de Gamaliel dans la connaissance exacte de la loi de nos pères, étant plein de zèle pour Dieu, comme vous l'êtes tous aujourd'hui.

4 J'ai persécuté à mort cette doctrine, liant et mettant en prison hommes et femmes.

5 Le souverain sacrificateur et tout le collège des anciens m'en sont témoins. J'ai même reçu d'eux des lettres pour les frères de Damas, où je me rendis afin d'amener liés à Jérusalem ceux qui se trouvaient là et de les faire punir.

 

Alors, regardons à quoi s'identifiaient les Juifs de l'époque de Paul :

 

1. Un Juif (v.17) : c'était très important, parce que s'il était d'origine juive, il était des enfants d'Abraham, à qui Dieu Tout-Puissant avait donné les promesses d'une terre et d'un peuple. Étant donc de la postérité d'Abraham, le Juif, était l’héritier promis par Dieu.

 

2. Reposes sur la Loi (v.17) : qui signifie [EPANAPAUOMAI : s'installer, s'appuyer sur]. C'est le fondement de la vie religieuse et civile des Juifs. Ces lois régissaient tous les aspects de leur vie. Ils savaient qu'elle était parfaite (Ps. 19 :7), et qu'ils devaient y marcher pour être bénis (Ps. 119 :1). Malheureusement, au moment où Jésus est venu, l'élite religieuse avait tordu la Loi de Dieu à un point tel qu'elle était devenue un fardeau pour le peuple. C'est pourquoi Jésus appela le peuple à lui et dit dans Matt. 11 :30 : "Car mon joug est doux et mon fardeau est léger."

 

3. Glorifies en Dieu (v.17) : qui signifie [KAUCHAOMAI : se vanter, se glorifier]. Ils étaient si fiers de dire que le Dieu d'Israël était le seul vrai Dieu (ce qui est vrai). Cependant, leur attitude envers les non-juifs n'était pas ce que Dieu désirait, comme nous voyons Jésus l’enseigner dans Sa parabole du "Bon Samaritain" (Luc 10 :29-37). Ils se vantaient en Dieu, mais n'étaient pas la lumière spirituelle des nations.

 

4. Connais sa volonté (v.18) : La volonté de Dieu avait été révélée à Son peuple, principalement à travers Moïse et les prophètes qui lui avaient été envoyés. On leur a dit de chercher (Ésaïe 34 :16), d'entendre ou de lire (Ex. 24:7), de se souvenir (Josué 1 :13) et de chérir (Ps. 119 :162) la Parole de Dieu (qui est Sa volonté).

 

5. Qui apprécies la différence des choses (v.18) : En d'autres termes, ils étaient en accord avec la révélation de la Parole de Dieu. Pour eux, c’était « différent » [DIAPHERO : dépasser, être meilleur, l'excellence]. Ils savaient et acceptaient que la Parole de Dieu était de loin supérieure à toute autre chose dans ce monde.

 

6. Étant instruit par la loi (v.18) : qui signifie [KATECHEO : endoctriner, instruire, enseigner]. Depuis leur plus jeune âge, ils avaient été instruits dans les voies du Seigneur Dieu, soit par leurs parents (Deut. 6 :7), soit à travers toutes les cérémonies et fêtes spirituelles (Exode 23 :14) auxquelles ils étaient appelés à assister.

 

7. Toi qui te flattes d'être le conducteur des aveugles (v.19) : Ici, nous voyons qu'ils pensaient beaucoup à eux-mêmes. Toi qui te « flattes » [PEITHO : convaincre, avoir confiance]. Ils étaient vraiment convaincus qu'ils connaissaient Dieu, et qu'ils étaient la meilleure nation du monde. Ils se considéraient même comme des « conducteurs » [HODEGOS : un chef d'orchestre, un chef guide] pour les « aveugles » [TUPHLOS : opaque, aveugle]. Il faut comprendre que ce sont les aveugles spirituels dont on parle. Ils auraient pu penser qu'ils étaient des guides pour les aveugles, mais Jésus leur a dit qu'ils étaient des "guides aveugles" (Matt. 5 :16-19).

 

8. La lumière de ceux qui sont dans les ténèbres (v.19) : Lumière qui signifie [PHOS : briller, lumineux, lumière]. Comme Jésus a dit à Ses disciples d'être la "lumière du monde" (Matt. 5 :14-16), la nation juive était censée être un phare pour que tout le monde puisse le voir. Encore une fois, cela doit être compris dans un sens spirituel.

 

9. Le docteur des insensés (v.20) : Ils se voyaient aussi comme « docteurs » [PAIDEUTES : un dresseur, un enseignant] des « insensés » [APHRON : insensé, stupide]. Malheureusement, quand ils ont fait cela, leurs élèves sont devenus pires qu'eux! Nous voyons Jésus condamner les religieux pour avoir fait cela :

 

Matthieu 23

15 Malheur à vous, scribes et pharisiens hypocrites! parce que vous courez la mer et la terre pour faire un prosélyte; et, quand il l'est devenu, vous en faites un fils de la géhenne deux fois plus que vous.

 

10. Le maître des ignorants (v.20) : maître qui signifie [DIDASKALOS : un instructeur, un maître ou un enseignant]. Ils enseignaient à ceux qu'ils considéraient comme « ignorants » [NEPIOS : un nourrisson ou une personne immature].

 

v.20 … parce que tu as dans la loi la règle de la science et de la vérité;

 

Cette dernière section est comme un résumé des dix facettes que Paul vient de décrire. Ils se considéraient comme étant l'expression extérieure de la « science » [GNOSE : savoir, science, connaissance], et aussi de la « vérité » [ALETHEIA : la vérité, en vérité], qui est dans la « loi » [NOMOS : règlement, principe, loi]. Si vous êtes l'incarnation de la connaissance et de la vérité, alors qui peut dire que vous vous trompez - personne! Vous pouvez voir pourquoi Jésus a appelé l'élite religieuse des hypocrites à plusieurs reprises (Matt. 22 :18; 23 :13,14,15,23,25,27,29).

 

21 toi donc, qui enseignes les autres, tu ne t'enseignes pas toi-même! Toi qui prêches de ne pas dérober, tu dérobes!

22 Toi qui dis de ne pas commettre d'adultère, tu commets l'adultère! Toi qui as en abomination les idoles, tu commets des sacrilèges!

23 Toi qui te fais une gloire de la loi, tu déshonores Dieu par la transgression de la loi!

24 Car le nom de Dieu est à cause de vous blasphémé parmi les païens, comme cela est écrit.

 

Le mot « donc » est une conjonction qui relie directement ce qui a été dit aux v.17-20 avec les v.21-24. Autrement dit, Paul écrit : parce que vous vous voyez ainsi, pourquoi alors agissez-vous ainsi? Voyons ce qui a irrité Paul à leur sujet.

 

21 toi donc, qui enseignes les autres, tu ne t'enseignes pas toi-même! Toi qui prêches de ne pas dérober, tu dérobes!

 

C'était le principal problème. Ils enseignaient aux autres, mais refusaient d'être enseignés par leurs propres enseignements. Paul écrit : « tu ne t'enseignes pas toi-même! ». Il semble que la Loi qui a été enseignée s'appliquait UNIQUEMENT à ceux qu'ils enseignaient et non à eux-mêmes. Nous avons déjà vu qu'ils étaient gonflés d’orgueil à l'idée qu'ils incarnaient le savoir et la vérité. Les croyants Corinthiens avaient aussi ce problème. À quatre reprises, l'apôtre Paul écrit sur le fait de ne pas être "orgueilleux" (1 Cor. 4 :6,18,19; 5 :2). Paul poursuit en donnant des exemples de ce dont il parle.

 

11. Toi qui prêches de ne pas dérober, tu dérobes! (v.21). Des gens qui semblaient justes enseignaient aux autres qu'ils ne devaient pas voler (Ex. 20 :15). En tant qu'étudiant, qu'est-ce que cela vous dit lorsque votre professeur fait le contraire de ce qu'il vous enseigne?

 

22 Toi qui dis de ne pas commettre d'adultère, tu commets l'adultère! Toi qui as en abomination les idoles, tu commets des sacrilèges!

 

12. Toi qui dis de ne pas commettre d'adultère, tu commets l'adultère! (v.22). C'est un autre des Dix Commandements (Ex. 20 :14). Il semble qu'il leur était plus facile de dire : "ne fais pas ça" que de s'abstenir de le faire eux-mêmes. Un autre bel exemple pour un enseignant.

 

13. Toi qui as en abomination les idoles, tu commets des sacrilèges! (v.22). Ils l'avaient fait auparavant. Dans le passé, ceux qui auraient dû s'occuper du temple de Dieu ont parfois abandonné leurs devoirs sacrés et, par le fait même, ont profané la Maison du Seigneur (Né. 13 :4-11; Mal. 3 :8,9; Matt. 21 12,13).

 

23 Toi qui te fais une gloire de la loi, tu déshonores Dieu par la transgression de la loi!

 

14. Toi qui te fais une gloire de la loi, tu déshonores Dieu par la transgression de la loi! (v.23). Cela semble être une déclaration générale. Ils ont appris à craindre Dieu, à être bons, et respectueux des lois. Ils disaient qu'ils étaient la "lumière", pourtant ils projetaient le mal et les ténèbres avec leur « transgression » [PARABASE : violation, rupture, transgression]. Ils ont enfreint la Loi de Dieu, ayant pour résultat : « tu déshonores » [ATIMAZO : rendre infâme, déshonorer, honte, mépriser] le Seigneur. Ils ont fait honte au saint nom de Dieu, non pas en enseignant la Loi de Dieu, mais en se moquant d’elle dans leur vie.

 

24 Car le nom de Dieu est à cause de vous blasphémé parmi les païens, comme cela est écrit.

 

Voici une citation du prophète Ésaïe :

 

Ésaïe 52

4 Car ainsi parle le Seigneur, l'Éternel: Jadis mon peuple descendit en Égypte, pour y séjourner; Puis l'Assyrien l'opprima sans cause.

5 Et maintenant, qu'ai-je à faire, dit l'Éternel, Quand mon peuple a été gratuitement enlevé? Ses tyrans poussent des cris, dit l'Éternel, Et toute la durée du jour mon nom est outragé.

6 C'est pourquoi mon peuple connaîtra mon nom; C'est pourquoi il saura, en ce jour, Que c'est moi qui parle: me voici!

 

Non seulement le nom de Dieu a été couvert de honte par leurs actions au sein de la communauté juive, mais leur hypocrisie spirituelle a également amené les Gentils à s'en moquer! Si les Juifs se moquent ou blasphèment le nom de Dieu, ils auront leur juste récompense, tout comme les Gentils. Dieu n'est pas partial.

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08 Romans 2:17-24

L’épître aux Romains

09 – Circoncis ou non?

 

Romains 2

25 La circoncision est utile, si tu mets en pratique la loi; mais si tu transgresses la loi, ta circoncision devient incirconcision.

26 Si donc l'incirconcis observe les ordonnances de la loi, son incirconcision ne sera-t-elle pas tenue pour circoncision?

27 L'incirconcis de nature, qui accomplit la loi, ne te condamnera-t-il pas, toi qui la transgresses, tout en ayant la lettre de la loi et la circoncision?

28 Le Juif, ce n'est pas celui qui en a les dehors; et la circoncision, ce n'est pas celle qui est visible dans la chair.

29 Mais le Juif, c'est celui qui l'est intérieurement; et la circoncision, c'est celle du coeur, selon l'esprit et non selon la lettre. La louange de ce Juif ne vient pas des hommes, mais de Dieu.

(LSG)

 

Dans cette section, Paul continue sa critique de ceux qui se sont glorifiés dans la Loi tout en l'enfreignant si facilement. Une chose était certaine, c'est que les Juifs étaient très fiers d'être circoncis. Ce "signe" que vous étiez un Hébreu a d'abord été donné à Abraham par le Seigneur Dieu :

 

Genèse 17

10 C'est ici mon alliance, que vous garderez entre moi et vous, et ta postérité après toi: tout mâle parmi vous sera circoncis.

11 Vous vous circoncirez; et ce sera un signe d'alliance entre moi et vous.

 

Depuis Abraham, chaque enfant mâle de sa descendance devait être circoncis. Si vous étiez un homme, c'était la preuve que vous faisiez partie de l'alliance de Dieu. Il semble que Paul va ébranler le fondement même de ce que signifie être Juif. Il commence par une déclaration générale :

 

25 La circoncision est utile, si tu mets en pratique la loi; mais si tu transgresses la loi, ta circoncision devient incirconcision.

 

Paul écrit : « utile » [OPHELEO : être utile, le bénéfice] à propos de la circoncision. Il semble que la valeur de la circoncision n’est estimée que si tu « mets en pratique » [PRASSO : exécuter à plusieurs reprises, recueillir] la « loi » [NOMOS : règlements, principes, loi]. Cela se comprend facilement. Vous pouvez vous glorifier dans la Loi tant que vous la respectez. Ce qui suit est également facile à comprendre. Paul écrit : « mais si tu transgresses la loi » - le mot « transgresses » signifie [PARABATES : un transgresseur, un briseur]. Paul déclare que si vous êtes circoncis, mais que vous enfreignez la Loi (comme nous l'avons vu, l'élite religieuse et ceux qui sont fiers de leur héritage juif le font), il se passe quelque chose d’anormal! Il écrit : « ta circoncision » [PERITOME : la circoncision] devient « incirconcision » [AKROBUSTIA : incirconcision, au figuré non régénéré].

 

26 Si donc l'incirconcis observe les ordonnances de la loi, son incirconcision ne sera-t-elle pas tenue pour circoncision?

 

Guidé par le Saint-Esprit, Paul pose une question à laquelle ils doivent réfléchir. Que se passe-t-il lorsqu'un « incirconcis » (Paul fait référence à tous ceux qui ne sont pas Juifs ou qui ne sont pas devenus des prosélytes et ne portent pas le signe de l'alliance dans leur chair), « observe » [PAULASSO : veiller, être sur ses gardes et persévérer] les « ordonnances » [DIKAIOMA : jugement, justice et ordonnance] de la Loi? Supposons qu'un homme ne soit pas circoncis, mais qu'il suive ce que dit la Loi - où se situe-t-il devant Dieu? Il conclut en disant que même s'il n'est pas circoncis, son respect de la Loi sera « tenu » [LOGIZOMAI : conclure] comme circoncision? C'est comme si Paul disait : vous avez ici deux personnes, l'une est circoncise et enfreint la Loi, et l'autre n'est pas circoncise, mais observe la Loi - laquelle est juste devant Dieu?

 

27 L'incirconcis de nature, qui accomplit la loi, ne te condamnera-t-il pas, toi qui la transgresses, tout en ayant la lettre de la loi et la circoncision?

 

Nous pouvons connaître sa conclusion par ce verset, n’est-ce pas évident! Les incirconcis sont justifiés devant le Seigneur Dieu, parce qu'ILS FONT ce que la Loi exige. Cela me rappelle un des enseignements de Jésus :

 

Matthieu 21

28 Que vous en semble? Un homme avait deux fils; et, s’adressant au premier, il dit : Mon enfant, va travailler aujourd’hui dans ma vigne.

29 Il répondit : Je ne veux pas. Ensuite, il se repentit, et il alla.

30 S’adressant à l’autre, il dit la même chose. Et ce fils répondit : Je veux bien, seigneur. Et il n’alla pas.

31 Lequel des deux a fait la volonté du père? Ils répondirent : Le premier. Et Jésus leur dit : Je vous le dis en vérité, les publicains et les prostituées vous devanceront dans le royaume de Dieu.

32 Car Jean est venu à vous dans la voie de la justice, et vous n’avez pas cru en lui. Mais les publicains et les prostituées ont cru en lui; et vous, qui avez vu cela, vous ne vous êtes pas ensuite repentis pour croire en lui.

 

Le frère qui a dit qu’il ferait le travail, mais qui n’a pas fait la volonté de son père est comme le circoncis qui fait croire qu’il fait ce qu’il doit faire, mais ne le fait pas.

 

Si l’incirconcis de « nature » [PHUSIS : germination par expansion, nature et naturellement] « accomplit » [TELEO : conclure, accomplir, achever] la Loi, il fera quelque chose d’étonnant!

 

v.27 … ne te condamnera-t-il pas, toi qui la transgresses, tout en ayant la lettre de la loi et la circoncision?

 

Il te « condamnera » [KRINO : distinguer, conclure, déterminer]. C'était probablement l'une des plus grandes insultes qu'un Juif pouvait recevoir! Comment un Gentil, un Païen en plus, pourrait-il jamais me juger? Je suis circoncis, participant à l'alliance entre Dieu et Abraham. Vous n'avez certainement pas le droit de me juger! Ils le feront, et Paul leur dit pourquoi. C'est à cause de certaines choses.

 

La première est qu'ils ont reçu la « lettre de loi ». Ceci est la Loi et les Prophètes que l'on trouve dans l'Ancien Testament. Dieu leur avait donné, parce qu'ils étaient Son peuple. La seconde est qu'eux aussi avaient reçu la « circoncision » dont nous avons abondamment parlé. Ayant ces deux provisions de Dieu, qu'est-ce qu'ils en ont fait? Ils sont devenus transgresseurs de la Loi. Cela signifie qu'ils ont violé, enfreint et transgressé la Loi divine. C'est pourquoi les Gentils qui se sont repentis et ont reçu Jésus comme leur Messie pourront juger ceux qui avaient tout reçu, mais qui ont été négligents avec ces précieux dons de Dieu.

 

28 Le Juif, ce n'est pas celui qui en a les dehors; et la circoncision, ce n'est pas celle qui est visible dans la chair.

29 Mais le Juif, c'est celui qui l'est intérieurement; et la circoncision, c'est celle du coeur, selon l'esprit et non selon la lettre. La louange de ce Juif ne vient pas des hommes, mais de Dieu.

 

Paul termine ces quelques versets en expliquant ce que signifie réellement être Juif. Il déclare d'abord qu'un Juif n’en est pas un du « dehors » [PHANEROS : brillant, apparent ou extérieur]. Il écrit alors : « ce n'est pas celle qui est visible dans la chair. » Il ose écrire que la vraie circoncision n'est pas celle qui est extérieurement, dans la chair. En d'autres termes, ce n'est pas parce que vous avez été circoncis dans la chair que vous êtes un vrai Juif. Alors qu'est-ce qu'un VRAI Juif?

 

Paul donne la réponse. Un Juif « c'est celui qui l'est intérieurement » [KRUPTE : un lieu caché, un secret]. Mais, où est cette circoncision cachée dont parle Paul? Il écrit que la circoncision est celle du « cœur » [KARDIA : le cœur, au figuré les pensées ou les sentiments de l'esprit]. C'est là que réside la vraie circoncision, c'est du cœur et non du prépuce. Comment cela pourrait-il se faire? Qui peut circoncire le cœur? Paul écrit que cela a été fait par « l'Esprit ». C'est le Saint-Esprit qui change l’esprit et le cœur des vrais croyants. Ézéchiel (18 :31 et 36 :26) et Jérémie (31 :31-33) nous en parlent tous les deux.

 

La circoncision ne se faisait pas selon la « lettre » [GRAMMA : un écrit, une note ou une lettre]. Paul fait référence à la Loi. La Loi ne peut pas changer votre cœur, cela ne fait que vous condamner (Rom. 7 :7, Gal. 3 :10). Si c'était selon « la lettre », l'homme pourrait se vanter, démontrant à quel point il est bon et juste. Paul dit : "non"; ce n'est pas par la lettre, mais par l'Esprit, et la gloire appartient à Dieu qui fait tout cela. Souvenons-nous de ce que Paul a écrit aux Galates :

 

 

Galates 3

23 Avant que la foi vînt, nous étions enfermés sous la garde de la loi, en vue de la foi qui devait être révélée.

24 Ainsi la loi a été comme un pédagogue pour nous conduire à Christ, afin que nous fussions justifiés par la foi.

25 La foi étant venue, nous ne sommes plus sous ce pédagogue.

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09 Romans 2:25-29

L’épître aux Romains

10 – Paul défend le jugement de Dieu

 

Romains 3

1 Quel est donc l'avantage des Juifs, ou quelle est l'utilité de la circoncision?

2 Il est grand de toute manière, et tout d'abord en ce que les oracles de Dieu leur ont été confiés.

3 Eh quoi! si quelques-uns n'ont pas cru, leur incrédulité anéantira-t-elle la fidélité de Dieu?

4 Loin de là! Que Dieu, au contraire, soit reconnu pour vrai, et tout homme pour menteur, selon qu'il est écrit: Afin que tu sois trouvé juste dans tes paroles, Et que tu triomphes lorsqu'on te juge.

5 Mais si notre injustice établit la justice de Dieu, que dirons-nous? Dieu est-il injuste quand il déchaîne sa colère? (Je parle à la manière des hommes.)

6 Loin de là! Autrement, comment Dieu jugerait-il le monde?

7 Et si, par mon mensonge, la vérité de Dieu éclate davantage pour sa gloire, pourquoi suis-je moi-même encore jugé comme pécheur?

8 Et pourquoi ne ferions-nous pas le mal afin qu'il en arrive du bien, comme quelques-uns, qui nous calomnient, prétendent que nous le disons? La condamnation de ces gens est juste.

(LSG)

 

Dans notre dernière section, Paul est arrivé à la conclusion que les Juifs et les Gentils n'étaient pas meilleurs, parce que les deux groupes enfreignent la Loi et, à cause de cela, ils seront jugés. Si vous êtes Juif, ce sera selon la Loi, et si vous êtes un Gentil, selon la Loi que vous avez dans votre conscience.

 

Romains 3

1 Quel est donc l'avantage des Juifs, ou quelle est l'utilité de la circoncision?

2 Il est grand de toute manière, et tout d'abord en ce que les oracles de Dieu leur ont été confiés.

 

Paul demande s'il y a un « avantage » [PERISSOS : extrêmement abondant] d'être juif. Quelle est « l’utilité » [OPHELEIA : l'utilité, l'avantage ou le profit] d'être circoncis. Si leur circoncision est annulée quand ils pêchent, existe-t-il quand même pour eux un avantage sur les Gentils? Paul dit oui, et il écrit : « grand » [POLUS : beaucoup, grand]. Paul écrit qu'ils ont eu un privilège; les « oracles » [LOGION : un énoncé, un oracle, (Sa Parole)] de Dieu ont été « confiés » [PISTEUO : avoir la foi, confier] à la nation juive.

 

Ce sont eux qui ont été chargés de préserver la Parole de Dieu. Ils avaient ce qu'aucune autre nation ne possédait : les Saintes Écritures, les paroles mêmes du Tout-Puissant. Ils devaient les garder et les protéger pour les générations futures.

 

3 Eh quoi! si quelques-uns n'ont pas cru, leur incrédulité anéantira-t-elle la fidélité de Dieu?

4 Loin de là! Que Dieu, au contraire, soit reconnu pour vrai, et tout homme pour menteur, selon qu'il est écrit: Afin que tu sois trouvé juste dans tes paroles, Et que tu triomphes lorsqu'on te juge.

 

Paul poursuit sa réflexion et pose une autre question. Les Juifs avaient les oracles de Dieu, mais certains « n’ont pas cru » [APISTEO : être incrédule, ne pas croire]. Ce n’était pas tout le monde qui y croyait, alors quel est le résultat de leur manque de foi? Cela signifie-t-il que le plan de Dieu est ruiné? Veuillez noter que certains y croyaient et d'autres non. N'en est-il pas de même aujourd'hui? Certaines personnes viennent à Christ et d'autres le rejettent!

 

Ceux qui ne croient pas court-circuiteront-ils, ou leur incrédulité « anéantira‑t-elle » [KATARGEO : abolir, cesser, détruire] la « fidélité » [PISTIS : la croyance, la conviction morale de la vérité] de Dieu? En d'autres termes, le péché d'incrédulité peut-il empêcher Dieu de faire ce qu'Il a promis de faire? Si l'homme rompt l'alliance avec Dieu, est-ce que Dieu rompt Son alliance avec l'homme?

 

Paul écrit : « loin de là », ce qui signifie : "que cela ne soit pas" en grec. La pensée de Paul en cette matière est : JAMAIS. Paul croyait en la fidélité sans faille du Seigneur Dieu, aux promesses qu'il avait faites. Si vous comparez les humains à Dieu, écrit Paul, que Dieu soit reconnu pour « vrai » [ALETHES : vrai, en vérité] et que tout homme, soit appelé « menteur » [PSEUTES : un falsificateur, un menteur]. En d'autres termes, s'il y a quelqu'un en qui vous pouvez avoir confiance pour tenir sa parole, ce n'est pas l'homme, mais Dieu, comme il est écrit :

 

Nombres 23

19 Dieu n'est point un homme pour mentir, Ni fils d'un homme pour se repentir. Ce qu'il a dit, ne le fera-t-il pas? Ce qu'il a déclaré, ne l'exécutera-t il pas?

 

Puis, Paul cite le Psaume 51 :4.

 

Psaumes 51

4 (51:6) J'ai péché contre toi seul, Et j'ai fait ce qui est mal à tes yeux, En sorte que tu seras juste dans ta sentence, Sans reproche dans ton jugement.

 

Paul cite ce Psaume de David dans lequel il s'est repenti de son péché avec Bath-Shéba, lorsque le prophète Nathan l'a confronté. David confessait qu'il avait tort et que Dieu serait juste dans Son jugement contre lui. Dieu est toujours juste et droit dans Ses jugements. Remarquez que les péchés de David n'ont rien enlevé à la fidélité de Dieu à garder Son alliance.

 

5 Mais si notre injustice établit la justice de Dieu, que dirons-nous? Dieu est-il injuste quand il déchaîne sa colère? (Je parle à la manière des hommes.)

6 Loin de là! Autrement, comment Dieu jugerait-il le monde?

7 Et si, par mon mensonge, la vérité de Dieu éclate davantage pour sa gloire, pourquoi suis-je moi-même encore jugé comme pécheur?

8 Et pourquoi ne ferions-nous pas le mal afin qu'il en arrive du bien, comme quelques-uns, qui nous calomnient, prétendent que nous le disons? La condamnation de ces gens est juste.

 

Ici, nous avons ce qui semble être une question rhétorique - quelque chose qui nous fait vraiment réfléchir. En relation avec ce que le roi David avait écrit dans le Ps. 51 :4, Paul propose une question époustouflante. Nous devons nous rappeler que David venait de témoigner que son péché manifestait la justice de Dieu. Donc si notre « injustice » [ADIKIA : une injustice (légale ou morale)] manifeste la « justice » [DIKAIOKRISIA : une phrase juste] de Dieu, "que dirons-nous?"

 

Autrement dit, si Dieu utilise ma nature pécheresse pour Se glorifier en démontrant Sa droiture et Sa sainteté, n'est-Il pas « injuste » [ADIKOS : injuste, méchant, perfide] lorsqu'Il inflige Sa « colère » [ORGE : passion violente, colère] sur moi? Après tout, ne suis-je pas, en un sens, un collaborateur avec le Seigneur?

 

6 Loin de là! Autrement, comment Dieu jugerait-il le monde?

7 Et si, par mon mensonge, la vérité de Dieu éclate davantage pour sa gloire, pourquoi suis-je moi-même encore jugé comme pécheur?

8 Et pourquoi ne ferions-nous pas le mal afin qu'il en arrive du bien, comme quelques-uns, qui nous calomnient, prétendent que nous le disons? La condamnation de ces gens est juste.

 

La réponse de Paul à cette question rhétorique est très forte : « Loin de là ». Cela suppose "que Dieu soit trouvé vrai" en grec. La question n'est pas ce qui ressort de nos péchés et leurs résultats, mais la nature même de ce qu'est le péché - une rébellion contre la nature même de Dieu. Dieu juge le péché parce que c'est un péché, et non parce que celui-ci apporte, d'une certaine manière, quelque bien.

 

S'il en était ainsi, Dieu ne jugerait pas mon péché de vol si je donnais le produit aux pauvres. Il ne pourrait pas non plus juger le meurtre de quelqu'un de mauvais, parce que commis dans le but d’apporter la paix et d’arrêter la souffrance. Le péché doit être jugé quoi qu'il arrive, et c'est ce que Dieu fait.

 

7 Et si, par mon mensonge, la vérité de Dieu éclate davantage pour sa gloire, pourquoi suis-je moi-même encore jugé comme pécheur?

 

La réponse à cette question est simplement, parce que VOUS ÊTES un pécheur. Comme nous le verrons plus loin dans ce chapitre, tous les péchés doivent être jugés. Il n'y a pas de "bon péché". Lorsque nous saisissons ce concept, nous devrions être poussés à courir vers Jésus le Messie, à nous repentir de nos péchés et à lui demander de devenir notre Sauveur du jugement à venir. Nous devons également nous rappeler que tout cela est dans le contexte plus large de ceux qui pensaient qu'ils étaient justes devant le Seigneur.

 

8 Et pourquoi ne ferions-nous pas le mal afin qu'il en arrive du bien, comme quelques-uns, qui nous calomnient, prétendent que nous le disons? La condamnation de ces gens est juste.

 

Paul explique la raison pour laquelle il pose cette question rhétorique. C'est parce que certaines personnes « prétendent » [PHEMI : montrer, ou faire connaître, nos pensées] l'énoncé suivant : "Faisons le mal, afin que le bien en ressorte". Ici, nous voyons comment un cœur rempli de péché peut déformer la vérité pour se sentir à l'aise avec son péché.

 

L'esprit tordu dit : c'est OK de faire le « mal » [KAKOS : quelque chose sans valeur, dépravé, mauvais ou mauvais]. Faisons des choses qui sont contre le désir de Dieu. Vivons nos vies comme nous le voulons. Faisons toutes sortes de choses dépravées et mauvaises - TANT qu'elles manifestent d'une manière ou d'une autre la justice de Dieu. Si cela était considéré comme acceptable, alors le roi David n'aurait pas dû se repentir de son péché commis avec Beth‑Shéba, parce qu'il manifestait la justice de Dieu.

 

Paul termine cette section en disant : « La condamnation de ces gens est juste. » Le mot « juste » [ENDIKOS : dans le droit, équitable, juste] met fin à la question rhétorique. Dieu est juste puisqu'il condamne le péché réel et non le résultat de celui-ci.

 

Puissions-nous ne jamais croire qu'il est acceptable de pécher si nous considérons que, d'une certaine manière, cela apportera une sorte de gloire au Seigneur.

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10 Romans 3:1-8

L’épître aux Romains

11 – L’impartialité envers toute l’humanité

 

Romains 3

9 Quoi donc! sommes-nous plus excellents? Nullement. Car nous avons déjà prouvé que tous, Juifs et Grecs, sont sous l'empire du péché,

10 selon qu'il est écrit: Il n'y a point de juste, Pas même un seul;

11 Nul n'est intelligent, Nul ne cherche Dieu;

12 (3:11) Tous sont égarés, tous sont pervertis; (3:12) Il n'en est aucun qui fasse le bien, Pas même un seul;

13 Leur gosier est un sépulcre ouvert; Ils se servent de leurs langues pour tromper; Ils ont sous leurs lèvres un venin d'aspic;

14 Leur bouche est pleine de malédiction et d'amertume;

15 Ils ont les pieds légers pour répandre le sang;

16 La destruction et le malheur sont sur leur route;

17 Ils ne connaissent pas le chemin de la paix;

18 La crainte de Dieu n'est pas devant leurs yeux.

19 Or, nous savons que tout ce que dit la loi, elle le dit à ceux qui sont sous la loi, afin que toute bouche soit fermée, et que tout le monde soit reconnu coupable devant Dieu.

20 Car nul ne sera justifié devant lui par les oeuvres de la loi, puisque c'est par la loi que vient la connaissance du péché.

(LSG)

 

Il semble de plus en plus évident que Paul écrit spécifiquement à ceux qui sont, comme lui, Juifs.

 

9 Quoi donc! sommes-nous plus excellents? Nullement. Car nous avons déjà prouvé que tous, Juifs et Grecs, sont sous l'empire du péché,

 

Le « nous » sont les descendants d'Abraham. Le peuple juif est-il plus « excellent »? [PROECHOMAI : se tenir devant les autres]. Encore une fois, Paul est franc et dit : « nullement » [PANTOS : en aucun cas]. Il rappelle à ses lecteurs qu'il avait déjà expliqué que les Juifs et les Grecs avaient enfreint la Loi de Dieu, soit en ne suivant pas la Loi écrite, soit en enfreignant les lois naturelles que chacun a emmagasinées dans son cœur. Ici, nous voyons que Dieu n'est pas partial envers quiconque enfreint la Loi, et tout le monde enfreint la Loi d'une manière ou d'une autre. Paul s'est naturellement inclus comme étant aussi un pécheur :

 

1 Timothée 1

15 C'est une parole certaine et entièrement digne d'être reçue, que Jésus-Christ est venu dans le monde pour sauver les pécheurs, dont je suis le premier.

 

Ainsi, Paul ne veut pas que ses lecteurs croient simplement que tous ont péché, Juifs et Gentils, juste parce qu'il le dit! Il commence à utiliser les Saintes Écritures pour prouver son point de vue. Alors, il écrit : c'est une « parole » [GRAPHO : graver, décrire, écrire] qui est certaine. Nous devrions tous avoir la même attitude que Paul, et sonder les Écritures pour voir ce qu'elles disent. C'est exactement ce que les habitants de Bérée ont fait :

 

Actes 17

10 Aussitôt les frères firent partir de nuit Paul et Silas pour Bérée. Lorsqu'ils furent arrivés, ils entrèrent dans la synagogue des Juifs.

11 Ces Juifs avaient des sentiments plus nobles que ceux de Thessalonique; ils reçurent la parole avec beaucoup d'empressement, et ils examinaient chaque jour les Écritures, pour voir si ce qu'on leur disait était exact.

 

Alors, regardons ce qui est écrit dans les Écritures concernant l'humanité (Juifs et Gentils) et leur nature pécheresse. Est-ce que quelqu'un se démarque dans la foule? Y a-t-il des exceptions, des gens qui ne pèchent pas? Paul commence par une déclaration générale :

 

v.10… Il n'y a point de juste, Pas même un seul;

11 Nul n'est intelligent, Nul ne cherche Dieu;

12 (3:11) Tous sont égarés, tous sont pervertis; (3:12) Il n'en est aucun qui fasse le bien, Pas même un seul;

 

Ici, Paul cite le Ps. 14 :1-3

 

Verset 10 : « Il n'y a pas un seul juste, pas même un seul ». Veuillez noter que David, sous l'influence du Saint-Esprit, écrit que PERSONNE, PAS MÊME UN, n'est « juste » [DIKAIOS : innocent, saint, juste]. L'affaire est close. Nous ne devrions pas avoir à aller plus loin. La preuve est devant nous; cela devrait suffire, mais Paul continue.

 

Verset 11 : « nul n’est intelligent; nul ne cherche Dieu ». Deux fois il est écrit : PERSONNE; cette fois PERSONNE n’est pas « intelligente » [SUMIEMI : mettre ensemble, comprendre]. Personne ne comprend vraiment Dieu, car il faudrait être Dieu pour pouvoir le faire. PERSONNE ne « cherche » [EKZETEO : chercher, enquêter]. Notre nature pécheresse pointe naturellement vers les choses de la chair et non de l'Esprit. Si ce n'était pas que Dieu nous appelait à lui (comme nous l'avons vu), nous vivrions volontiers dans les ténèbres toute notre vie.

 

Verset 12 : « Tous sont égarés, tous sont pervertis; (3:12) Il n'en est aucun qui fasse le bien, Pas même un seul ». On ne saurait mieux dire pour nous faire comprendre que nous sommes tous des pécheurs. L'écrivain dit : TOUS et AUCUN. Difficile de ne pas comprendre ce qui est écrit! TOUS « se sont égarés » [EKKLINO : s'écarter du chemin]. Nous avons tous dévié du chemin de la sainteté que le Seigneur nous avait donné. À cause de cela, nous nous sommes « pervertis » [ACHREIOO : rendre inutile]. Dans notre état pécheur, nous sommes inutiles pour le service du Seigneur. C'est pourquoi les anges, qui sont utiles à Dieu, sont appelés saints (Matt. 25 :31; Luc 9 :26; Apoc. 14 :10). PERSONNE qui « fasse » [POIEO : faire le] « bien » [CHRESTOTES : utilité, bonté, gentillesse]. Nous devons nous rappeler que l'humanité est comparée à la sainte Loi de Dieu, et selon Sa norme (pas la nôtre), nous ne sommes pas bons les uns envers les autres.

 

13 Leur gosier est un sépulcre ouvert; Ils se servent de leurs langues pour tromper; Ils ont sous leurs lèvres un venin d'aspic;

 

Ici, Paul fait référence à deux autres psaumes (5 et 140) écrits par David. Il commence à donner une description de ce à quoi TOUS les pécheurs ressemblent spirituellement.

 

« Leur gosier est un sépulcre ouvert » (v.13). Remarquez comment Paul emploie tous les instruments de la Parole dans ce verset : la gorge, la langue et les lèvres. Il explique quel instrument le péché utilise pour se manifester, c’est-à-dire notre parole. Notre discours est un « sépulcre ouvert » [ANOIGO TAPHOS : ouvrir une tombe ou un tombeau]. La première chose que vous remarquez lorsque vous ouvrez une tombe fermée est la puanteur de la chair en décomposition. Vous rappelez-vous ce que Jésus a dit aux gens près du tombeau de Lazare et ce que sa sœur lui a dit?

 

Jean 11

38 Jésus frémissant de nouveau en lui-même, se rendit au sépulcre. C'était une grotte, et une pierre était placée devant.

39 Jésus dit: Otez la pierre. Marthe, la soeur du mort, lui dit: Seigneur, il sent déjà, car il y a quatre jours qu'il est là.

 

« Ils se servent de leurs langues pour tromper » (v.13). Ils utilisent leur langue pour « tromper » [DOLIOO : tromper, les gens], comme Satan l'a fait lorsqu'il a trompé Ève dans le jardin d'Eden. Utiliser la tromperie pour égarer. « Ils ont sous leurs lèvres un venin d'aspic ». C'est du « venin » [IOS : venin, poison, rouille] que l'on retrouve sur leurs lèvres. Non seulement leur discours est comme une tombe ouverte remplie de tromperie, mais c'est avec du poison que leur langue vous infecte.

 

14 Leur bouche est pleine de malédiction et d'amertume;

 

À noter que la bouche des hommes et des femmes est « pleine » [GEMO : remplir entièrement, être plein]. Nos bouches ne pourraient être plus pleines de « malédiction » [ARA : imprécations, malédictions] et « d'amertume » [PIKRIA : âcreté, amertume]. Cela décrit la puanteur (le mal) qui sort de notre bouche. Est-ce à dire que nous parlons TOUJOURS de cette façon? Non! Cela signifie que notre bouche est un instrument qui dit ces choses. Pour certains, c'est quand quelque chose de terrible se produit, et pour d'autres, c'est aussi courant que de respirer.

 

15 Ils ont les pieds légers pour répandre le sang;

16 La destruction et le malheur sont sur leur route;

17 Ils ne connaissent pas le chemin de la paix;

 

Ces pensées sont tirées d'Ésaïe 59 :7,8. Paul se détourne maintenant de notre discours pécheur et se tourne vers nos pieds. Nos pieds suivent naturellement les désirs de notre cœur. Ils nous amènent là où nous voulons être. Comme nous le verrons, ils décrivent également l'état de nos cœurs.

 

« Ils ont les pieds légers pour répandre le sang » (V.15). Tout ce que nous avons à faire est de regarder l'histoire de l'humanité; partout où les hommes sont allés, il y avait la guerre. Pour étendre les royaumes, l'homme a dû « répandre le sang » [EKCHEO HAIMA : répandre le sang]. Du meurtre d'un voisin aux guerres mondiales. Les hommes ont les pieds « légers » [OXUS : rapide, tranchant] pour tuer les leurs.

 

« La destruction et le malheur sont sur leur route » (v.16). Il semble que l'homme détruit tout ce qui se trouve sur son passage, incluant la nature. Le mot « destruction » signifie [SONTRIMNA : fracture totale, ruine complète]. À cause de l'avidité et de la voracité de l'homme, qui n'est jamais satisfait de ce qu'il a, la nature est en train d'être détruite, et ce que le Seigneur nous a donné comme jardin ressemble maintenant davantage à un dépotoir! Cela apporte le « malheur » [TALAIPORIA : calamité, misère] à la grande majorité de l'humanité. Les voies de l'homme sont si mauvaises que la destruction et la détresse en sont l'exemple!

 

« Ils ne connaissent pas le chemin de la paix » (v.17). Leur péché, plutôt que de les satisfaire, les éloigne de plus en plus de ce que toute l'humanité recherche, à savoir « la paix » [EIRENE : calme, repos, paix]. Essayant de trouver la paix, ils mentent et versent le sang, ils détruisent et sèment la détresse. Mais ils ne trouvent pas, ils ne « connaissent pas » [GINOSKO : connaître, percevoir] « le chemin de la paix ». Le mot « chemin » [HADOS : une route] décrit bien le cœur de l'homme; il s'est égaré, étant retranché du Seigneur Dieu. Cependant, les vrais croyants ont trouvé le « chemin » comme Jésus a dit :

 

Jean 14

6 Jésus lui dit: Je suis le chemin, la vérité, et la vie. Nul ne vient au Père que par moi.

 

Pourquoi et comment cela s'est-il produit? Paul se réfère au Ps. 36 :1 pour donner une réponse.

 

18 La crainte de Dieu n'est pas devant leurs yeux.

 

Le péché n'a pas seulement un effet sur nos yeux, nos pieds, notre langue et notre esprit, il touche aussi notre cœur et enlève la « crainte » [PHOBOS : s'alarmer, avoir peur] de Dieu, qui est le Créateur et Soutien de toutes choses. Ce respect naturel et profond pour celui qui a créé l'univers, et qui nous dit qu'il y aura un jour de jugement, est maintenant révolu! Le péché l'a tué, et l'humanité n'a aucun respect pour celui qui est Saint.

 

19 Or, nous savons que tout ce que dit la loi, elle le dit à ceux qui sont sous la loi, afin que toute bouche soit fermée, et que tout le monde soit reconnu coupable devant Dieu.

20 Car nul ne sera justifié devant lui par les oeuvres de la loi, puisque c'est par la loi que vient la connaissance du péché.

 

Ayant prouvé que TOUTE L'HUMANITÉ, Juifs et Gentils, est injuste devant le Seigneur Dieu, Paul termine cette section par une conclusion. Il parle de la « loi » [NOMOS : règlements, principes, loi] et de ce qu'elle dit. Nous avons vu qu'il est dit que TOUS sont condamnés à cause de leurs voies pécheresses - c'est vous et moi. Parce que nous sommes TOUS sous la Loi de Dieu, d'une manière ou d'une autre, notre bouche sera « fermée » [PHRASSO : clôturer, bloquer, arrêter]. En d'autres mots, nous (à moins que nous ne soyons rachetés par le sang de la Nouvelle Alliance) ne pourrons pas dire un seul mot pour notre défense lorsque le grand jour du jugement viendra. TOUT « le monde » [KOSMOS : arrangement ordonné, le monde] est « coupable » [HUPODIKOS : sous jugement, condamné] devant Dieu. Il y aura un jugement et personne ne pourra y échapper. Soit Christ a payé pour votre transgression, soit vous devrez payer pour votre propre culpabilité, comme il est écrit :

 

Jean 3

36 Celui qui croit au Fils a la vie éternelle; celui qui ne croit pas au Fils ne verra point la vie, mais la colère de Dieu demeure sur lui.

 

Puisque cela semble être écrit principalement pour les juifs, Paul soulève une fois de plus un point essentiel.

 

20 Car nul ne sera justifié devant lui par les oeuvres de la loi, puisque c'est par la loi que vient la connaissance du péché.

 

Rappelez-vous comment les Juifs croyaient que leur justice venait du fait de suivre la Loi? Cela était ancré dans leur esprit. Il semble qu'ils aient oublié la grâce, la miséricorde et la compassion de Dieu pour Son peuple. Ils avaient mis de côté la grâce de Dieu et marché sur le chemin des œuvres de la Loi. AUCUNE PERSONNE ne sera « justifiée » [DIKAIOO : rendre juste, être juste] devant Dieu par les « œuvres de la loi » [ERGON NOMOS : mettre en œuvre les principes de la loi]. Pourquoi en est-il ainsi? Pourquoi la Loi ne peut-elle pas me donner quelque justice devant le Seigneur? Comme expliqué précédemment : parce que je viole constamment la Loi, et parce que « la connaissance du péché » [EPIGNOSIS HAMARTIA : la reconnaissance ou le plein discernement du péché] vient par la Loi ou à cause de la Loi. Autrement dit, la Loi ne peut pas me sauver, elle ne peut que me condamner, car elle me montre à quel point je suis un grand pécheur (contrevenant à la Loi). Paul écrit :

 

Galates 2

20 J'ai été crucifié avec Christ; et si je vis, ce n'est plus moi qui vis, c'est Christ qui vit en moi; si je vis maintenant dans la chair, je vis dans la foi au Fils de Dieu, qui m'a aimé et qui s'est livré lui-même pour moi.

21 Je ne rejette pas la grâce de Dieu; car si la justice s'obtient par la loi, Christ est donc mort en vain.

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11 Romans 3:9-20

L’épître aux Romains

12 – La justification par la foi

 

Romains 3

21 Mais maintenant, sans la loi est manifestée la justice de Dieu, à laquelle rendent témoignage la loi et les prophètes,

22 justice de Dieu par la foi en Jésus-Christ pour tous ceux qui croient. Il n'y a point de distinction.

23 Car tous ont péché et sont privés de la gloire de Dieu;

24 et ils sont gratuitement justifiés par sa grâce, par le moyen de la rédemption qui est en Jésus-Christ.

25 C'est lui que Dieu a destiné, par son sang, à être, pour ceux qui croiraient victime propitiatoire, afin de montrer sa justice, parce qu'il avait laissé impunis les péchés commis auparavant, au temps de sa patience, afin, dis-je,

26 de montrer sa justice dans le temps présent, de manière à être juste tout en justifiant celui qui a la foi en Jésus.

27 Où donc est le sujet de se glorifier? Il est exclu. Par quelle loi? Par la loi des oeuvres? Non, mais par la loi de la foi.

28 Car nous pensons que l'homme est justifié par la foi, sans les oeuvres de la loi.

29 Ou bien Dieu est-il seulement le Dieu des Juifs? Ne l'est-il pas aussi des païens? Oui, il l'est aussi des païens,

30 puisqu'il y a un seul Dieu, qui justifiera par la foi les circoncis, et par la foi les incirconcis.

31 Anéantissons-nous donc la loi par la foi? Loin de là! Au contraire, nous confirmons la loi.

(LSG)

 

Dans cette dernière section du troisième chapitre, l'apôtre Paul montrera que la justification, ou la justice, si vous préférez, s'obtient en dehors de la Loi, par la foi seule.

 

21 Mais maintenant, sans la loi est manifestée la justice de Dieu, à laquelle rendent témoignage la loi et les prophètes,

22 justice de Dieu par la foi en Jésus-Christ pour tous ceux qui croient. Il n'y a point de distinction.

Après avoir expliqué l'impartialité de Dieu envers les Juifs et les Gentils, nous allons maintenant apprendre que pour les Juifs et les Gentils, la justice s'obtient de la même manière.

 

Les mots suivants : « sans » [CHORIS : séparément ou à part, sans] « la loi » sont extrêmement importants. La « loi » qui est mentionnée ici est la même que celle que nous trouvons ailleurs jusqu'à présent - c'est la Loi qui a été donnée par Dieu à Moïse pour les Israélites. Paul est très clair quand il dit : en dehors de la Loi. Il faut donc laisser un instant la Loi de côté et poursuivre notre lecture. La « justice » [DIKAIOSUNE : équité de caractère, droiture] de Dieu rend « manifeste » [PHANEROO : rendre apparent, apparaître, manifester] la Loi et les prophètes. Ainsi, la justice de Dieu peut être vue ou est manifestée SÉPARÉMENT de la Loi. Nous devons nous rappeler que le peuple juif se reposait sur la Loi pour devenir juste devant le Seigneur Dieu. Le Saint-Esprit, par la plume de Paul, démolira ce malentendu.

 

v.21 … à laquelle rendent témoignage la loi et les prophètes,

 

Pour ce faire, l'apôtre Paul utilisera le « témoignage » [MARTURO : être témoin], à la fois de la « loi et des prophètes ». Ce terme est parfois utilisé pour englober l'ensemble des Écritures de l'époque de Paul. Jésus a utilisé ce terme dans ce qui suit : Matt. 7 :12, 22 :40; Luc 16 :16. Paul utilisera la Parole de Dieu pour prouver que la justice est obtenue, pour le Juif et le Gentil, EN DEHORS de la Loi.

 

22 justice de Dieu par la foi en Jésus-Christ pour tous ceux qui croient. Il n'y a point de distinction.

 

C'est la prémisse qu'il développera. Si ce n'est pas par la Loi, comment un Juif ou un Gentil atteint-il la justice devant le Seigneur? Paul donne la réponse en commençant par ces mots : « justice de Dieu ». Veuillez noter que la « justice » tant désirée est « de Dieu ». Ce n'est pas "de l'homme", "à travers l'homme", ou "obtenu par l'homme". Cette justice n'est pas faite par l'homme, elle ne pourra jamais l'être, car elle doit être parfaite et sainte (1 Pierre 1 :15,16) et nous avons déjà compris que PERSONNE n'est parfait - loin de là!

Si la justice de Dieu n'est pas faite par l'homme, alors comment puis-je devenir juste? Paul écrit : « par la foi en Jésus-Christ, à tous ceux qui croient ». Le moyen est notre « foi » [PISTIS : avoir foi en, persuasion, croyance], non en une religion, ni en une tradition, et certainement pas par des actes, mais par « Jésus-Christ » [CHRISTOS : oint, Messie]. Le seul qui puisse nous donner la « justice de Dieu » est Jésus. Pourquoi cela est-il ainsi? Parce qu'Il était le Christ, le Messie qui avait été promis. Cette justice de Dieu n'est pas donnée à tout le monde, mais seulement à ceux « qui croient » [PISTIS : avoir foi en, persuasion, croyance]. C'est pourquoi Jésus a dit :

 

Jean 14

1 Que votre coeur ne se trouble point. Croyez en Dieu, et croyez en moi.

 

Continuons avec le verset suivant,

 

22 ... Il n'y a point de distinction.

23 Car tous ont péché et sont privés de la gloire de Dieu;

24 et ils sont gratuitement justifiés par sa grâce, par le moyen de la rédemption qui est en Jésus-Christ.

 

Une fois de plus, Paul établit l'impartialité de Dieu entre les Juifs et les Gentils lorsqu'il écrit : « il n'y a pas de distinction » [DIASTOLE : une variation, une différence]. Pourquoi n'y a-t-il pas de distinction? Le verset vingt-trois nous donne la réponse : « Car tous » qui incluent tout le monde, comme nous l'avons vu précédemment (3:9-20) « ont péché » [HAMARTEMA : un péché, manquer la cible, offenser, transgresser]. Chaque personne à laquelle vous pouvez penser a péché. Chaque homme de Dieu, prophète, prophétesse, apôtre, parent terrestre et disciple de Jésus, ainsi que d'innombrables autres, ONT TOUS PÉCHÉ. Ils ont tous raté la cible de la perfection et de la sainteté.

 

v.23 … et sont privés de la gloire de Dieu

 

Parce que les gens (Juifs et Gentils) pèchent et échouent à se conformer aux normes de Dieu, quelque chose se produit. Ils sont « privés » [HUSTEREO : être plus tardif, inférieur, échouer] et ne peuvent pas atteindre la « gloire de Dieu ». Nous sommes tous des pécheurs, et nous manquons tous le but que Dieu a fixé pour nous, un point c’est tout!

 

24 et ils sont gratuitement justifiés par sa grâce, par le moyen de la rédemption qui est en Jésus-Christ.

 

C'est ce que nous avons appris jusqu'ici. Les œuvres de la Loi ne nous justifient pas et ne nous justifieront jamais. Dieu est impartial, Juifs ou Gentils, cela ne fait aucune différence. La justice que Dieu donne est à travers le Messie Jésus-Christ pour les Juifs et les Gentils. Et maintenant, c'est là que la grâce est introduite dans le processus pour devenir juste devant le Seigneur Dieu. Paul écrit qu’ils sont « justifiés » [DIKAIOO : rendre juste ou innocent] et cela est fait « gratuitement » [DOREAN : gratuitement, librement]. Cela nous rappelle les célèbres versets d'Ép. 2 :8-10. Puisqu'il s'agit d'un don, il ne peut jamais être reçu par une œuvre quelconque de notre part! Le don est « sa grâce » [CHARIS : (a) la grâce, comme un don ou une bénédiction apportée à l'homme par Jésus-Christ, (b) une faveur, (c) la gratitude, les remerciements, (d) la gentillesse]. La grâce est la faveur imméritée de Dieu envers l'homme. Cette grâce est donnée par Jésus-Christ, afin que nous puissions recevoir la « rédemption » [APOLUTROSIS : racheté en totalité]. Il est important de noter que le don de la grâce fournit une PLEINE rédemption, et non une rédemption partielle.

 

25 C'est lui que Dieu a destiné, par son sang, à être, pour ceux qui croiraient victime propitiatoire, afin de montrer sa justice, parce qu'il avait laissé impunis les péchés commis auparavant, au temps de sa patience, afin, dis-je,

26 de montrer sa justice dans le temps présent, de manière à être juste tout en justifiant celui qui a la foi en Jésus.

 

Dieu a fait Son offre de rédemption très publique. On ne peut pas nier que la crucifixion publique de Jésus a été cachée à la connaissance générale des gens! Le Messie devait être sacrifié pendu à "l'arbre", comme l'écrit Paul :

 

Galates 3

13 Christ nous a rachetés de la malédiction de la loi, étant devenu malédiction pour nous-car il est écrit: Maudit est quiconque est pendu au bois, -

 

Jésus est devenu le « propitiatoire » (v.25). Le propitiatoire était le couvert de l'arche de l'alliance dans l'Ancien Testament, et il ne pouvait être approché que par le Souverain Sacrificateur avec le sang de l'animal sacrifié. Le propitiatoire était l'endroit où le sang était aspergé et où le pardon était accordé. C'était une figure des choses à venir - du Christ qui verserait Son sang pour apporter l'expiation aux vrais croyants. Encore une fois, nous voyons que tout cela n'est réalisable que « par la foi » en Jésus. Cela fait référence au sacrifice du Christ à la croix, où son sang a été versé.

 

Dieu a « montré » [ENDEIXIS : déclarer, prouver] sa justice par Christ à la croix. Dieu avait été très patient depuis le grand déluge. Les péchés de l'homme n'ont pas été directement traités depuis lors, du moins pas de cette façon! Tous « les péchés commis auparavant » avaient été « laissés impunis » à cause de la « patience » [ANOCHE : retenue, tolérance] de Dieu. En d'autres termes, Dieu avait été extrêmement patient.

 

26 de montrer sa justice dans le temps présent, de manière à être juste tout en justifiant celui qui a la foi en Jésus.

 

Quand le temps fut venu, le Fils a été donné à l'humanité (Gal. 4 :4); pour ensuite satisfaire la justice de Dieu contre tous les péchés qui avaient été commis par les enfants d'Adam. Alors que le péché a été traité par le sacrifice de Jésus, Dieu se montra « juste » [DIKAIOS : équitable en caractère ou en acte] en « justifiant » [DIKAIOO : rendre juste ou innocent] la personne par la « foi » [PISTIS : persuasion, créance, conviction morale], non par les œuvres, comme vous pouvez le voir, mais en Jésus.

 

27 Où donc est le sujet de se glorifier? Il est exclu. Par quelle loi? Par la loi des oeuvres? Non, mais par la loi de la foi.

 

Quelqu'un peut-il se vanter de son salut? Paul écrit : « Où donc est le sujet de se « glorifier » [KAUCHESIS : se vanter dans un bon ou un mauvais sens]? Eh bien, est-ce que vous et moi, pouvons nous vanter de notre salut? Paul répond en disant : « Il est exclu » [EKKLEIO : exclure, bloquer]. Comme un grand panneau qui indique : Toute vantardise est interdite puisque Dieu a tout fait pour vous! La deuxième question sur le salut est : comment l'avez‑vous obtenu? « Par la loi des oeuvres? Non, mais par la loi de la foi » (Actes 16 :30,31) en Jésus-Christ (Actes 4 :10-12).

 

28 Car nous pensons que l'homme est justifié par la foi, sans les oeuvres de la loi.

 

En disant nous « pensons » [LOGIZOMAI : faire un inventaire, estimer], il y a beaucoup de réflexions et une conclusion à tirer sur la justice de Dieu. Cette justification est obtenue par la « foi » [PISTIS : persuasion, croyance ou conviction morale], totalement « sans » [CHORIS : séparément ou en dehors de] les œuvres de la Loi. Paul insiste sans cesse sur cette vérité indéniable : notre salut s'obtient UNIQUEMENT par le sacrifice de Jésus-Christ!

 

29 Ou bien Dieu est-il seulement le Dieu des Juifs? Ne l'est-il pas aussi des païens? Oui, il l'est aussi des païens,

30 puisqu'il y a un seul Dieu, qui justifiera par la foi les circoncis, et par la foi les incirconcis.

31 Anéantissons-nous donc la loi par la foi? Loin de là! Au contraire, nous confirmons la loi.

 

Pour terminer le troisième chapitre, il revient pour rappeler à ses lecteurs que Dieu n'est pas seulement le Dieu des Juifs - les descendants directs d'Abraham, d'Isaac et de Jacob. Mais, il est aussi le Dieu des « païens » [ETHNOS : une race, une tribu ou un non-Juif]. Dieu a créé l'humanité à travers les premiers parents, Adam et Ève. Paul écrit : « il y a un seul Dieu », qui est tiré de Deut. 6 :4. Paul fait le lien entre le Dieu d'Israël et celui qui « justifiera » [DIKAIOO : rendre juste ou innocent] par la foi les « circoncis » que sont les juifs, et aussi les « incirconcis », les non-juifs. Tous deux recevront la justification par la foi au Messie Jésus-Christ, par (et seulement par) la « foi » en lui.

 

31 Anéantissons-nous donc la loi par la foi? Loin de là! Au contraire, nous confirmons la loi.

 

Alors, qu'advient-il de la Loi ? Est-ce que la loi par la foi est « anéantie »? [KATARGEO : rendre entièrement oisif, inutile]. Comme certains le croient encore aujourd'hui, puisque le salut passe par la foi en Jésus-Christ nous pouvons abolir la Loi et vivre maintenant une vie insouciante, jusqu'à ce que nous passions de l'autre côté! Paul répond : « loin de là » [GINOMAI : Dieu ne plaise]. Au contraire, dit-il, nous « confirmons » [HISTEMI : tenir, respecter, défendre] la Loi. Nous verrons comment cela se fait dans les chapitres suivants.

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12 Romans 3:21-31

L’épître aux Romains

13 – Justification et Abraham

 

Romains 4

1 Que dirons-nous donc qu'Abraham, notre père, a obtenu selon la chair?

2 Si Abraham a été justifié par les oeuvres, il a sujet de se glorifier, mais non devant Dieu.

3 Car que dit l'Écriture? Abraham crut à Dieu, et cela lui fut imputé à justice.

4 Or, à celui qui fait une oeuvre, le salaire est imputé, non comme une grâce, mais comme une chose due;

5 et à celui qui ne fait point d'oeuvre, mais qui croit en celui qui justifie l'impie, sa foi lui est imputée à justice.

6 De même David exprime le bonheur de l'homme à qui Dieu impute la justice sans les oeuvres:

7 Heureux ceux dont les iniquités sont pardonnées, Et dont les péchés sont couverts!

8 Heureux l'homme à qui le Seigneur n'impute pas son péché!

(LSG)

 

Paul entreprend de prouver, une fois de plus, ce qu'il a déjà expliqué - que la justice est le fruit de la foi et non des œuvres. Dans ce chapitre, Paul mentionne sept fois Abraham. Pourquoi identifier Abraham? Premièrement, parce qu'il était le père de tous les Juifs, et deuxièmement, parce qu'il est l'exemple parfait de la justification par la foi.

 

1 Que dirons-nous donc qu'Abraham, notre père, a obtenu selon la chair?

 

Paul prend Abraham comme exemple pour prouver son point concernant la justice (ou la justification). Il dit qu'Abraham est notre « père » [PATER : un père proche ou lointain]. Je continue à croire que Paul s'adresse principalement aux croyants juifs, puisqu'il utilise le mot « notre ». S'il parlait à des croyants Gentils, il ne pourrait pas utiliser ce mot. Il affirme qu'Abraham est leur ancêtre selon la « chair » [SARX : la chair dépouillée de sa peau]. C'est une autre preuve qu'il parlait aux croyants juifs de Rome. La question est : Qu'est-ce qu'Abraham a obtenu?

 

2 Si Abraham a été justifié par les oeuvres, il a sujet de se glorifier, mais non devant Dieu.

 

Paul fait une déclaration audacieuse concernant la justification. Il affirme que si Abraham était « justifié » [DIKAIOO : rendre juste ou innocent] par des « œuvres » [ERGON : labeur, acte, travail], il avait de quoi « se glorifier » [KAUCHEMA : se vanter dans le bon ou le mauvais sens].

 

Si Abraham était justifié par ses propres bonnes actions, il pourrait alors se gonfler la poitrine! "Regardez comme je suis bon! Regardez comme je suis spirituel! Je suis digne d'être déclaré juste à cause de tout ce que j'ai fait dans ma vie. J'ai travaillé si dur pour cela, jour et nuit. J'ai fait tout ce que je pouvais, et cela, c'est grâce à moi!"

 

Mais, Paul écrit : « mais non devant Dieu ». Votre vie, aussi bonne ou parfaite que vous pensez qu'elle est, n'impressionne pas le Seigneur Dieu. Voici une leçon concernant le fait d'être bon dont Jésus a parlé :

 

Matthieu 19

16 Et voici, un homme s'approcha, et dit à Jésus: Maître, que dois-je faire de bon pour avoir la vie éternelle?

17 Il lui répondit: Pourquoi m'interroges-tu sur ce qui est bon? Un seul est le bon. Si tu veux entrer dans la vie, observe les commandements.

 

Vous pouvez vous vanter devant vos amis ou votre famille. Vous pouvez vous vanter chaque fois que vous vous rendez au marché du village ou n'importe où ailleurs en ville. Les gens pourraient même être étonnés de voir à quel point vous êtes bon, mais pas avec le Seigneur. Il sait qui vous êtes vraiment à l'intérieur.

 

3 Car que dit l'Écriture? Abraham crut à Dieu, et cela lui fut imputé à justice.

 

Paul cite Genèse 15 :6. Une fois de plus, il utilise les Saintes Écritures pour prouver ce qu'il enseigne. Chaque vrai croyant devrait suivre le modèle de Paul, lorsqu'il fait un point théologique, c’est-à-dire utiliser les Écritures. Ainsi les Écritures disent qu'Abraham « crut » [PISTEUO : avoir foi en, confier] en Dieu. Il a fait confiance en ce que Dieu a dit et fait, en accord avec sa foi. Abraham était très vieux et n'avait pas d'héritier. Dieu lui a dit de ne pas s'inquiéter, et Il a fait une alliance avec Abraham. Ce dernier lui a fait confiance, parce qu’il savait que Dieu tenait parole.

 

Que s'est-il passé quand Abraham a simplement cru à Dieu? Les Écritures disent que cela lui fut « imputé » [LOGIZOMAI : faire un inventaire, estimer] à justice. Dieu a regardé son cœur, a vu sa vraie foi, et à cause de cela, Dieu lui a donné la « justice » [DIKAIOSUNE : équité, justification, droiture]. La justice a été imputée à Abraham à cause de sa foi.

 

4 Or, à celui qui fait une oeuvre, le salaire est imputé, non comme une grâce, mais comme une chose due;

 

Pour les besoins du raisonnement humain, Paul se tourne maintenant vers une personne imaginaire. D'un côté, il y a Abraham pour lequel la justice lui est donnée sans œuvres, à cause de sa vraie foi dans le Seigneur Dieu. La seconde personne croit devoir faire des « œuvres » [ERGAZOMAI : peiner, labourer ou travailler]. Pour lui, le simple fait de croire est absurde, il pense qu'il doit faire quelque chose pour être accepté par Dieu. Alors, il travaille et peine, fait ceci et cela, pensant que le nombre de bonnes choses lui permettra sûrement d'être accepté. Paul écrit que son « salaire est imputé, non comme une grâce ». Cela signifie que la personne souhaite que son travail soit récompensé : "J'ai travaillé pour cela, j'ai fait les bonnes choses – je devrais être payé pour tout cela et recevoir ta justice. Tu me dois la justification." - et c'est ce qu'il dit vraiment à Dieu. Comme nous le verrons, cette façon de penser ne fait qu'apporter un jugement sur vous.

 

5 et à celui qui ne fait point d'oeuvre, mais qui croit en celui qui justifie l'impie, sa foi lui est imputée à justice.

 

Lorsque Paul se réfère à son exemple d'Abraham : « à celui qui ne fait point d’œuvres », cela pourrait également s'appliquer à quiconque fait comme Abraham et croit simplement (mais honnêtement) en ce que Dieu dit. Si vous ne faites point d’œuvres, que vous demande-t-on alors? Paul écrit : mais qui croit en celui qui « justifie » [DIKAIOO : rendre juste ou innocent] l'impie... Si vous croyez que Dieu vous rendra juste ou innocent, ceux qui sont appelés « impies » [ASEBES : irrévérencieux, méchant et impie], Il le fera. Jésus a dit ce qui suit aux pharisiens qui croyaient être justes devant le Seigneur Dieu :

 

Luc 5

30 Les pharisiens et les scribes murmurèrent, et dirent à ses disciples: Pourquoi mangez-vous et buvez-vous avec les publicains et les gens de mauvaise vie?

31 Jésus, prenant la parole, leur dit: Ce ne sont pas ceux qui se portent bien qui ont besoin de médecin, mais les malades.

32 Je ne suis pas venu appeler à la repentance des justes, mais des pécheurs.

 

Si vous êtes impie et ne faites aucune œuvre pour vous justifier, c'est ce qui est disponible, si vous avez la foi.

 

v.5 … mais qui croit en celui qui justifie l'impie, sa foi lui est imputée à justice.

 

Votre foi sera « imputée » [LOGIZOMAI : faire un état des lieux, estimer] à justice. Dieu fera l'inventaire de votre cœur et vous serez considéré comme ayant la « justice » [DIKAIOSUNE : équité, justification, droiture]. Vous deviendrez juste devant Dieu, parce que vous croyez en ce qu’Il dit :

 

Jean 6

29 Jésus leur répondit: L'œuvre de Dieu, c'est que vous croyiez en celui qu'il a envoyé.

 

Plus loin dans cette épître, Paul l'écrira ainsi :

 

Romains 10

8 Que dit-elle donc? La parole est près de toi, dans ta bouche et dans ton coeur. Or, c'est la parole de la foi, que nous prêchons.

9 Si tu confesses de ta bouche le Seigneur Jésus, et si tu crois dans ton coeur que Dieu l'a ressuscité des morts, tu seras sauvé.

 

Paul termine cette section en se référant une fois de plus aux Écritures :

 

6 De même David exprime le bonheur de l'homme à qui Dieu impute la justice sans les oeuvres:

7 Heureux ceux dont les iniquités sont pardonnées, Et dont les péchés sont couverts!

8 Heureux l'homme à qui le Seigneur n'impute pas son péché!

 

Paul pointe vers le roi David et ce qu'il a écrit dans le Psaume 32 :1,2. Il montre que David comprenait vraiment ce qu'était la grâce de Dieu. Il voit la grâce de Dieu comme un « bonheur » [MAKARISMOS : une attribution de bonne fortune]. Cette bénédiction est pour la personne à qui Dieu « impute » [LOGIZOMAI : dresser un inventaire, rendre compte, estimer] Sa « justice » [DIKAIOSUNE : équité, justification, droiture]. Remarquez que Paul utilise le mot très important dont nous avons parlé, qui est « SANS » [CHORIS : séparément ou à part] les « œuvres » [ERGON : travailler, peiner, travailler, agir]. Une fois de plus, nous voyons l'accent mis sur la justice de Dieu, qui est accordée aux injustes à cause de leur foi et non de leurs œuvres. Cela me rappelle ce que Jésus a dit :

 

Matthieu 8

11 Or, je vous déclare que plusieurs viendront de l'orient et de l'occident, et seront à table avec Abraham, Isaac et Jacob, dans le royaume des cieux.

12 Mais les fils du royaume seront jetés dans les ténèbres du dehors, où il y aura des pleurs et des grincements de dents.

 

Voici ce que le roi David a écrit concernant la bénédiction d'être déclaré juste :

 

7 Heureux ceux dont les iniquités sont pardonnées, Et dont les péchés sont couverts!

8 Heureux l'homme à qui le Seigneur n'impute pas son péché!

 

Le mot « heureux » signifie en réalité "suprêmement béni". Il n'y a pas de plus grande bénédiction que d'avoir été « pardonné » [APHIEMI : pardonner, mettre de côté] de nos « iniquités » [ANOMIA signifiant : violation de la loi, méchanceté], et de notre « péché » [HAMARTIA : un péché, une infraction]. David écrit que tous ses actes anarchiques - ses péchés - ont été « couverts » [EPIKALUPTO : dissimuler, pardonner, couvrir]. C'est à cause de la justice gratuite de Dieu (v.6), SANS les œuvres.

 

8 Heureux l'homme à qui le Seigneur n'impute pas son péché!

 

La seconde bénédiction est la personne à qui « le Seigneur n'impute pas son péché! » Dieu « n’impute pas » [LOGIZOMAI : inventorier, imputer] notre péché! Dieu ne tient plus un registre de nos péchés, parce que nous avons placé notre foi dans l'œuvre expiatoire de Jésus-Christ - mort au Calvaire, où Il a été jugé à notre place - AMEN !

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13 Romans 4:1-8

 

L’épître aux Romains

14 – Justification devant la loi

 

Romains 4

9 Ce bonheur n'est-il que pour les circoncis, ou est-il également pour les incirconcis? Car nous disons que la foi fut imputée à justice à Abraham.

10 Comment donc lui fut-elle imputée? Était-ce après, ou avant sa circoncision? Il n'était pas encore circoncis, il était incirconcis.

11 Et il reçut le signe de la circoncision, comme sceau de la justice qu'il avait obtenue par la foi quand il était incirconcis, afin d'être le père de tous les incirconcis qui croient, pour que la justice leur fût aussi imputée,

12 et le père des circoncis, qui ne sont pas seulement circoncis, mais encore qui marchent sur les traces de la foi de notre père Abraham quand il était incirconcis.

(LSG)

 

Dans notre dernière section, Paul a parlé de la merveilleuse bénédiction d'être juste devant Dieu, même sans aucune œuvre, tant que nous avons une vraie foi au Seigneur Dieu. Il continuera à montrer la grâce de Dieu, en utilisant une fois de plus Abraham comme exemple.

 

9 Ce bonheur n'est-il que pour les circoncis, ou est-il également pour les incirconcis? Car nous disons que la foi fut imputée à justice à Abraham.

 

Encore une fois, Paul pose des questions pour encourager ses lecteurs à réfléchir sur ce qui a été dit. Le « bonheur » [MAKARISMOS : attribution de bonne fortune] de Dieu, dont Paul parlait dans notre dernière section, était‑t‑il seulement pour les circoncis (les descendants directs d'Abraham) ou était-t-il aussi pour les incirconcis (les non-juifs)? Il y a une raison pour laquelle cela est demandé. Parce que nous savons qu'en général, le peuple juif avait peu à voir avec qui que ce soit en dehors de sa nation. Un exemple de ceci peut être trouvé dans le texte suivant :

 

Jean 4

7 Une femme de Samarie vint puiser de l'eau. Jésus lui dit: Donne-moi à boire.

8 Car ses disciples étaient allés à la ville pour acheter des vivres.

9 La femme samaritaine lui dit: Comment toi, qui es Juif, me demandes-tu à boire, à moi qui suis une femme samaritaine? -Les Juifs, en effet, n'ont pas de relations avec les Samaritains.

 

La raison pour laquelle Paul pose cette question est que les Saintes Écritures mentionnent que « la foi fut imputée à justice à Abraham ». On pourrait dire : "Vous voyez, la justice a été donnée à Abraham - le père de tous les Juifs, et pas des Gentils — Dieu ne l'a pas donnée aux Gentils; seulement à Abraham et à ses descendants. "

 

10 Comment donc lui fut-elle imputée? Était-ce après, ou avant sa circoncision? Il n'était pas encore circoncis, il était incirconcis.

 

En utilisant les Écritures, Paul démolira de nouveau cet argument. Il demande simplement : « Comment donc lui fut-elle imputée? » [LOGIZOMAI : dresser un inventaire, imputer], et c’est la pensée clé qu'il faut comprendre. Quand Dieu a-t-il déclaré qu'Abraham était juste à Ses yeux? Il ne peut y avoir que deux réponses : Alors qu'il était soit circoncis ou incirconcis. Quelle est donc la bonne réponse? Dieu a-t-il attendu qu'Abraham soit circoncis avant de lui donner d’être juste devant Ses yeux, ou était-ce avant? Paul déclare : « Il n'était pas encore circoncis, il était incirconcis. »

 

Voilà la preuve qui a été donnée par Dieu lui-même! Abraham a été déclaré juste AVANT d'être circoncis. Les juifs qui faisaient de la circoncision une nécessité absolue, pour devenir juste devant Dieu, ont simplement perdu leur cause - ce n'était pas le cas! Abraham, leur père, était la preuve du contraire! Il est si malheureux que certaines personnes considèrent encore la tradition comme étant plus importante que les Saintes Écritures! Jésus a parlé de ceci :

 

Matthieu 15

1 Alors des pharisiens et des scribes vinrent de Jérusalem auprès de Jésus, et dirent:

2 Pourquoi tes disciples transgressent-ils la tradition des anciens? Car ils ne se lavent pas les mains, quand ils prennent leurs repas.

3 Il leur répondit: Et vous, pourquoi transgressez-vous le commandement de Dieu au profit de votre tradition?

 

C'était l'un des principaux problèmes qui s'étaient présentés avec le temps. La tradition des anciens (qui n'avait aucune légitimité légale ni spirituelle) était devenue l'équivalent des Saintes Écritures! Le manque de véritable vie spirituelle avait ses racines dans la nation juive, bien avant la venue de Christ, comme nous le voyons dans ce verset :

 

Deutéronome 10

16 Vous circoncirez donc votre coeur, et vous ne roidirez plus votre cou.

 

Si Abraham était déjà juste devant Dieu, pourquoi Dieu ordonna-t-Il à Abraham d'être circoncis ainsi que ceux de sa famille?

 

11 Et il reçut le signe de la circoncision, comme sceau de la justice qu'il avait obtenue par la foi quand il était incirconcis, afin d'être le père de tous les incirconcis qui croient, pour que la justice leur fût aussi imputée,

 

Donc, Abraham a D'ABORD été déclaré juste devant Dieu. C'est alors et seulement alors qu'il « reçut le signe de la circoncision comme sceau de justice ». Nous voyons cela dans Genèse dix-sept, où Dieu dit que la circoncision sera un signe de l'alliance entre lui et Abraham, ainsi que ses descendants (Gen. 17 :10,11). Abraham a été circoncis à l'âge de quatre‑vingt-dix-neuf ans (Gen. 17 :26,27). Remarquez que la circoncision était un « sceau » [SPHRAGIS : un sceau, une marque d'intimité] de « justice » [DIKAIOSUNE : équité, justification, droiture]. Ce sceau de la justice a été obtenu par la « foi » [PISTIS : créance, conviction morale, assurance, foi] d’Abraham. Paul souligne spécifiquement qu'Abraham avait cette foi « quand il était incirconcis ». Une fois de plus, la preuve est présentée clairement pour que tous comprennent.

 

Abraham a été déclaré père non seulement de sa descendance naturelle (la nation juive), mais aussi « de tous les incirconcis qui croient, pour que la justice leur fût aussi imputée ». Rappelez-vous que le Seigneur Dieu avait promis à Abraham que toutes les nations seraient bénies par lui (Gen. 12 :3), circoncis ou non! De plus, Dieu voulait que Sa justice leur soit « imputée » aussi. Nous savons tous que cela a été ouvertement manifesté par le Messie, comme il est écrit dans Jean 3 :16.

 

Jean 3

16 Car Dieu a tant aimé le monde qu'il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse point, mais qu'il ait la vie éternelle.

 

Voici notre dernier verset :

 

12 et le père des circoncis, qui ne sont pas seulement circoncis, mais encore qui marchent sur les traces de la foi de notre père Abraham quand il était incirconcis.

 

Ainsi, Abraham est devenu juste avant d'être circoncis et est devenu le père « des circoncis », qui est la nation juive. Non seulement eux, mais encore « ceux qui marchent sur les traces de la foi de notre père Abraham quand il était incirconcis. » Le mot « marchent » signifie [STOICHEO : marcher en rang, se conformer à la vertu]. C'était pour les incirconcis qui suivent les « traces » [ICHNOS : une trace, un pas] d'Abraham, c'est-à-dire qu'Abraham était le père de tous ceux qui feraient comme lui, plaçant leur confiance (foi) en Dieu.

 

Quant à aujourd'hui, les choses n'ont pas changé. Que vous soyez Juif ou Gentil, il n'y a qu'un seul chemin vers le Père, et c'est par l'œuvre expiatoire du Messie. Rappelez-vous ce que Jésus a dit :

 

Jean 14

6 Jésus lui dit: Je suis le chemin, la vérité, et la vie. Nul ne vient au Père que par moi.

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L’épître aux Romains

15 – Justification sans la loi

 

Romains 4

13 En effet, ce n'est pas par la loi que l'héritage du monde a été promis à Abraham ou à sa postérité, c'est par la justice de la foi.

14 Car, si les héritiers le sont par la loi, la foi est vaine, et la promesse est anéantie,

15 parce que la loi produit la colère, et que là où il n'y a point de loi il n'y a point non plus de transgression.

16 C'est pourquoi les héritiers le sont par la foi, pour que ce soit par grâce, afin que la promesse soit assurée à toute la postérité, non seulement à celle qui est sous la loi, mais aussi à celle qui a la foi d'Abraham, notre père à tous,

17 (4:16) selon qu'il est écrit: (4:17) Je t'ai établi père d'un grand nombre de nations. Il est notre père devant celui auquel il a cru, Dieu, qui donne la vie aux morts, et qui appelle les choses qui ne sont point comme si elles étaient.

18 Espérant contre toute espérance, il crut, en sorte qu'il devint père d'un grand nombre de nations, selon ce qui lui avait été dit: Telle sera ta postérité.

19 Et, sans faiblir dans la foi, il ne considéra point que son corps était déjà usé, puisqu'il avait près de cent ans, et que Sara n'était plus en état d'avoir des enfants.

20 Il ne douta point, par incrédulité, au sujet de la promesse de Dieu; mais il fut fortifié par la foi, donnant gloire à Dieu,

21 et ayant la pleine conviction que ce qu'il promet il peut aussi l'accomplir.

22 C'est pourquoi cela lui fut imputé à justice.

23 Mais ce n'est pas à cause de lui seul qu'il est écrit que cela lui fut imputé;

24 c'est encore à cause de nous, à qui cela sera imputé, à nous qui croyons en celui qui a ressuscité des morts Jésus notre Seigneur,

25 lequel a été livré pour nos offenses, et est ressuscité pour notre justification.

(LSG)

 

C'est le dernier segment des écrits de Paul dans lequel, une fois de plus, il traite directement de la Loi en relation avec Abraham, le père de tous les croyants.

 

13 En effet, ce n'est pas par la loi que l'héritage du monde a été promis à Abraham ou à sa postérité, c'est par la justice de la foi.

 

Veuillez noter que la « promesse » [EPAGGELIA : une annonce, un gage, une promesse] de Dieu à Abraham n'était pas seulement pour lui, mais elle était aussi pour « sa postérité » [KLERONOMOS : un partant, héritier]. Paul ne parlait-il que de ses descendants par la chair? – ce qui exclurait automatiquement tous les non-juifs. Nous verrons qu'il répond à cette question au verset seize.

 

Dieu avait promis à Abraham qu'il serait l'héritier du « monde » [KOSMOS : arrangement ordonné, le monde]. Puisque la justice était acquise par la foi et non par la Loi, des gens de toutes les nations pouvaient devenir les héritiers spirituels d'Abraham, et à leur tour, ils seraient ses enfants. Ainsi, le monde entier serait béni par Abraham.

 

Paul réaffirme que l'héritage de Dieu (ou la justice, si vous préférez) ne s’obtenait pas à travers la « loi » [NOMOS : loi, règlements ou principes], puisque la Loi a été donnée par Moïse. On pense qu'Abraham est né quelque part au 19ᵉ siècle avant JC, tandis que Moïse est né au 14ᵉ siècle avant JC. Cinq cents ans (environ) séparaient les deux. Comme vous pouvez le voir, il était totalement impossible de dire qu'Abraham a été déclaré juste à cause de la Loi. La conclusion naturelle est de dire que la justice a été obtenue par la « foi ».

 

14 Car, si les héritiers le sont par la loi, la foi est vaine, et la promesse est anéantie,

 

C'est une déclaration importante, parce que nous savons que Dieu a fait une promesse à Abraham et à ses héritiers, en ce que la justice est donnée par la foi. Si, d'une manière ou d'une autre, la promesse changeait pour être obtenue par la Loi de Moïse, alors la promesse solennelle de Dieu deviendrait « vaine » [KENOO : rendre vide]. Ma question est : "qui est plus fort que le Seigneur Dieu pour le forcer à annuler l'alliance qu'Il a faite avec Abraham dans Gen. 15?" C'est une pensée absurde, n'est-ce pas?

 

15 parce que la loi produit la colère, et que là où il n'y a point de loi il n'y a point non plus de transgression.

 

La Loi ne peut produire que de la « colère » [ORGE : passion violente, châtiment, colère], mais pourquoi? Parce que c'est par la Loi que nous comprenons que nous sommes pécheurs; nous sommes incapables de la suivre parfaitement. Jacques l'a expliqué ainsi :

 

Jacques 2

10 Car quiconque observe toute la loi, mais pèche contre un seul commandement, devient coupable de tous.

 

L'une des raisons pour lesquelles Dieu a donné la Loi à Son peuple est : pour lui faire comprendre qu'il est pécheur, et qu'il a besoin d'un Messie.

 

v.15 … et que là où il n'y a point de loi il n'y a point non plus de transgression.

 

Nous sommes pécheurs de naissance; notre nature même est déformée (comme nous l'avons vu dans Romains 3). Dieu, dans Sa grâce, nous donne la Loi pour que nous comprenions que nous sommes des transgresseurs. Le mot « transgression » signifie [PARABASE : violation, transgression].

 

16 C'est pourquoi les héritiers le sont par la foi, pour que ce soit par grâce, afin que la promesse soit assurée à toute la postérité, non seulement à celle qui est sous la loi, mais aussi à celle qui a la foi d'Abraham, notre père à tous,

 

Il n'y avait pas d'issue, et aucun moyen de devenir juste si la Loi n'était pas respectée. C'est une des raisons pour lesquelles la grâce de Dieu est intervenue en notre faveur. La foi est le moyen par lequel la grâce peut accomplir son œuvre salvatrice. La promesse de l'alliance de Dieu avec Abraham est « assurée » [BENAIOS : ferme, force inébranlable] par la foi. Elle est garantie à « toute la postérité ». Ceci est pour chaque personne qui (comme Abraham) croit que Dieu gardera Son alliance. Pour nous, c'est l'alliance de grâce que Dieu a conclue par le Messie. Si nous croyons qu'Il a été jugé à notre place et qu'il a entièrement payé le prix de nos transgressions, nous recevons, par grâce, le pardon de tous nos péchés (Romains 5 :1; 8 :1).

 

Lorsque Paul écrit qu'Abraham est « notre père à tous », il est entendu qu'il parle dans un sens spirituel. Notre frère Paul va maintenant donner une description de la foi que notre père Abraham avait.

 

17 (4:16) selon qu'il est écrit: (4:17) Je t'ai établi père d'un grand nombre de nations. Il est notre père devant celui auquel il a cru, Dieu, qui donne la vie aux morts, et qui appelle les choses qui ne sont point comme si elles étaient.

18 Espérant contre toute espérance, il crut, en sorte qu'il devint père d'un grand nombre de nations, selon ce qui lui avait été dit: Telle sera ta postérité.

19 Et, sans faiblir dans la foi, il ne considéra point que son corps était déjà usé, puisqu'il avait près de cent ans, et que Sara n'était plus en état d'avoir des enfants.

20 Il ne douta point, par incrédulité, au sujet de la promesse de Dieu; mais il fut fortifié par la foi, donnant gloire à Dieu,

21 et ayant la pleine conviction que ce qu'il promet il peut aussi l'accomplir.

 

Au verset dix-sept, les mots « il a cru » [PISTEUO : avoir foi, avoir confiance] brossent un tableau du Dieu en qui Abraham avait placé sa confiance. Il croyait que Dieu « donne la vie aux morts » [NEKROS ZOOPOIEO : rendre vivant un cadavre]. Il croyait aussi au Dieu « qui appelle les choses qui ne sont point comme si elles étaient ». Son Dieu pourrait dire n'importe quoi : « les choses qui ne sont point » (la création en serait un exemple); « comme si elles étaient ». Il n'y a pas de limite à la puissance de Dieu! Ce qu'Il désire, Il l'accomplit.

 

18 Espérant contre toute espérance, il crut, en sorte qu'il devint père d'un grand nombre de nations, selon ce qui lui avait été dit: Telle sera ta postérité.

On voit ici que sa foi en Dieu existait même envers et contre tout : « Espérant contre toute espérance ». Pour Abraham, Dieu était un Dieu « d'espérance » [ELPIS : anticiper, habituellement avec plaisir]. Il pouvait anticiper l'avenir comme étant brillant, même quand il semblait n'y avoir aucun espoir. L'exemple qui nous est proposé est son espoir de devenir père.

 

19 Et, sans faiblir dans la foi, il ne considéra point que son corps était déjà usé, puisqu'il avait près de cent ans, et que Sara n'était plus en état d'avoir des enfants.

 

Sa foi en Dieu n'était pas « faible » [ASTHENEO : être faible, impuissant, malade]. Il pouvait voir l'impossibilité humaine parce qu'il « considéra » [KATANOEO : observer pleinement, voir] son corps comme « mort » [NEKROO : être mort, être mortifié]. Il savait qu'un homme de près de cent ans ne pouvait pas avoir d'enfant. Il savait également que sa femme, Sarah, qui avait environ quatre-vingt-dix ans à l'époque, ne pouvait pas avoir d'enfants. Tous deux avaient des corps qui ne pouvaient plus se reproduire.

 

20 Il ne douta point, par incrédulité, au sujet de la promesse de Dieu; mais il fut fortifié par la foi, donnant gloire à Dieu,

21 et ayant la pleine conviction que ce qu'il promet il peut aussi l'accomplir.

 

Tout cela était évident dans son esprit. Il n'y avait aucune possibilité d'avoir un enfant — absolument aucune! Mais, c'est là que la foi entre en jeu et dépasse toutes les possibilités humaines. La foi n'était pas dans ce qu'Abraham ou Sarah pouvaient faire, mais dans ce que le Dieu Vivant pouvait faire. C'est ce qu'Abraham croyait. Il ne « douta point » [DIAKRINO : discriminer, se retirer de]. Il était déterminé à croire à la « promesse » [EPAGGELIA : une annonce, une promesse] de Dieu. Il croyait en ce que Dieu lui avait dit qu'Il ferait. Cela me rappelle la foi du centurion (Matt. 8 :5-10), quand Jésus a dit qu'il n'avait pas trouvé une plus grande foi que la sienne en Israël!

 

Non seulement Abraham n'a pas vacillé dans sa foi, mais il est écrit qu'il a été « fortifié » [ENDUNAMOO : renforcer, rendre fort]. Comme il devenait de plus en plus humainement impossible d'avoir un enfant, sa foi en Dieu grandissait de plus en plus! Il a même rendu gloire au Seigneur avant la naissance d'Isaac!

 

21 et ayant la pleine conviction que ce qu'il promet il peut aussi l'accomplir.

 

À ce stade, Abraham avait la « pleine conviction » [PLEROPHOREO : réaliser pleinement] que ce que Dieu avait « promis » [EPAGGELLO : professer, faire une promesse], Il pouvait aussi « l'accomplir. » [POIEO : faire]. C'est le genre de foi que tous les enfants de Dieu devraient avoir. Croire simplement, contre toute attente, que Dieu fera ce qu'Il a promis.

 

22 C'est pourquoi cela lui fut imputé à justice.

 

Voilà la conclusion de Paul par rapport à la foi d'Abraham. Sa foi lui fut « imputée » [LOGIZOMAI : conclure, estimer, imputer] à « justice » [DIKAIOSUNE : équité, justification, droiture]. Comme vous pouvez le voir, la Loi n'avait ABSOLUMENT rien à voir avec la justice d'Abraham, et il en est ainsi avec tous ses descendants spirituels. Paul va maintenant parler des héritiers spirituels d'Abraham. Qu’en est-il?

 

23 Mais ce n'est pas à cause de lui seul qu'il est écrit que cela lui fut imputé;

24 c'est encore à cause de nous, à qui cela sera imputé, à nous qui croyons en celui qui a ressuscité des morts Jésus notre Seigneur,

25 lequel a été livré pour nos offenses, et est ressuscité pour notre justification.

 

Paul nous rassure que cela n’a pas été « écrit » [GRAPHO : graver, décrire, écrire] seulement pour l'amour d'Abraham, mais aussi pour « nous ». Ce qui a été écrit l’a aussi été dans le but d’encourager tous les vrais croyants qui jailliraient de la fontaine de la foi en le Messie Jésus-Christ! Puissions-nous nous réjouir, car cela sera aussi « imputé » [LOGIZOMAI : conclure, estimer, imputer] « à nous qui croyons ». Voilà les vrais croyants.

 

Mais, ceux qui croient en quoi ou en qui? C'est « en celui qui a ressuscité des morts Jésus notre Seigneur ». Paul parle de Dieu le Père qui a « ressuscité » [EGEIRO : réveiller, réveiller du sommeil] Jésus des « morts » [NEKROO : endormir, être mort]. Tout comme Abraham a vu son corps comme mort et a cru en Dieu, nous devons donc croire que le Père a ressuscité le Fils de la mort. Cela me rappelle l'époque où le peuple d'Israël était dans le désert et murmurait contre Dieu; alors Il envoya des serpents venimeux dont la morsure apporta la mort. La solution était de regarder le serpent d’airain sur le poteau.

 

Nombres 21

7 Le peuple vint à Moïse, et dit: Nous avons péché, car nous avons parlé contre l'Éternel et contre toi. Prie l'Éternel, afin qu'il éloigne de nous ces serpents. Moïse pria pour le peuple.

8 L'Éternel dit à Moïse: Fais-toi un serpent brûlant, et place-le sur une perche; quiconque aura été mordu, et le regardera, conservera la vie.

9 Moïse fit un serpent d'airain, et le plaça sur une perche; et quiconque avait été mordu par un serpent, et regardait le serpent d'airain, conservait la vie.

 

Ils avaient besoin de croire que ce que Dieu avait dit était vrai, même si cela semblait impossible et insensé. Après tout, comment le fait de regarder un serpent d’airain pourrait-il sauver quelqu'un de la mort? C'était simplement ce que Dieu voulait, c'est tout!

 

25 lequel a été livré pour nos offenses, et est ressuscité pour notre justification.

 

C'est ce en quoi nous devons croire pour devenir juste devant le Seigneur Dieu. Jésus a été « livré » [PARADIDOMI : abandonner, donner] pour devenir un sacrifice vivant. Cela aurait lieu à la croix. Pourquoi a-t-Il été livré? C'était pour nos « offenses » [PARAPTOMA : déviation, erreur, offense, péchés]. Sa mort à la croix était à cause de MOI, à cause de MES péchés et de MA transgression de la Loi. Mais, Jésus n'est pas seulement mort sur la croix, car trois jours plus tard, il a été « ressuscité » [EGEIRO : réveiller, réveiller du sommeil]. En d'autres termes, il est ressuscité d'entre les morts. Pourquoi cela en est-il ainsi? Il est mort et a été ressuscité des morts pour notre « justification » [DIKAIOSIS : acquittement, justification].

 

Grâce au sacrifice de Jésus, il peut apporter la justification (droiture) à ceux qui croient en Son œuvre expiatoire. Voici ce que Paul a écrit aux Galates à propos de cette grâce incroyable qui est déversée sur les croyants :

 

Galates 2

21 Je ne rejette pas la grâce de Dieu; car si la justice s'obtient par la loi, Christ est donc mort en vain.

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L’épître aux Romains

16 – La justification et ses conséquences

 

Romains 5

1 Étant donc justifiés par la foi, nous avons la paix avec Dieu par notre Seigneur Jésus-Christ,

2 à qui nous devons d'avoir eu par la foi accès à cette grâce, dans laquelle nous demeurons fermes, et nous nous glorifions dans l'espérance de la gloire de Dieu.

3 Bien plus, nous nous glorifions même des afflictions, sachant que l'affliction produit la persévérance,

4 la persévérance la victoire dans l'épreuve, et cette victoire l'espérance.

5 Or, l'espérance ne trompe point, parce que l'amour de Dieu est répandu dans nos coeurs par le Saint-Esprit qui nous a été donné.

6 Car, lorsque nous étions encore sans force, Christ, au temps marqué, est mort pour des impies.

7 A peine mourrait-on pour un juste; quelqu'un peut-être mourrait-il pour un homme de bien.

8 Mais Dieu prouve son amour envers nous, en ce que, lorsque nous étions encore des pécheurs, Christ est mort pour nous.

9 A plus forte raison donc, maintenant que nous sommes justifiés par son sang, serons-nous sauvés par lui de la colère.

10 Car si, lorsque nous étions ennemis, nous avons été réconciliés avec Dieu par la mort de son Fils, à plus forte raison, étant réconciliés, serons-nous sauvés par sa vie.

11 Et non seulement cela, mais encore nous nous glorifions en Dieu par notre Seigneur Jésus-Christ, par qui maintenant nous avons obtenu la réconciliation.

(LSG)

 

Paul a fini d’enseigner que la justice est par la foi à cause de la promesse que Dieu avait faite à Abraham et non par la Loi, puisque la Loi est venue par Moïse cinq siècles (environ) après qu'Abraham fut considéré comme juste devant Dieu. Ce point est CRUCIAL à comprendre, car c'est la pierre d'achoppement entre le vrai christianisme et tout le reste. Maintenant que Paul a rendu cela très clair, il nous amènera au prochain sujet logique concernant la justice : quelles sont les conséquences (avantages) de recevoir la justice de Dieu par la foi au Messie?

 

1 Étant donc justifiés par la foi, nous avons la paix avec Dieu par notre Seigneur Jésus-Christ,

2 à qui nous devons d'avoir eu par la foi accès à cette grâce, dans laquelle nous demeurons fermes, et nous nous glorifions dans l'espérance de la gloire de Dieu.

 

Cette section de onze versets contient deux de mes dix versets préférés. Le premier est le verset un. La pensée du « étant donc » est en lien direct avec ce que nous avons appris dans les chapitres précédents. Par la grâce de Dieu, les vrais croyants ont reçu quelque chose d’unique. Mais, qui a affirmé cela? C'est le Seigneur Dieu qui déclare, et Il est la plus haute et dernière autorité dans l’univers. Personne ne peut annihiler ce que le Seigneur déclare, et à cause de cela, les vrais croyants peuvent être assurés de ce qui est dit. L'affirmation est que les croyants ont été déclarés « justifiés » [DIKAIOO : rendre juste ou innocent]. Les croyants sont devenus justifiés (de leurs transgressions), et cette déclaration est donnée par la grâce, à cause de la « foi » [PISTIS : persuasion, croyance, conviction morale, confiance] qui réside dans le Messie.

 

v.1 … nous avons la paix avec Dieu par notre Seigneur Jésus-Christ,

 

Ceci est la déclaration de paix de Dieu : nous avons la « paix » [EIRENE : joindre, paix, repos] « avec Dieu ». Après la chute, Adam et Ève furent chassés du jardin d'Éden, de la présence du Créateur et de Son soutien. Le péché a créé un mur invisible entre Dieu et l'humanité (Ésaïe 1:10-17), et nous nous sommes éloignés de Dieu. Mais, maintenant, « par notre Seigneur Jésus-Christ », à cause du sacrifice parfait du Messie (Héb. 10 :10-14), nous avons la paix — AMEN! Chaque enfant de Dieu devrait se réjouir et être éternellement reconnaissant! La guerre est terminée et les hostilités ne sont plus. Avez-vous remarqué que Paul a écrit que cette paix passe par Jésus et PERSONNE ou RIEN d'autre? La paix ne s'obtient jamais par un système religieux, des rites ou des initiations. Cela ne s'obtient pas par une vie vertueuse, car nous avons tous été déclarés injustes devant Dieu (Rom. 3 :23). La paix est donnée au vrai croyant, car PERSONNE NE PEUT L'OBTENIR PAR LUI-MÊME!

 

2 à qui nous devons d'avoir eu par la foi accès à cette grâce, dans laquelle nous demeurons fermes, et nous nous glorifions dans l'espérance de la gloire de Dieu.

 

C'est la première conséquence ou bénéfice d'être déclaré justes : la paix avec Dieu. Le deuxième avantage se trouve au verset deux; les croyants ont obtenu un « accès » [PROSAGOGE : admission, accès]. Paul parlera de quelque chose qu'il nous était impossible d'avoir AVANT de recevoir la justice de Dieu. Ce quelque chose ne peut être obtenu que « par la foi » [PISTIS : persuasion, croyance, conviction morale, confiance]. Nous avons vu que la justice s'obtient par la foi, et maintenant, nous apprenons que nous « demeurons fermes » [HISTEMI : se tenir debout, demeurer, établir] à cause de la « grâce » [CHARIS : bénéfice, faveur, don, grâce] de Dieu.

 

Le croyant est plongé dans la grâce de Dieu, qui lui a apporté le salut. Sachant cela, quelle devrait être notre réaction naturelle? Paul écrit : nous nous « glorifions » [KAUCHAOMAI : joie, réjouissance, gloire]. Nous devons nous réjouir avec toutes les fibres de notre être dans « l'espérance » [ELPIS : anticiper avec plaisir] de la « gloire de Dieu ». Nous sommes présentement déclarés justes, et à cause de cela, nous avons la paix et nous nous tenons également dans la grâce de Dieu. Nous attendons avec impatience de le voir pleinement et d’être dans Sa présence.

 

3 Bien plus, nous nous glorifions même des afflictions, sachant que l'affliction produit la persévérance,

4 la persévérance la victoire dans l'épreuve, et cette victoire l'espérance.

5 Or, l'espérance ne trompe point, parce que l'amour de Dieu est répandu dans nos coeurs par le Saint-Esprit qui nous a été donné.

 

Paul écrit : « bien plus », comme si cela ne suffisait pas! Le croyant peut aussi, et pour une seconde fois, se « glorifier » [KAUCHAOMAI : joie, réjouissance, gloire] de quelque chose. Mais quel contraste! La première glorification était dans le Seigneur Dieu, et cette fois, c'est dans nos « afflictions » [THLISIS : pression, affliction, persécution]! Mais, pourquoi devrions-nous nous réjouir de nos tribulations? Paul explique que nos tribulations, si nous les traversons avec un caractère semblable à celui de Christ, commenceront un processus chez le croyant, qui changera son caractère et sa vision de la vie.

 

Paul est certain, car il écrit : « sachant » [EIDO : voir, savoir, prendre conscience de] que l'affliction « produit » [KATERGAZOMAI : travailler pleinement] certaines choses en nous. Dieu ne se contente pas de donner aux croyants la justice pour qu'ils se tiennent devant lui, Il désire aussi qu'ils deviennent semblables à Christ dans leur vie quotidienne. Ainsi, Il travaille en nous, en permettant aux afflictions d'entrer dans notre vie.

 

Alors, que dit Paul? Il dit que les afflictions produiront une « persévérance » [HUPOMONE : endurance joyeuse] en nous. Avez-vous remarqué que le premier trait du caractère de l'amour est la patience (1 Cor. 13 :4)? Notez que l'affliction devrait apporter non seulement de l'endurance, mais une endurance joyeuse, comme on le voit en grec. Cela signifie que nos cœurs peuvent être changés. Au lieu d'être sombres et déprimés, nos cœurs peuvent rester joyeux en sachant que les afflictions les feront grandir dans le Seigneur.

 

4 la persévérance la victoire dans l'épreuve, et cette victoire l'espérance.

 

La « persévérance » [HUPOMONE : endurance joyeuse], dans nos épreuves et tribulations, apportera la victoire. Notre caractère sera aiguisé. À travers l'épreuve, Dieu nous montrera notre vrai caractère, et à partir de là, nous pourrons le changer pour le mieux. Un caractère éprouvé produit de « l’espérance » [ELPIS : anticiper généralement avec joie]. Nous savons que Dieu est avec nous, quelle que soit la tribulation qui nous tombe dessus, et nous savons que nous pouvons espérer en Dieu, parce qu'Il est fidèle et vrai.

 

5 Or, l'espérance ne trompe point, parce que l'amour de Dieu est répandu dans nos coeurs par le Saint-Esprit qui nous a été donné.

 

Il est merveilleux de voir que l'espoir « ne trompe point » [KATAISCHUNO : faire honte, déshonorer, avoir honte]. Notre espérance et notre confiance en Dieu, dans nos épreuves, ne nous décevront jamais. Paul nous dit pourquoi : c'est à cause de « l'amour » [AGAPE : amour, affection, charité] que le Seigneur Dieu a « répandu » [EKCHEO : donner, répandre] dans nos « cœurs » [KARDIA : cœur, au figuré : nos pensées et nos sentiments]. Alors Dieu nous donne la justice, la grâce et maintenant l'amour, et il y a encore une chose qu'il donne à Ses enfants : le Saint-Esprit! Il est écrit que le Saint‑Esprit « a été donné » [DIDOMI : donner, accorder]. Nous n'avons pas à gagner la personne du Saint-Esprit, nous ne devons pas non plus passé par une initiation spéciale pour le recevoir — Il a été donné par le Père à Son enfant adoptif.

 

6 Car, lorsque nous étions encore sans force, Christ, au temps marqué, est mort pour des impies.

7 A peine mourrait-on pour un juste; quelqu'un peut-être mourrait-il pour un homme de bien.

8 Mais Dieu prouve son amour envers nous, en ce que, lorsque nous étions encore des pécheurs, Christ est mort pour nous.

 

C'est dans cette section que nous arrivons au deuxième de mes "dix meilleurs" versets. Paul affirme que lorsque « nous étions » [ON : être, avoir], ce qui suppose que lorsque nous vivons dans l'état d'être « sans force » [ASTHÈNE : sans force, faible, malade], il se passe quelque chose. Dieu a agi « au temps marqué » [KAIROS : une occasion, un temps propre]. Le temps (Gal. 4 :4) était venu pour le Messie de venir sur terre et de servir parmi les enfants d'Adam. La lumière est venue dans les ténèbres (Jean 1 :5,9) de ce monde. Au temps marqué, le Christ « est mort » [APOTHNESKO : mourir, être mort]. Pour qui le Christ est-Il mort? Pour des « impies » [ASEBES : irrévérencieux, impie, méchant]. Christ est mort pour vous et pour moi, car nous sommes TOUS PÉCHEURS (Rom. 3 :23). Personne ne doit être laissé de côté, puisqu'Il est venu pour les pécheurs. Tout le monde est éligible ou admissible pour recevoir la justice de Dieu, mais seulement par la foi en Jésus, le Messie. Rappelez-vous ce que Jésus a dit :

 

Luc 5

32 Je ne suis pas venu appeler à la repentance des justes, mais des pécheurs.

 

Paul émet une pensée sur laquelle ses lecteurs peuvent réfléchir :

 

7 A peine mourrait-on pour un juste; quelqu'un peut-être mourrait-il pour un homme de bien.

 

Qui mourrait pour un « juste »? Les mots « à peine » [MOLIS : difficilement, à peine]; ou souhaiteriez-vous mourir à la place d'une autre personne, parce que cette personne est vraiment bonne? Paul répond que nous trouverions une telle personne avec beaucoup de difficulté. Notre instinct d'auto‑préservation nous empêcherait de faire une telle chose. Puis Paul parlant du Christ et écrit :

 

8 Mais Dieu prouve son amour envers nous, en ce que, lorsque nous étions encore des pécheurs, Christ est mort pour nous.

 

Voici le deuxième verset de mon "top 10" de la Bible. Paul écrit que nous ne le ferions pas, mais que Dieu a fait quelque chose d'incroyable. Dieu « prouve » [SUNISTAO : constituer, exhiber], c'est-à-dire que Dieu manifeste ou montre Son « amour » [AGAPE : amour, affection, charité]. Beaucoup de gens se demandent comment Dieu manifeste Son amour pour eux. Beaucoup pensent que c'est avec une bonne santé, une vie sans souci, de l'argent ou des bénédictions matérielles, une famille merveilleuse ou un excellent travail. Mais c'est faux! Les Saintes Écritures nous disent que Dieu manifeste SON amour pour nous de cette manière : alors que nous étions « encore des pécheurs » [ETI HAMARTOLOS : étant encore, ou étant encore pécheur ou pécheur], Christ « est mort » [APOTHNESKO : mourir, être mort] pour NOUS. Voilà la preuve ultime que Dieu vous aime vraiment. Il a permis que Son Fils soit votre substitut à la croix. Il a accepté de punir Son propre Fils au lieu de vous punir. Sa colère s'est déversée sur Son Fils bien-aimé, afin que vous restiez intact. C'est ainsi que Dieu vous aime - souvenez-vous de cela tout au long de votre vie et vous serez tellement plus heureux!

 

9 A plus forte raison donc, maintenant que nous sommes justifiés par son sang, serons-nous sauvés par lui de la colère.

10 Car si, lorsque nous étions ennemis, nous avons été réconciliés avec Dieu par la mort de son Fils, à plus forte raison, étant réconciliés, serons-nous sauvés par sa vie.

11 Et non seulement cela, mais encore nous nous glorifions en Dieu par notre Seigneur Jésus-Christ, par qui maintenant nous avons obtenu la réconciliation.

 

Cette section est la conclusion à laquelle arrive Paul, par rapport à ce qui a été écrit précédemment.

 

9 A plus forte raison donc, maintenant que nous sommes justifiés par son sang, serons-nous sauvés par lui de la colère.

 

La première : « à plus forte » [POLUS MALLON : beaucoup, beaucoup plus, abondant]. Aujourd’hui, nous dirions : "bien plus que vous ne pouvez le penser". Puisque nous « sommes justifiés », par « son sang », autrement dit Son sacrifice à la croix, - nous serons « sauvés » [SOZO : sauver, livrer, protéger]. Le salut ne dépend de rien d'autre que de la déclaration de Dieu pour justifier quiconque se tourne vers Son Fils pour le salut. Sauvés de la « colère » [ORGE : châtiment, colère]. Ici, Paul fait référence au jugement dernier.

 

10 Car si, lorsque nous étions ennemis, nous avons été réconciliés avec Dieu par la mort de son Fils, à plus forte raison, étant réconciliés, serons-nous sauvés par sa vie.

 

Voilà la deuxième conclusion de Paul : lorsque que nous étions les « ennemis » [ECHTHROS : odieux, adversaire] de Dieu et soumis à Sa colère. Imaginez que si, pendant cette période, nous avons pu être « réconciliés » [KATALLASSO : changer mutuellement, réconcilier] « par la mort de son Fils », Jésus-Christ; « à plus forte raison » [POLUS MALLON : beaucoup, beaucoup plus, copieux], parce que nous sommes réconciliés, nous serons « sauvés » [SOZO : sauver, délivrer, protéger] « par sa vie ». Si Dieu nous a aimés et sauvés alors que nous étions pécheurs, combien plus nous sauvera‑t-il du jugement à venir, maintenant que nous sommes Ses enfants? Que pouvons‑nous ajouter à cette déclaration?

 

11 Et non seulement cela, mais encore nous nous glorifions en Dieu par notre Seigneur Jésus-Christ, par qui maintenant nous avons obtenu la réconciliation.

 

Voilà la troisième et dernière conclusion des avantages qui découlent de la justification par Jésus-Christ :

 

« Non seulement » [MONON : simplement, seul, uniquement] « cela » (être déclarés justes et réconciliés), mais aussi nous nous « glorifions » [KAUCHAOMAI : gloire, joie, réjouissance] en Dieu. Ce n'est pas la première fois que Paul parle d'une grande joie dans le Seigneur, qui vit dans le cœur du vrai croyant, à savoir qu'il a été restauré dans la faveur de Dieu, grâce à la « réconciliation » [KATALLAGE : restauration à la faveur divine, expiation, réconciliation] apportée par le sacrifice parfait du Messie sur la croix.

 

Possédez-vous cette joie céleste?

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L’Épître aux Romains

17 – Justification et condamnation

 

Romains 5

12 C'est pourquoi, comme par un seul homme le péché est entré dans le monde, et par le péché la mort, et qu'ainsi la mort s'est étendue sur tous les hommes, parce que tous ont péché,...

13 car jusqu'à la loi le péché était dans le monde. Or, le péché n'est pas imputé, quand il n'y a point de loi.

14 Cependant la mort a régné depuis Adam jusqu'à Moïse, même sur ceux qui n'avaient pas péché par une transgression semblable à celle d'Adam, lequel est la figure de celui qui devait venir.

15 Mais il n'en est pas du don gratuit comme de l'offense; car, si par l'offense d'un seul il en est beaucoup qui sont morts, à plus forte raison la grâce de Dieu et le don de la grâce venant d'un seul homme, Jésus-Christ, ont-ils été abondamment répandus sur beaucoup.

16 Et il n'en est pas du don comme de ce qui est arrivé par un seul qui a péché; car c'est après une seule offense que le jugement est devenu condamnation, tandis que le don gratuit devient justification après plusieurs offenses.

17 Si par l'offense d'un seul la mort a régné par lui seul, à plus forte raison ceux qui reçoivent l'abondance de la grâce et du don de la justice régneront-ils dans la vie par Jésus-Christ lui seul.

18 Ainsi donc, comme par une seule offense la condamnation a atteint tous les hommes, de même par un seul acte de justice la justification qui donne la vie s'étend à tous les hommes.

19 Car, comme par la désobéissance d'un seul homme beaucoup ont été rendus pécheurs, de même par l'obéissance d'un seul beaucoup seront rendus justes.

20 Or, la loi est intervenue pour que l'offense abondât, mais là où le péché a abondé, la grâce a surabondé,

21 afin que, comme le péché a régné par la mort, ainsi la grâce régnât par la justice pour la vie éternelle, par Jésus-Christ notre Seigneur.

(LSG)

 

Cette section pourrait s'appeler Adam et Jésus, ou la mort et la vie. Paul compare Adam et les conséquences de son péché, et le Seigneur Jésus et les conséquences de Son obéissance, jusqu'à la mort (Phil. 2 :8). Paul montrera que nous sommes TOUS représentés dans le péché et la mort d'Adam et que, si nous croyons, nous pouvons maintenant être représentés par Christ et la vie qu'Il apporte. Je diviserai cette section en quatre segments. Chacun apportera un aspect différent du récit d'Adam/Jésus.

 

12 C'est pourquoi, comme par un seul homme le péché est entré dans le monde, et par le péché la mort, et qu'ainsi la mort s'est étendue sur tous les hommes, parce que tous ont péché,...

13 car jusqu'à la loi le péché était dans le monde. Or, le péché n'est pas imputé, quand il n'y a point de loi.

14 Cependant la mort a régné depuis Adam jusqu'à Moïse, même sur ceux qui n'avaient pas péché par une transgression semblable à celle d'Adam, lequel est la figure de celui qui devait venir.

 

J'ai nommé le premier : "L'introduction du péché". Paul donnera son premier exemple de la cause Adam/Jésus. Il commence par Adam et voilà ce qu'il apporte, « le péché » [HAMARTIA : un péché, une offense]. C'est l'héritage d'Adam à toute l'humanité! Adam a péché et le péché « est entré dans » [EISERCHOMAI : entrer, entrer dedans]. Ainsi, le péché d'Adam s'est propagé dans « le monde » [KOSMOS : arrangement ordonné, le monde].

 

Les conséquences du péché d'Adam furent qu'il se répandit dans le monde et provoqua aussi la « mort » [THANATOS : mort, mortel]. Il le fallait, puisque le Seigneur Dieu avait averti que si le fruit défendu était mangé, la mort viendrait.

 

Genèse 2

17 mais tu ne mangeras pas de l'arbre de la connaissance du bien et du mal, car le jour où tu en mangeras, tu mourras.

 

Non seulement le péché s'est propagé à tous les hommes, mais aussi « la mort s'est étendue sur tous les hommes ». Tous sont devenus pécheurs; par conséquent, tous sont devenus spirituellement morts, éloignés de la présence et de la faveur de Dieu.

 

13 car jusqu'à la loi le péché était dans le monde. Or, le péché n'est pas imputé, quand il n'y a point de loi.

 

Ce verset, lu en lui-même, semble contradictoire. Nous devons nous demander de quelle Loi parle Paul. Ce n'est pas la Loi de Moïse, car il écrit : « jusqu'à la loi », et nous savons que cela fait référence à la Loi de Moïse. Paul dit que le « péché » [HAMARTIA : un péché, une transgression, une offense] était dans le monde. Nous savons que cela s'est produit quand Adam a péché. Mais, il écrit aussi que le péché n'est pas « imputé » [ELLOGEO : compter, imputer, attribuer], car il n'y a point de « loi » [NOMON : règlements, principes, lois].

 

14 Cependant la mort a régné depuis Adam jusqu'à Moïse, même sur ceux qui n'avaient pas péché par une transgression semblable à celle d'Adam, lequel est la figure de celui qui devait venir.

 

Une question s’impose, à savoir : comment les hommes sont morts sans pourtant avoir péché, selon une loi qui ne viendrait pas avant des siècles? Pour y répondre, Paul est retourné à notre premier père, Adam. Paul convient que le péché et la mort sont présents, mais pas la Loi. Il nous renvoie au premier péché — une « transgression » [PARABASE : violation, rupture, transgression] d'Adam. Puisque Adam est mort spirituellement à cause de sa transgression, il est écrit ce qui suit :

 

Genèse 3

5 mais Dieu sait que, le jour où vous en mangerez, vos yeux s'ouvriront, et que vous serez comme des dieux, connaissant le bien et le mal.

 

Tous les descendants d'Adam sont nés à son image - il était devenu un pécheur et a transmis (personne ne sait vraiment comment cela se fait) sa nature pécheresse, et donc ils sont tous morts spirituellement. Ils n'ont peut‑être pas péché comme Adam l'a fait : « semblable à celle d'Adam », mais ils ont hérité une nature rebelle, désobéissante et provocante, et en ont subi les conséquences.

 

Nous pouvons voir qu'Adam représentait l’humanité, et en lui tous sont morts et ont péché. Nous voyons qu’un autre représentant viendra faire quelque chose pour l'humanité. Nous voyons qu'Adam était « la figure » de celui qui devait venir, c'est-à-dire Jésus-Christ, le Messie qui apportera le salut.

 

15 Mais il n'en est pas du don gratuit comme de l'offense; car, si par l'offense d'un seul il en est beaucoup qui sont morts, à plus forte raison la grâce de Dieu et le don de la grâce venant d'un seul homme, Jésus-Christ, ont-ils été abondamment répandus sur beaucoup.

16 Et il n'en est pas du don comme de ce qui est arrivé par un seul qui a péché; car c'est après une seule offense que le jugement est devenu condamnation, tandis que le don gratuit devient justification après plusieurs offenses.

 

Voici le deuxième que j'appelle : "Les différents cadeaux". Paul compare les « dons » qu'Adam a obtenus avec ceux de Jésus. Il commence par préciser que le don gratuit de Dieu ne peut être comparé au don de « l’offense » [PARATOMA : erreur, transgression, péché, offense]. « L'offense d'un seul » fait référence à Adam, et à cause de son don, « beaucoup » [POLUS : beaucoup, plus, abondant] sont « morts » [APOTHNESKO : mourir, être mort]. Comme nous l'avons vu dans Rom. 3 :23, tous ont péché. Paul se tourne maintenant vers le don de Dieu. Il explique d'abord la quantité ou la valeur de ce don en écrivant : « à plus forte raison » [POLUS MALLON : abondant dans une plus grande mesure, beaucoup plus]. Le don de Dieu n'est pas comparable au don d'Adam. Le don de Dieu est Sa « grâce » [CHARIS : bénéfice, faveur, don, grâce]. La grâce est un don qui n'est pas mérité, personne ne méritait de le recevoir. On voit aussi que Son don de grâce passe aussi par « un seul homme » qui est Jésus-Christ. Ce don de justice est « abondamment » [PERISSEUO : surabonder, être en excès] donné au plus grand nombre.

 

16 Et il n'en est pas du don comme de ce qui est arrivé par un seul qui a péché; car c'est après une seule offense que le jugement est devenu condamnation, tandis que le don gratuit devient justification après plusieurs offenses.

 

Le don de Dieu est totalement à l'opposé de celui d'Adam. Il « n'en est pas », donc ce n'est pas comme venant de celui « qui a péché », c'est-à-dire Adam. Mais, en quoi est-ce si différent? Paul écrit que le don d'Adam a conduit à un jugement et une « condamnation » [KATAKRIMA : une sentence défavorable, une condamnation]; tandis que le don de Dieu a conduit à une « justification » [DIKAIOMA : un statut, une décision, une justification], même s'il y a plusieurs « offenses » [PARAPTOMA : déviation, erreur, faute, péché]. Par le don d'Adam, nous sommes condamnés, et par le don de Dieu, nous sommes pardonnés. Quel cadeau préférez-vous?

 

17 Si par l'offense d'un seul la mort a régné par lui seul, à plus forte raison ceux qui reçoivent l'abondance de la grâce et du don de la justice régneront-ils dans la vie par Jésus-Christ lui seul.

 

La troisième portion de cette section a pour titre : "les deux règnes". Paul commence par parler de ce qui s'est passé, à cause du péché d’un « seul », qui est Adam. Quand le péché est entré dans le monde, la mort a « régné » [BASILEUO : régner, un roi]. Cela signifie que la conséquence du péché d'Adam, qui était la mort spirituelle, a frappé tous ses descendants. À cause de cela, tous ses descendants ont été exclus de la présence de Dieu et étaient sous Sa condamnation. Il y a un autre règne qui est également mentionné. Non pas un règne de mort, mais un règne « d’abondance » [PERISSEIA : surabondance], comprenant deux choses : La première est la « grâce » [CHARIS : bénéfice, faveur, don], et la deuxième est la « justice » [DIKAIOSUNE : équité, justification, droiture]. Notez que les dons de Dieu ne s’obtiennent que « par Jésus-Christ ». On peut être sous le règne de la mort ou sous le règne de la grâce et de la justice. Sous quel règne préférez-vous être pour toute l'éternité?

 

18 Ainsi donc, comme par une seule offense la condamnation a atteint tous les hommes, de même par un seul acte de justice la justification qui donne la vie s'étend à tous les hommes.

19 Car, comme par la désobéissance d'un seul homme beaucoup ont été rendus pécheurs, de même par l'obéissance d'un seul beaucoup seront rendus justes.

 

La quatrième est nommée : "obéissance et désobéissance". Paul tire une conclusion de ce qui a été dit précédemment lorsqu'il écrit : « Ainsi donc » [ARA : tirer une conclusion]. Sa première conclusion porte sur « l’offense » [PARAPTOMA : déviation, erreur, faute, péché] d'Adam. Sa désobéissance a apporté une « condamnation » [KATAKRIMA : une sentence défavorable, une condamnation] à "tous les hommes". Cela parle des descendants d'Adam. Car nous étions tous "en Adam" quand il a péché. Quant au «"dernier Adam", qui est Jésus-Christ (1 Cor. 15 :45), la « justification » [DIKAIOSIS : acquittement, justification] a été donnée, à cause de Son obéissance (acte de justice) et Son sacrifice à la croix. Ainsi, par Adam, les gens sont rendus pécheurs, et par Jésus, les gens sont rendus justes. Tout dépend sous quel règne ou domination vous appartenez.

 

20 Or, la loi est intervenue pour que l'offense abondât, mais là où le péché a abondé, la grâce a surabondé,

21 afin que, comme le péché a régné par la mort, ainsi la grâce régnât par la justice pour la vie éternelle, par Jésus-Christ notre Seigneur.

 

Ici, nous voyons à la fois le rôle de la Loi donnée par Moïse, ainsi que celui de la Grâce de Dieu. Pourquoi la Loi est-elle apparue? L'une des raisons est que « l'offense » [PARATOMA : déviation, erreur, faute, péché] « abondât » [PLEONAZO : faire plus, abonder]. Avec la Loi, les gens pouvaient réellement voir à quel point ils péchaient. Il nous est très facile de penser que nous sommes acceptables devant le Seigneur. Mais, plus vous connaissez la Loi, plus vous vous voyez comme un pécheur. C'est à ce point que l'on peut se rendre compte que la « grâce » [CHARIS : grâce, bienfait, faveur, don] de Dieu a véritablement « surabondé » [HUPERPERISSEUO : surabonder]. Encore une fois, nous voyons comment la grâce de Dieu abonde au-delà de toute imagination envers tous les vrais croyants. Comme nous l'avons vu, le péché a amené le règne de la mort, mais la grâce a amené le règne de la « vie » [ZOE : vie, temps de vie] « éternelle » [AIONIOS : perpétuel, éternel, pour toujours]. Toute cette grâce n'est possible que par Jésus-Christ, et seulement s'il est votre « Seigneur » [KURIOS : suprême en autorité, maître, seigneur].

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L’épître aux Romains

18 – Libéré du péché

 

Romains 6

1 Que dirons-nous donc? Demeurerions-nous dans le péché, afin que la grâce abonde?

2 Loin de là! Nous qui sommes morts au péché, comment vivrions-nous encore dans le péché?

3 Ignorez-vous que nous tous qui avons été baptisés en Jésus-Christ, c'est en sa mort que nous avons été baptisés?

4 Nous avons donc été ensevelis avec lui par le baptême en sa mort, afin que, comme Christ est ressuscité des morts par la gloire du Père, de même nous aussi nous marchions en nouveauté de vie.

5 En effet, si nous sommes devenus une même plante avec lui par la conformité à sa mort, nous le serons aussi par la conformité à sa résurrection,

6 sachant que notre vieil homme a été crucifié avec lui, afin que le corps du péché fût détruit, pour que nous ne soyons plus esclaves du péché;

7 car celui qui est mort est libre du péché.

8 Or, si nous sommes morts avec Christ, nous croyons que nous vivrons aussi avec lui,

9 sachant que Christ ressuscité des morts ne meurt plus; la mort n'a plus de pouvoir sur lui.

10 Car il est mort, et c'est pour le péché qu'il est mort une fois pour toutes; il est revenu à la vie, et c'est pour Dieu qu'il vit.

11 Ainsi vous-mêmes, regardez-vous comme morts au péché, et comme vivants pour Dieu en Jésus-Christ.

12 Que le péché ne règne donc point dans votre corps mortel, et n'obéissez pas à ses convoitises.

13 Ne livrez pas vos membres au péché, comme des instruments d'iniquité; mais donnez-vous vous-mêmes à Dieu, comme étant vivants de morts que vous étiez, et offrez à Dieu vos membres, comme des instruments de justice.

14 Car le péché n'aura point de pouvoir sur vous, puisque vous êtes, non sous la loi, mais sous la grâce.

(LSG)

 

À partir de ce chapitre, l'apôtre Paul passera de la question de la justice et de ses avantages à un autre sujet très important, à savoir le facteur péché dans notre vie.

 

1 Que dirons-nous donc? Demeurerions-nous dans le péché, afin que la grâce abonde?

2 Loin de là! Nous qui sommes morts au péché, comment vivrions-nous encore dans le péché?

3 Ignorez-vous que nous tous qui avons été baptisés en Jésus-Christ, c'est en sa mort que nous avons été baptisés?

 

Dans cette sous-section, Paul pose trois questions pour faire réfléchir ses lecteurs. Il veut que les croyants romains, non seulement lisent le texte, mais réfléchissent aussi sur les vérités qui sont montrées. Maintenant que les vrais croyants sont devenus justes devant le Seigneur, comment sont-ils censés vivre? Paul demande : « Demeurerions-nous » [EPIMENO : rester, attarder, continuer, persister] dans le péché comme nous le faisions autrefois? Paul a enseigné que là où il y a le péché, la grâce de Dieu abonde (5 :15-17). Il semble que certains croyants aient poussé cela au point de croire que le péché peut être acceptable pour une seule raison : afin que la « grâce » [CHARIS : bénéfice, faveur, don, grâce] « abonde » [PLEONAZO : augmenter, super abondent]. Continuons à pécher, car le péché apportera la grâce dans nos vies! Comme vous pouvez imaginer, Paul n'était pas satisfait de cet enseignement erroné.

 

2 Loin de là! Nous qui sommes morts au péché, comment vivrions-nous encore dans le péché?

 

Sa réponse est tranchante et directe : « Loin de là » [GINOMAI : naître, arriver, devenir], et cela signifie ABSOLUMENT PAS. Paul pose une question : comment pouvons-nous faire cela? Il donne la raison théologique pour laquelle nous ne devrions pas penser de cette façon. Il écrit : nous qui sommes « morts » [APOTHNESKO : mourir, être mort] au « péché » [HAMARTIA : un péché, une offense]. Il affirme la vérité théologique que les croyants sont morts au péché. Si nous sommes morts au péché, comment pouvons-nous désirer « encore » [ETI : pourtant, après cela, désormais] vivre dans le péché? Paul dit qu'il y a quelque chose qui ne va pas si vous désirez continuer de vivre dans le péché, après être né de nouveau.

 

3 Ignorez-vous que nous tous qui avons été baptisés en Jésus-Christ, c'est en sa mort que nous avons été baptisés?

 

Au verset trois, Paul donne une raison pour laquelle vous pourriez avoir ce désir en vous. Il écrit : « Ignorez-vous » [AGNOEO : ne pas savoir, être ignorant]. Se pourrait-il qu'ils aient ressenti cela simplement parce qu'ils ne savaient pas ce qui leur était arrivé, lorsqu'ils sont devenus de vrais croyants? Paul présente une image qu'ils connaissent tous : le baptême. Il les ramène à leurs baptêmes – à tous ceux qui ont été « baptisés » [BAPTIZO : immerger, submerger]. Il leur dit que lorsqu'ils ont été baptisés « en Jésus-Christ », c'était un baptême en sa « mort » [THANATOS : mort, mortel]. Paul l'a écrit autrement :

 

Galates 2

20 J'ai été crucifié avec Christ; et si je vis, ce n'est plus moi qui vis, c'est Christ qui vit en moi; si je vis maintenant dans la chair, je vis dans la foi au Fils de Dieu, qui m'a aimé et qui s'est livré lui-même pour moi.

 

L'ignorance n'est jamais une bonne chose dans notre vie spirituelle. Ces croyants ignoraient la vraie signification de leur baptême – qu'ils étaient morts avec Christ.

 

4 Nous avons donc été ensevelis avec lui par le baptême en sa mort, afin que, comme Christ est ressuscité des morts par la gloire du Père, de même nous aussi nous marchions en nouveauté de vie.

5 En effet, si nous sommes devenus une même plante avec lui par la conformité à sa mort, nous le serons aussi par la conformité à sa résurrection,

6 sachant que notre vieil homme a été crucifié avec lui, afin que le corps du péché fût détruit, pour que nous ne soyons plus esclaves du péché;

7 car celui qui est mort est libre du péché.

 

Paul expliquera ce qu'il entend par être baptisé dans la mort de Christ. Il commence par « donc », qui est une conjonction, qui relie ce qui a été dit à ce qui sera dit. Il commence par une affirmation : « nous avons été ensevelis ». C'est irréfutable. Si vous n'êtes pas mort avec Christ, alors vous ne recevez pas les bénéfices de Sa mort, qui est la justice! Nous avons été « ensevelis » [SUNTHAPTO : entrer en compagnie de, enterrer]. C'est un merveilleux mot grec qui dit tout - nous sommes entrés en compagnie du Seigneur Jésus jusqu'à dans Sa mort. Ainsi, Paul donne une raison pour laquelle, c'est comme cela, et cela parle de la « vie » [ZOE : vie, durée de vie]; c’est-à-dire vivre la « nouveauté » [KAINOTES : renouvellement, nouveauté] de vie. Comme nous l'avons vu en Galates 2 :20, nous sommes morts avec Christ et nous vivons de nouveau avec le Christ. La principale raison est pour « la gloire du Père ». Nous marchons dans la nouveauté de vie, afin qu'elle apporte la « gloire » [DOXA : gloire, dignité, louange, adoration] à notre Dieu.

 

5 En effet, si nous sommes devenus une même plante avec lui par la conformité à sa mort, nous le serons aussi par la conformité à sa résurrection,

 

Paul raisonne avec les croyants romains et parle de notre identification avec Christ, et il écrit : « si nous sommes devenus une même plante » [SUMPHUTOS : grandir avec, étroitement unis] avec le Christ. Si nous nous voyons comme étant un avec lui, en « conformité » [HOMOIOMA : rendu semblable à, similitude], nous devons aussi être capables de nous identifier à un deuxième aspect spirituel. La première vérité spirituelle est que les croyants sont morts avec Christ, et la seconde est que les croyants sont ressuscités avec Christ!

 

Comme vous vous identifiez à la mort du Christ, vous devez également vous identifier à « sa résurrection » [ANASTASIS : se relever, ressusciter]. Par conséquent, nous marchons en nouveauté de vie pour le plaisir et la gloire du Père.

 

6 sachant que notre vieil homme a été crucifié avec lui, afin que le corps du péché fût détruit, pour que nous ne soyons plus esclaves du péché;

 

Au verset trois, Paul parle d'être ignorant de la vérité spirituelle. Une fois de plus, Paul désire que la connaissance spirituelle soit comprise. Il écrit : « sachant » [GINOSKO : savoir, être conscient de, comprendre]. C'est un point que Paul souligne pour notre compréhension : notre « vieil homme » [PALAIOS ANTHROPOS : notre vieil homme usé]. Paul introduit une nouvelle pensée, le vieil homme. Le vieil homme représente notre ancienne nature, notre nature pécheresse passée qui a constamment désiré les choses de la chair. Il veut que les croyants sachent que ce « vieil homme » a été « crucifié » [SUNTRIBO : écraser complètement, briser, casser]. Le « vieil homme » a été dépouillé de sa domination et de son pouvoir sur le croyant, parce qu'il était mort en Jésus-Christ. Le « vieil homme » a été crucifié pour que le « corps du péché », qui est l'instrument à travers lequel le péché vivait, soit « détruit » [KATARGEO : inutile, abolir, détruire]. La conséquence est que les croyants ne sont plus « esclaves » [DOULEUO : être esclave, en servitude] du péché. La puissance du péché n'a plus le même effet sur le croyant comme Paul l'écrit.

 

7 car celui qui est mort est libre du péché.

 

Si vous êtes « mort » [APOTHNESKO signifie : mourir, être mort] avec le Christ, vous êtes « libre » [DIKAIOO : rendre juste ou innocent] du péché. Nous savons que nous continuons tous à pécher, car ce n'est pas notre corps, mais notre âme qui est devenue juste devant Dieu. Dans le texte suivant, Jean écrit au sujet des croyants qui pèchent :

 

1 Jean 1

8 Si nous disons que nous n'avons pas de péché, nous nous séduisons nous-mêmes, et la vérité n'est point en nous.

9 Si nous confessons nos péchés, il est fidèle et juste pour nous les pardonner, et pour nous purifier de toute iniquité.

10 Si nous disons que nous n'avons pas péché, nous le faisons menteur, et sa parole n'est point en nous.

 

Mais, la puissance asservissante du péché a été vaincue par la mort et la résurrection de Christ. Cela ouvre la porte aux croyants pour qu'ils marchent maintenant dans la nouveauté de la vie.

 

8 Or, si nous sommes morts avec Christ, nous croyons que nous vivrons aussi avec lui,

9 sachant que Christ ressuscité des morts ne meurt plus; la mort n'a plus de pouvoir sur lui.

10 Car il est mort, et c'est pour le péché qu'il est mort une fois pour toutes; il est revenu à la vie, et c'est pour Dieu qu'il vit.

11 Ainsi vous-mêmes, regardez-vous comme morts au péché, et comme vivants pour Dieu en Jésus-Christ.

 

Considérez maintenant la vérité suivante : si vous savez que vous êtes mort avec le Christ, alors vous devez aussi « croire » [PISTEUO : avoir la foi, confier, croire] que vous « vivrez » [SUZAO : continuer, vivre en commun avec] avec le Christ. Je n'ai jamais compris comment des croyants pouvaient se réjouir du fait d'être morts avec le Christ tout en trouvant cela si difficile de se réjouir aussi de vivre une vie nouvelle avec lui pour la gloire de Dieu!

 

9 sachant que Christ ressuscité des morts ne meurt plus; la mort n'a plus de pouvoir sur lui.

 

Paul fait mention d’un autre fait dont il désire faire connaître aux croyants comme certain : « sachant » [EIDO : voir, connaître, prendre conscience de] que, parce que Christ a été « ressuscité » [EGEIRO : réveiller, élever] d'entre les morts, Il « ne meurt plus » [ETI : pourtant, encore, plus longtemps]. Il a été ramené à la vie, et la mort ne peut plus avoir de « pouvoir » [KURIEUO : avoir la domination sur, seigneur de] sur lui. Notre chef a la victoire sur la mort, et puisque les croyants sont « en lui », nous avons aussi la victoire sur la mort et le péché.

 

10 Car il est mort, et c'est pour le péché qu'il est mort une fois pour toutes; il est revenu à la vie, et c'est pour Dieu qu'il vit.

11 Ainsi vous-mêmes, regardez-vous comme morts au péché, et comme vivants pour Dieu en Jésus-Christ.

 

Paul confirme cette réalité victorieuse qu'il souhaite que les croyants romains s'approprient. La mort et le péché ne régneront plus sur vous! Paul écrit que Jésus est revenu à la « vie » [ZOA : vivre, toute la vie], et qu'Il vit maintenant pour Dieu, tout comme Christ est mort, ressuscité et vit maintenant pour la gloire du Père. Les croyants doivent aussi se « regarder » [LOGIZOMAI : estimer, conclure, considérer] « comme morts » [NEKROS : un cadavre, mort] au péché. Mais, nous ne vivons pas dans une grotte ou au sommet d'une montagne pour le reste de notre vie, en attendant d'être avec Dieu pour toujours. Paul écrit : et comme « vivants » [ZOA : vivre, toute la vie] « pour Dieu en Jésus-Christ ». Soyez VIVANT pour le Seigneur Dieu. Vivez pour lui et pour Sa gloire. Laissez le péché derrière vous. Vous êtes spirituellement mort en Christ et vous avez été ramené à la vie pour vivre une nouvelle vie en lui.

 

12 Que le péché ne règne donc point dans votre corps mortel, et n'obéissez pas à ses convoitises.

13 Ne livrez pas vos membres au péché, comme des instruments d'iniquité; mais donnez-vous vous-mêmes à Dieu, comme étant vivants de morts que vous étiez, et offrez à Dieu vos membres, comme des instruments de justice.

14 Car le péché n'aura point de pouvoir sur vous, puisque vous êtes, non sous la loi, mais sous la grâce.

 

Paul conclut cette section. Si je suis mort et ressuscité avec Christ, que je vis une nouvelle vie avec Christ, qu’est-ce que j'ai été appelé à faire exactement? La première chose se trouve au verset douze :

 

12 Que le péché ne règne donc point dans votre corps mortel, et n'obéissez pas à ses convoitises.

 

Ne laissez pas le péché « régner » [BASILEUO : régner, roi] dans votre corps « mortel » [THNETOS : mortel, sujet à la mort]. Le péché n'a plus à régner et dominer sur votre vie. Notez que Paul parle du péché dans votre corps. Comme Jésus l'a dit, c'est la chair qui est faible.

 

Marc 14

38 Veillez et priez, afin que vous ne tombiez pas en tentation; l'esprit est bien disposé, mais la chair est faible.

 

Pour ne pas laisser le péché régner dans nos corps mortels, Paul nous montre comment être victorieux.

 

13 Ne livrez pas vos membres au péché, comme des instruments d'iniquité; mais donnez-vous vous-mêmes à Dieu, comme étant vivants de morts que vous étiez, et offrez à Dieu vos membres, comme des instruments de justice.

14 Car le péché n'aura point de pouvoir sur vous, puisque vous êtes, non sous la loi, mais sous la grâce.

 

On nous dit : « ne livrez pas » [PARISTEMI : aider, assister, céder] vos « membres » [MELOS : un membre ou une partie du corps]. En d'autres termes, nous ne devons pas nous placer dans une situation qui incitera nos membres (notre corps) à « pécher » [HAMARTIA : une offense, à pécher] et à devenir des « instruments » [HOPLON : s'occuper, instrument, ustensile, outil] d'iniquité. Au contraire, « donnez-vous » [PARISTEMI : le même mot en grec] vous-mêmes à Dieu. N’offrez pas vos membres au péché, mais plutôt à Dieu. Souvenez-vous que vous êtes « vivant » [ZAO : vivre, toute la vie] d'entre les morts. Vous n'appartenez plus au domaine de la mort spirituelle! À cause de cela, offrez vos membres (votre corps) à Dieu comme des « instruments » [HOPLON : s'occuper, instrument, ustensile, outil] de « justice » [DIKAIOSUNE : équité, justification, droiture].

 

14 Car le péché n'aura point de pouvoir sur vous, puisque vous êtes, non sous la loi, mais sous la grâce.

 

Nous avons maintenant l’assurance que le péché n’aura plus de pouvoir, ou de puissance sur nous, car nous ne sommes plus sous la Loi qui ne peut nous donner la victoire; uniquement la condamnation. La victoire nous est donnée, car nous sommes maintenant sous la grâce, qui découle de la croix de Jésus.

 

Les croyants ont maintenant le choix : soit se présenter au péché, ce qui déshonorera le Seigneur Dieu, soit se présenter à Dieu et vivre une vie qui le glorifiera. Nous n'étions PAS CAPABLES de faire cela dans le passé, parce que nous étions morts à cause de nos péchés, mais maintenant, nous sommes morts en Christ et sommes ressuscités, pour vivre pour la gloire de Dieu.

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18 Romans 6:1-14

 

L’épître aux Romains

19 – La liberté qui mène à la justice

 

Romains 6

15 Quoi donc! Pécherions-nous, parce que nous sommes, non sous la loi, mais sous la grâce? Loin de là!

16 Ne savez-vous pas qu'en vous livrant à quelqu'un comme esclaves pour lui obéir, vous êtes esclaves de celui à qui vous obéissez, soit du péché qui conduit à la mort, soit de l'obéissance qui conduit à la justice?

17 Mais grâces soient rendues à Dieu de ce que, après avoir été esclaves du péché, vous avez obéi de coeur à la règle de doctrine dans laquelle vous avez été instruits.

18 Ayant été affranchis du péché, vous êtes devenus esclaves de la justice. -

19 Je parle à la manière des hommes, à cause de la faiblesse de votre chair. -De même donc que vous avez livré vos membres comme esclaves à l'impureté et à l'iniquité, pour arriver à l'iniquité, ainsi maintenant livrez vos membres comme esclaves à la justice, pour arriver à la sainteté.

20 Car, lorsque vous étiez esclaves du péché, vous étiez libres à l'égard de la justice.

21 Quels fruits portiez-vous alors? Des fruits dont vous rougissez aujourd'hui. Car la fin de ces choses, c'est la mort.

22 Mais maintenant, étant affranchis du péché et devenus esclaves de Dieu, vous avez pour fruit la sainteté et pour fin la vie éternelle.

23 Car le salaire du péché, c'est la mort; mais le don gratuit de Dieu, c'est la vie éternelle en Jésus-Christ notre Seigneur.

(LSG)

 

Paul continue ses arguments en faveur d'une vie sainte. Dans notre dernière section, il a demandé s'il était permis de pécher, parce que plus de grâce en sortirait, et sa réponse a été ABSOLUMENT NON. Ici, Paul abordera une autre question concernant la vie de péché.

 

15 Quoi donc! Pécherions-nous, parce que nous sommes, non sous la loi, mais sous la grâce? Loin de là!

16 Ne savez-vous pas qu'en vous livrant à quelqu'un comme esclaves pour lui obéir, vous êtes esclaves de celui à qui vous obéissez, soit du péché qui conduit à la mort, soit de l'obéissance qui conduit à la justice?

 

Encore une fois, nous voyons un lien avec ce qui avait été dit précédemment : « Ne savez-vous pas? » Il est rare qu'un seul verset soit isolé; il doit y avoir un contexte dans lequel il est placé. Paul fait réfléchir : « pécherions‑nous » [HAMARTANO : rater le but, péché, offense], parce que nous ne sommes pas sous « la loi » [NOMOS : loi, règlement, principe]. Pourquoi ne pas pécher? Parce que nous avons été libérés de la condamnation de la Loi, à cause du Messie? Vivons comme nous voulons! Après tout, nous sommes « sous la grâce » [CHARIS : bénéfice, faveur, don, grâce] de Dieu. Nous n'avons plus de soucis. Comme avant, Paul essaie de freiner une façon de penser qui était faussée! Sa réponse est définitive et sans ambiguïté – « LOIN DE LÀ » [GINOMAI : causer, devenir, Dieu nous en préserve]. Absolument pas est la réponse de Paul. Être sous la grâce ne vous donne pas la permission de pécher.

 

16 Ne savez-vous pas qu'en vous livrant à quelqu'un comme esclaves pour lui obéir, vous êtes esclaves de celui à qui vous obéissez, soit du péché qui conduit à la mort, soit de l'obéissance qui conduit à la justice?

 

Pour donner de la substance à sa réponse, Paul parle encore de la connaissance : « Ne savez-vous pas? » [EIDO : voir, savoir, comprendre]. C'est ce que les croyants romains auraient dû comprendre instinctivement. Lorsque vous vous « livrez » [PARISTEMI : aider, assister, pourvoir, céder] comme « esclaves » [DOULOS : esclave, sujétion, serviteur] pour lui « obéir » [HUPAKOE : soumission, obéissance, conformité], alors vous devenez un esclave à qui vous obéissez. L'obéissance au « péché » [HAMARTIA : un péché, une offense] vous conduira à la « mort » [THANATOS : mort, mortel]. C'est la mort spirituelle qui est impliquée ici, et elle vous conduira au châtiment éternel. Alors que l'obéissance à Dieu mène à la justice [DIKAIOSUNE : équité, justification et droiture]. Si vous êtes chrétien, pourquoi suivre l'exemple du péché, qui est le chemin (pour les non‑convertis) vers le jugement?

 

17 Mais grâces soient rendues à Dieu de ce que, après avoir été esclaves du péché, vous avez obéi de coeur à la règle de doctrine dans laquelle vous avez été instruits.

18 Ayant été affranchis du péché, vous êtes devenus esclaves de la justice. -

 

Paul leur rappelle ce qui s'est passé dans leur vie. Ils doivent être remplis de « grâces » [CHARIS : signifie aussi gratitude] envers Dieu. Mais pourquoi? Parce qu'ils étaient autrefois « esclaves du péché » [DOULOS HAMARTIA : esclave ou sujet au péché]. Le Saint-Esprit est intervenu et a ouvert leur esprit à leur état pécheur (Jean 16 :8), et ils se sont tournés vers la vérité de l'Évangile. Ils ont « obéi » [HUPAKOUO : entendre sous, tenir compte, se conformer] de « cœur » [KARDIA : le cœur, au figuré les pensées et les sentiments) à la « doctrine » [DIDACHE : une instruction, une doctrine] qu’ils avaient reçu. C'est pour cela qu'ils devaient être reconnaissants au Seigneur Dieu – pour leur salut!

 

18 Ayant été affranchis du péché, vous êtes devenus esclaves de la justice.

 

Nous avons été « affranchis » [ELEUTHEROO : libérer, délivrer, affranchir] du péché. Mais, cette liberté ne nous permet pas de faire ce que nous voulons. Cette nouvelle liberté ouvre la porte de la prison du péché et nous permet de devenir « esclaves » [DOULOO : asservir, asservir] de la justice; ce qui fait que les vrais croyants sont en harmonie avec Dieu pour toute l'éternité.

 

19 Je parle à la manière des hommes, à cause de la faiblesse de votre chair. -De même donc que vous avez livré vos membres comme esclaves à l'impureté et à l'iniquité, pour arriver à l'iniquité, ainsi maintenant livrez vos membres comme esclaves à la justice, pour arriver à la sainteté.

 

C'est comme si Paul s'excusait d'utiliser un langage et des exemples aussi simples pour faire ressortir sa vérité spirituelle. Les mots « manière des hommes » [ANTHROPINOS : commun à l'homme], il les utilise à cause de la « faiblesse » [ASTHENEIA : faiblesse, maladie] de leur chair. Il s’avère que certains croyants romains n'étaient pas capables de comprendre plus qu'une simple théologie. Il semble que l'auteur de l’épître aux Hébreux ait également eu le même problème :

 

Hébreux 5

12 Vous, en effet, qui depuis longtemps devriez être des maîtres, vous avez encore besoin qu'on vous enseigne les premiers rudiments des oracles de Dieu, vous en êtes venus à avoir besoin de lait et non d'une nourriture solide.

13 Or, quiconque en est au lait n'a pas l'expérience de la parole de justice; car il est un enfant.

14 Mais la nourriture solide est pour les hommes faits, pour ceux dont le jugement est exercé par l'usage à discerner ce qui est bien et ce qui est mal.

 

Paul déclare que dans le passé, ils avaient « livré » [PARISTEMI : céder] leurs membres comme esclaves de « l'impureté » [AKATHARSIA : impureté, souillure], et aussi de « l’iniquité » [ANOMAI : violation de la loi], ce qui a conduit à la transgression de la Loi. C'était avant, mais « maintenant » [NUN : temps présent], voici ce que vous devez faire : « livrez » [PARISTEMI : soumettre] vos membres à la « justice » [DIKAIOSUNE : équité, justification, droiture]. Lorsque vous faites cela, le résultat sera la « sainteté » [HAGIASMOS : purification, sainteté]. Paul dit de ne pas être comme des enfants qui ne comprennent pas la profondeur de ce qu'ils font. Arrêtez de vivre dans la chair, et vivez en nouveauté de vie dans le Seigneur Jésus!

 

20 Car, lorsque vous étiez esclaves du péché, vous étiez libres à l'égard de la justice.

21 Quels fruits portiez-vous alors? Des fruits dont vous rougissez aujourd'hui. Car la fin de ces choses, c'est la mort.

22 Mais maintenant, étant affranchis du péché et devenus esclaves de Dieu, vous avez pour fruit la sainteté et pour fin la vie éternelle.

23 Car le salaire du péché, c'est la mort; mais le don gratuit de Dieu, c'est la vie éternelle en Jésus-Christ notre Seigneur.

 

Paul veut que les croyants romains réfléchissent à leur passé, et à la façon dont ils ont agi. Pensez aux moments où vous étiez « esclaves du péché » ou sous le pouvoir du péché. Pensez à l'époque où vous étiez désespérément vendu au péché, où vous n'aviez aucun pouvoir réel pour vaincre vos mauvaises voies. Vous étiez « libres » » [ELEUTHEROS : sans retenue, en liberté] en ce qui concerne la justice. Vous avez vécu de la manière dont votre chair vous guidait et n'aviez aucune pensée concernant la sainteté du Seigneur Dieu. Paul pose cette question : « Quels fruits » [KARPO : un fruit] portiez-vous alors? Je sais que vous « rougissez » [EPAISCHUNOMAI : avoir honte de quelque chose] d'eux maintenant. Comprenez-vous que ces fruits n'apportent que « la mort » [THANATOS : mort, mortel] dans votre vie?

 

22 Mais maintenant, étant affranchis du péché et devenus esclaves de Dieu, vous avez pour fruit la sainteté et pour fin la vie éternelle.

 

C'est comme si Paul se répétait, voyant à quel point ces croyants semblaient spirituellement lents! Il répète : vous avez été « affranchis » [ELEUTHEROO : libérer, délivrer] du péché. Christ vous a libéré du pouvoir et de la condamnation du péché. L'acte qui vous condamnait a été détruit, comme Paul l'a écrit aux Colossiens :

 

Colossiens 2

13 Vous qui étiez morts par vos offenses et par l'incirconcision de votre chair, il vous a rendus à la vie avec lui, en nous faisant grâce pour toutes nos offenses;

14 il a effacé l'acte dont les ordonnances nous condamnaient et qui subsistait contre nous, et il l'a détruit en le clouant à la croix;

 

Maintenant que vous avez été libérés du péché, vous appartenez à Dieu avec vos fruits nouveaux, soit la « sainteté » [HAGIASMOS : purification, sainteté]. Le but de vivre une vie remplie de fruits de sainteté est la « vie éternelle » [AIONIOS ZOE : une vie sans fin] en présence de votre Sauveur bien-aimé. Jésus l'a dit ainsi :

 

Jean 14

1 Que votre coeur ne se trouble point. Croyez en Dieu, et croyez en moi.

2 Il y a plusieurs demeures dans la maison de mon Père. Si cela n'était pas, je vous l'aurais dit. Je vais vous préparer une place.

3 Et, lorsque je m'en serai allé, et que je vous aurai préparé une place, je reviendrai, et je vous prendrai avec moi, afin que là où je suis vous y soyez aussi.

 

Paul termine cette section avec cette pensée :

 

23 Car le salaire du péché, c'est la mort; mais le don gratuit de Dieu, c'est la vie éternelle en Jésus-Christ notre Seigneur.

 

Le « salaire » [OPSONION : paie, salaire, récompense]. Le salaire que les gens recevront pour leur vie de péché est « la mort » [THANATOS : mort, mortel]. D'autre part, le « don » [CHARISME : gratuité divine] de Dieu, c'est la vie éternelle en « Christ Jésus ». La vie éternelle n'est JAMAIS DONNÉE en dehors de la personne du Messie, Jésus de Nazareth - jamais! Aucune religion ou philosophie ne peut vous rendre juste devant Dieu. Seul le sacrifice parfait de Jésus peut le faire. Son nom est le seul nom par lequel nous pouvons être sauvés :

 

Actes 4

12 Il n'y a de salut en aucun autre; car il n'y a sous le ciel aucun autre nom qui ait été donné parmi les hommes, par lequel nous devions être sauvés.

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L’Épître aux Romains

20 – Liberté par la mort de Christ

 

Romains 7

1 Ignorez-vous, frères, -car je parle à des gens qui connaissent la loi, -que la loi exerce son pouvoir sur l'homme aussi longtemps qu'il vit?

2 Ainsi, une femme mariée est liée par la loi à son mari tant qu'il est vivant; mais si le mari meurt, elle est dégagée de la loi qui la liait à son mari.

3 Si donc, du vivant de son mari, elle devient la femme d'un autre homme, elle sera appelée adultère; mais si le mari meurt, elle est affranchie de la loi, de sorte qu'elle n'est point adultère en devenant la femme d'un autre.

4 De même, mes frères, vous aussi vous avez été, par le corps de Christ, mis à mort en ce qui concerne la loi, pour que vous apparteniez à un autre, à celui qui est ressuscité des morts, afin que nous portions des fruits pour Dieu.

5 Car, lorsque nous étions dans la chair, les passions des péchés provoquées par la loi agissaient dans nos membres, de sorte que nous portions des fruits pour la mort.

6 Mais maintenant, nous avons été dégagés de la loi, étant morts à cette loi sous laquelle nous étions retenus, de sorte que nous servons dans un esprit nouveau, et non selon la lettre qui a vieilli.

(LSG)

 

Paul continuera à écrire sur notre liberté retrouvée, sur le péché. Il utilisera l'analogie d'un mariage pour nous aider à comprendre clairement ce que signifie réellement notre mort avec Christ.

 

1 Ignorez-vous, frères, -car je parle à des gens qui connaissent la loi, -que la loi exerce son pouvoir sur l'homme aussi longtemps qu'il vit?

 

Avez-vous remarqué à quel point le mot « ignorez » [AGNOEO : ne pas savoir, ignorer, ne pas comprendre] et les principes de la connaissance sont très importants jusqu'à présent dans son épître? Dans sa déclaration d'ouverture : « Ignorez-vous frères », il semble qu'il ait été surpris par le manque de connaissances de ces croyants juifs. Je dis qu'ils sont juifs simplement à cause de la phrase suivante qu'il a écrite. Je « parle » [LALEO : parler, dire, proférer, prêcher] à ceux qui « connaissent » [GINOSKO : connaître, prendre conscience de] la « loi » [NOMOS : loi, règlement, principe]. Cela parait pointer directement les croyants juifs qui sont dans le Messie Jésus-Christ. Car ce sont eux qui connaissaient la Loi, tandis que les Gentils n'avaient pas été élevés dans cette connaissance. Comme je l'ai déjà dit, je crois que cette épître a été écrite beaucoup plus pour les croyants juifs que pour ceux d'origine païenne. Qu’est-ce que Paul affirme?

 

v.1 … que la loi exerce son pouvoir sur l'homme aussi longtemps qu'il vit?

 

Il introduit la notion de Loi en rapport avec la mort. Il écrit que la Loi (qui est la Loi de Moïse) exerce son « pouvoir » [KURIEOU : régner, exercer la seigneurie]. Ce pouvoir régnant n'est pas éternel, il dure « aussi longtemps » [HOSOS : autant, aussi longtemps que] que la personne « vit » [ZAO : vivre, toute la vie]. C'est la même chose avec TOUTES les lois. Elles ont dû pouvoir sur vous, mais quand vous mourez, elles ne vous tiennent plus sous leur emprise.

 

2 Ainsi, une femme mariée est liée par la loi à son mari tant qu'il est vivant; mais si le mari meurt, elle est dégagée de la loi qui la liait à son mari.

 

Avec ce concept à l'esprit, Paul utilise l'analogie d'une femme et de son mari. Paul parle d'une « femme mariée » [GUNE HUPANDROS : une femme mariée]. Comme toutes les femmes mariées, elle est « liée » [DEO : lier, être liée] à son « mari » [ANER : un homme, un mari]. Ce serait le même cas si Paul parlait d'un homme lié à sa femme par le mariage. Elle est liée par la « loi » (c'est important) tant que son mari « vit » [ZAO : vivre, toute la vie). N'oubliez pas que dans cette analogie, la femme vous représente et la Loi représente le pouvoir du péché sur vous. La Loi a une autorité sur elle (en tant que personne mariée), mais si son mari « meurt » [APOTHNESKO : mourir, être mort], alors quelque chose se passe automatiquement. Il est écrit qu'elle est « dégagée » [KATARGEO : rendre oisif, abolir, inutile] de la « loi » [NOMOS : loi, règlement, principe] la liant à son mari. En d'autres termes, elle est liée à son mari tant qu'il est vivant, mais s'il meurt, elle n'est plus sous cette règle et elle est libérée.

 

3 Si donc, du vivant de son mari, elle devient la femme d'un autre homme, elle sera appelée adultère; mais si le mari meurt, elle est affranchie de la loi, de sorte qu'elle n'est point adultère en devenant la femme d'un autre.

 

Dans ce passage, Paul enseigne qu'il n'y a qu'une seule condition pour que cette femme soit libérée, et c'est la mort de son mari - comme nous ne sommes libérés de la Loi qu'en mourant avec Christ.

 

Le mot « donc », est une conjonction qui rattache ce qui a été dit à ce qui sera dit. Si elle « devient » [GINOMAI : être faite, être mariée, être ordonnée] la femme d’un autre homme, alors qu'elle est mariée à un homme qui est encore « vivant » [ZAO : vivre, toute la vie], elle sera appelée « adultère » [CHEMATIZO : une femme adultère]. Elle a enfreint la Loi et en subira les conséquences. Mais « si le mari meurt », il se passe quelque chose, « elle est affranchie de la loi ». La Loi ne s'applique plus à elle parce que son mari est mort. Cela lui ouvre la porte pour se remarier légalement et de ne pas être considérée comme une personne adultère.

 

4 De même, mes frères, vous aussi vous avez été, par le corps de Christ, mis à mort en ce qui concerne la loi, pour que vous apparteniez à un autre, à celui qui est ressuscité des morts, afin que nous portions des fruits pour Dieu.

 

Paul introduit la conclusion de la prémisse, à laquelle il nous a conduits. Je suis sous la Loi et ses conséquences (jugement), mais maintenant, je suis mort spirituellement avec Christ - quelle est ma position par rapport à la Loi? Veuillez noter que Paul écrit à : « mes frères » [ADEPHOS : un frère proche ou lointain] et cela est très important à comprendre. Il n'écrit pas à tout le monde. Ce N'EST PAS pour le grand public, c'est seulement pour ses frères dans la foi. Paul n'était pas un universaliste, il ne croyait pas que Christ était mort pour chaque âme, mais uniquement pour celles qui étaient "en Lui". En Jésus-Christ.

 

Il leur parle du grand miracle qui s'est produit lorsqu'ils se sont tournés vers Christ pour le salut. Ils ont été « mis à mort » (ils sont morts) en ce qui concerne la « loi » [NOMOS : loi, règlement, principe]. C'est TOUJOURS la même Loi dont parle Paul - ne l'oubliez pas! Comment cette mort à la Loi est‑elle arrivée? Paul écrit : « par le corps de Christ ». Lorsque Christ est mort à la croix, quand le péché a été jugé dans Son corps, c'est à ce moment-là que les futurs croyants meurent également.

 

2 Corinthiens 5

21 Celui qui n'a point connu le péché, il l'a fait devenir péché pour nous, afin que nous devenions en lui justice de Dieu.

 

 

Ainsi, les croyants sont « morts » avec Christ. En raison de cette mort spirituelle, nous (tout comme la veuve dont il a été question ci-dessus) pouvons nous remarier.

 

v.4 … pour que vous apparteniez à un autre, à celui qui est ressuscité des morts, afin que nous portions des fruits pour Dieu.

 

La mort a rompu le lien entre la Loi (sous laquelle nous étions) et nous‑mêmes. Nous pouvons désormais appartenir « à un autre ». Paul déclare aux croyants à qui ils appartiennent maintenant : « à celui qui est ressuscité des morts ». Les croyants sont morts à la Loi et peuvent dorénavant être "un" avec Jésus, qui est ressuscité des morts. Les croyants sont devenus "l'épouse" de l'Agneau qui est ressuscité (Apoc. 19 :6-9). Maintenant que les vrais croyants sont morts avec Christ, ils peuvent porter « des fruits » [KARPOPHOREO : être fécond, porter du fruit] pour le Seigneur Dieu.

 

5 Car, lorsque nous étions dans la chair, les passions des péchés provoquées par la loi agissaient dans nos membres, de sorte que nous portions des fruits pour la mort.

 

Paul se réfère une fois de plus aux fruits (Rom. 6 :21,22). Ici, Paul parle des jours AVANT la nouvelle naissance, et des fruits qui ont été produits par nos vies. C'étaient des fruits de la « chair » [SARX : chair qui est dépouillée de sa peau, chair]. Ils étaient aussi les fruits de "désirs pécheurs" qui « agissaient » [PATHEMA : quelque chose qui subit, mouvement) à travers la Loi « dans nos membres » [MELOS : un membre ou une partie du corps]. Ces fruits étaient vivants en nous et provoquaient la « mort » [THANATOS : mort, mortel].

 

6 Mais maintenant, nous avons été dégagés de la loi, étant morts à cette loi sous laquelle nous étions retenus, de sorte que nous servons dans un esprit nouveau, et non selon la lettre qui a vieilli.

 

Mais « maintenant » [NUNI : juste maintenant, maintenant], nous voyons que quelque chose a changé. Premièrement, nous voyons que les croyants ont été « libérés » [KATARGEO : rendre entièrement oisif, abolir, détruire) de la Loi. Le pouvoir ou le droit de la Loi sur nous a été détruit, il est désormais inexistant. De plus, Paul explique pourquoi : parce que nous sommes « morts » [APOTHNESKO : mourir, être mort] « à cette loi sous laquelle nous étions retenus ». Nous avons déjà vu que c'est la Loi à laquelle nous sommes liés. Paul veut vraiment que ce soit TRÈS CLAIR. Nous ne sommes plus liés par la Loi à cause de la mort et de la victoire de Jésus sur la croix. Puisque les croyants sont « morts » en Lui, nous sommes aussi devenus vainqueurs et libérés.

 

v.6 … de sorte que nous servons dans un esprit nouveau, et non selon la lettre qui a vieilli.

 

L'une des raisons pour lesquelles les croyants ont été libérés est « de sorte que nous ». Comme vous pouvez le voir, Paul s'inclut dans cette déclaration. Nous pouvons « servir » [DOULEUO : être esclave de, servir] dans un esprit « nouveau » [KAINOTES : renouvellement, nouveauté]. Cela apporte un contraste dans la façon dont nous servons par rapport à celle dont nous servions dans le passé. Avant, c'était dans la « vieille » [PALAIOTES : archaïque, vieillesse] « lettre » de la Loi.

 

Les vrais croyants peuvent maintenant servir un nouveau maître; non plus la Loi, mais le Seigneur Dieu. Ils peuvent aussi servir avec un nouvel esprit; non dans la chair, mais dans le Saint-Esprit.

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17 Romans 5:12-21
19 Romans 6:15-23
20 Romans 7:1-6

 

L’épître aux Romains

21 – Loi, Péché, Mort

 

Romains 7

7 Que dirons-nous donc? La loi est-elle péché? Loin de là! Mais je n'ai connu le péché que par la loi. Car je n'aurais pas connu la convoitise, si la loi n'eût dit: Tu ne convoiteras point.

8 Et le péché, saisissant l'occasion, produisit en moi par le commandement toutes sortes de convoitises; car sans loi le péché est mort.

9 Pour moi, étant autrefois sans loi, je vivais; mais quand le commandement vint, le péché reprit vie, et moi je mourus.

10 Ainsi, le commandement qui conduit à la vie se trouva pour moi conduire à la mort.

11 Car le péché saisissant l'occasion, me séduisit par le commandement, et par lui me fit mourir.

12 La loi donc est sainte, et le commandement est saint, juste et bon.

13 Ce qui est bon a-t-il donc été pour moi une cause de mort? Loin de là! Mais c'est le péché, afin qu'il se manifestât comme péché en me donnant la mort par ce qui est bon, et que, par le commandement, il devînt condamnable au plus haut point.

(LSG)

 

Dans notre dernière section, nous avons appris qu'à cause de notre mort avec Christ, nous avons été libérés du pouvoir et aussi de la conséquence finale de nos offenses, qui est le jugement dernier. Nous avons également vu que le péché a profité de la Loi en nous, et a amené la condamnation.

 

7 Que dirons-nous donc? La loi est-elle péché? Loin de là! Mais je n'ai connu le péché que par la loi. Car je n'aurais pas connu la convoitise, si la loi n'eût dit: Tu ne convoiteras point.

 

Certains pourraient dire : Si le péché travaille avec la Loi pour faire de nous des pécheurs, est-ce que la « loi » [NOMOS : loi, règlement, principe] est aussi « péché » [HAMARTIA : offense, péché]? Cette conclusion, enseigne que la personne qui a donné la Loi (Dieu) nous l’aurait donnée pour nous piéger et nous faire pécher; ce qui est blasphématoire, parce que cela ferait de Dieu l'initiateur du péché!

 

Alors « la loi est-elle péché »? L'apôtre Paul répond : « loin de là! » [GINOMAI : devenir, aussi bien que, Dieu ne plaise]. La réponse est ABSOLUMENT NON - la Loi n'est pas un péché! Ensuite, Paul continue d'expliquer le rôle de la Loi dans notre salut.

 

v.7… Car je n'aurais pas connu la convoitise, si la loi n'eût dit: Tu ne convoiteras point.

 

Paul écrit qu'il n'aurait pas « connu » [GINOSKO : connaître, comprendre, être conscient] la « convoitise » [HAMARTIA : péché, offense]. Il n'y avait pas d'autre moyen de savoir qu'il avait enfreint la Loi, à moins qu'il ne connaisse la Loi. Quelqu'un peut aller dans un autre pays et se retrouver en prison, parce qu'il est allé dans un endroit restreint ou interdit aux visiteurs. Il ne découvrirait qu'il a enfreint la Loi qu'au moment de son arrestation, pas avant!

 

Paul écrit qu’il n’a connu la convoitise que par « la loi ». Puis, Paul donne un exemple de ce qu'il veut dire. Je n'aurais pas connu le péché de « convoitise » [EPITHUMIA : un désir de ce qui est interdit] si la Loi ne disait « Tu ne convoiteras point ». C'est l'un des Dix Commandements, tiré d'Exode 20 :17.

 

8 Et le péché, saisissant l'occasion, produisit en moi par le commandement toutes sortes de convoitises; car sans loi le péché est mort.

 

Paul nous enseigne que le péché, « saisit » [LAMBANO : prendre, saisir, accepter] « l’occasion » [APHORME : un point de départ, une opportunité] à travers le « commandement » [ENTOLE signifie : commandement, précepte]. Le péché, qui est dans notre chair, prend la sainte Loi de Dieu et la transforme en piège « produisant » [KATERGAZOMAI : travailler pleinement, finir] toutes sortes de « convoitises » [EPITHUMIA : désirer, convoiter]. Un exemple typique serait la nourriture. La nourriture est bonne et nécessaire si nous voulons rester en vie. Manger de la nourriture n'est pas un péché. Mais, si vous convoitez la nourriture et mangez trop, alors la bonne nourriture deviendra une pierre d'achoppement, et vous fera pécher (gloutonnerie). Paul rappelle aux croyants romains que la puissance du péché en dehors de la Loi n'existe pas.

 

9 Pour moi, étant autrefois sans loi, je vivais; mais quand le commandement vint, le péché reprit vie, et moi je mourus.

10 Ainsi, le commandement qui conduit à la vie se trouva pour moi conduire à la mort.

 

Ce que Paul dit de lui-même dans ces versets est également vrai pour tout le monde. Avant sa conversion, Paul, était un pharisien (Phil. 3 :6) et n'avait aucune difficulté à faire des choses abominables contre les enfants de Dieu. Mais, quand le Seigneur l'a rencontré sur le chemin de Damas (Actes 9) et lui a fait connaître son péché de persécuter son église, c’est seulement alors qu’il s'est repenti. Il s'est vu comme un pécheur et s'est rendu compte qu'au lieu de lui apporter la vie, la Loi lui avait apporté la mort. Voyez-vous, le péché avait utilisé la Loi pour lui faire faire des choses abominables.

 

11 Car le péché saisissant l'occasion, me séduisit par le commandement, et par lui me fit mourir.

 

Il y a une pensée très importante que Paul nous apporte, et elle est incarnée dans le mot « séduisit » [EXAPATAO : séduire entièrement, tromper]. Le péché trompe profondément les gens. Voici comment cela fonctionne : cela déforme la sainte Loi ou vérité de Dieu et la rend attrayante pour la chair. Lorsque nous agissons selon cette compréhension déformée et perverse, nous péchons et tombons sous le jugement. Un exemple parfait de ceci est avec Ève dans le jardin d'Éden. Le diable a trompé Ève en lui disant : "tu ne mourras certainement pas" (Gen. 3 :4). Elle a mangé du fruit et a péché; elle a été jugée par Dieu. Paul écrit que c’est à travers la tromperie du péché : « par lui me fit mourir » [APOKTEINO : tuer carrément, détruire]. Jésus dit à Ses disciples de prendre garde de ne pas être trompé par quiconque (Luc 21 :8).

 

12 La loi donc est sainte, et le commandement est saint, juste et bon.

 

Paul répond directement à la question qui se trouve au verset sept. « La loi donc est sainte » [HAGIOS : sacré, pur, moralement irréprochable). Non seulement la Loi est sainte, mais le « commandement » [ENTOLE : prescription avec autorité] est aussi « saint ». Non seulement il est saint, mais il est aussi « juste » [DIKAIOS : innocent, juste, vertueux] et « bon » [AGATHOS : bon, avantage, bien]. Paul détruit la pensée que certains pouvaient avoir, de croire que la Loi était devenue péché (verset sept).

 

13 Ce qui est bon a-t-il donc été pour moi une cause de mort? Loin de là! Mais c'est le péché, afin qu'il se manifestât comme péché en me donnant la mort par ce qui est bon, et que, par le commandement, il devînt condamnable au plus haut point.

 

Paul apporte une autre pensée que certains auraient pu avoir : Est-ce que ce qui est bon, (la Loi) apporte la « mort » [THANATOS : mort, mortel]? Si la Loi est bonne, pourquoi apporte-t-elle la mort? Encore une fois, Paul écrit : « Loin de là » [GINOMAI est utilisé avec une grande latitude et, dans ce cas, signifie Dieu nous en préserve]. Ce n'est pas la Loi qui amène la mort mais « le péché » [HAMARTIA : offense, péché) qui utilise la Loi. La Loi est donnée pour que le péché se « manifeste » [PHAINO : éclairer, faire briller, montrer].

 

Comme nous l'avons dit, le péché trompe les gens. Paul dit que le péché produit « la mort » « par ce qui est bon » [AGATHOS : bien, profit, bien] pour moi – la Loi de Dieu! Un exemple de ceci est quand Ève a vu le fruit comme étant bon pour elle; mais cela a apporté la mort spirituelle. Ce péché est décrit comme étant condamnable « au plus haut point » [HUPERBOLE : suréminence, sans mesure]. Oui, le péché TUE, mais la Loi vous fait comprendre la gravité du péché.

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21 Romans 7:7-13

 

L’Épître aux Romains

22 – La bataille intérieure

 

Romains 7

14 Nous savons, en effet, que la loi est spirituelle; mais moi, je suis charnel, vendu au péché.

15 Car je ne sais pas ce que je fais: je ne fais point ce que je veux, et je fais ce que je hais.

16 Or, si je fais ce que je ne veux pas, je reconnais par là que la loi est bonne.

17 Et maintenant ce n'est plus moi qui le fais, mais c'est le péché qui habite en moi.

18 Ce qui est bon, je le sais, n'habite pas en moi, c'est-à-dire dans ma chair: j'ai la volonté, mais non le pouvoir de faire le bien.

19 Car je ne fais pas le bien que je veux, et je fais le mal que je ne veux pas.

20 Et si je fais ce que je ne veux pas, ce n'est plus moi qui le fais, c'est le péché qui habite en moi.

21 Je trouve donc en moi cette loi: quand je veux faire le bien, le mal est attaché à moi.

22 Car je prends plaisir à la loi de Dieu, selon l'homme intérieur;

23 mais je vois dans mes membres une autre loi, qui lutte contre la loi de mon entendement, et qui me rend captif de la loi du péché, qui est dans mes membres.

24 Misérable que je suis! Qui me délivrera du corps de cette mort?...

25 Grâces soient rendues à Dieu par Jésus-Christ notre Seigneur!... Ainsi donc, moi-même, je suis par l'entendement esclave de la loi de Dieu, et je suis par la chair esclave de la loi du péché.

(LSG)

 

C'est peut-être l'un des aperçus les plus personnels du cœur et de l'esprit de Paul que nous voyons dans l’un de ses épîtres. Ce qui est vraiment merveilleux dans cette section, c'est que chaque vrai croyant peut s’identifier à ce que Paul confesse. Paul commence par une déclaration d'ouverture.

 

14 Nous savons, en effet, que la loi est spirituelle; mais moi, je suis charnel, vendu au péché.

 

Il s'agit d'une affirmation : « nous savons » [EIDO : voir, savoir, être conscient de]. Je me risquerai à dire que tous ceux qui sont nés de nouveau, en lisant cette section, confirmeraient également la même pensée. La Loi est « spirituelle » [PNEUMATIKOS : non charnel]; ce n'est pas le fruit de la chair, elle est du domaine spirituel. Elle a été donnée par Dieu à Son peuple (Néh. 8 :8,18), et elle est souvent appelée la Loi du Seigneur (Ps. 1 :2; 19 :7; 119 :1). En revanche, nous voyons comment l'apôtre Paul se voit comme « charnel » [SARKIKOS : se rapportant à la chair, charnel]; ceci est en contraste avec le spirituel. Il va jusqu'à dire qu'il est « vendu » [PIPRASKO : déposé comme marchandise, vendre] au « péché ». Cette phrase signifie "vendu sous le péché". Sa chair est comme un toxicomane qui a besoin d'une dose de péché!

 

15 Car je ne sais pas ce que je fais: je ne fais point ce que je veux, et je fais ce que je hais.

 

Dans ce verset, Paul commencera à expliquer ce qu'il entend par être « vendu au péché ». Il commence par dire que ce qu'il « fait » [KATERGAZOMAI : travailler pleinement, accomplir], il ne le « sait pas » [GINOSKO : savoir, permettre, comprendre]. Il y a une force motrice qui est en lui et qu'il a du mal à comprendre. C'est parce que cela va contre sa volonté! Il écrit : « ce que je veux » [THELO : déterminer, choisir ou préférer]. Il y a des choses qu'il veut faire, mais quelque chose l’en empêche – « je ne fais point » [PRASSO : exécuter, accomplir]. Paul se voit faire exactement le contraire de ce que son homme intérieur désire; mais « ce que je hais » [MISEO : détester, haïr] « je fais » [POIEO : faire ou faire, convenir]. Paul décrit la guerre en lui. Il veut faire le bien ou la bonne chose, mais sa chair est vendue comme esclave du péché et l’en empêche.

 

16 Or, si je fais ce que je ne veux pas, je reconnais par là que la loi est bonne.

 

Son raisonnement l'amène à cette conclusion : si je fais ce que je ne veux pas, je reconnais par cela que la « loi » [NOMOS : loi, règlement, principe], qui est mentionnée au verset quatorze, « est bonne » [KALOS : beau, bon, vertueux]. Pourquoi est-elle bonne ? C'est bien parce qu'elle se bat contre sa chair ou sa nature charnelle, si vous préférez. N'en est-il pas de même pour tous les vrais croyants? La Loi de Dieu ne combat-elle pas en nous, nous montrant ainsi que nos désirs pécheurs ne sont pas saints?

 

17 Et maintenant ce n'est plus moi qui le fais, mais c'est le péché qui habite en moi.

 

Il est évident que l'apôtre Paul, lorsqu'il écrit : « ce n'est plus moi qui le fais », il parle de son esprit renouvelé. De toute évidence, ce n'est pas le Saint-Esprit vivant en lui qui pèche. Ce n'est pas sa nouvelle nature, car elle désire faire les choses du Seigneur. Paul fait référence à ce qu'il appelle "le vieil homme", ou la vieille nature qui est encore vivante dans la chair. Paul en parle aux croyants vivant à Éphèse :

 

Éphésiens 4

21 si du moins vous l'avez entendu, et si, conformément à la vérité qui est en Jésus, c'est en lui que vous avez été instruits

22 (4:21) à vous dépouiller, (4:22) eu égard à votre vie passée, du vieil homme qui se corrompt par les convoitises trompeuses,

 

Les croyants sont appelés : « à vous dépouiller... du vieil homme », parce qu'il est mauvais et rempli de tromperie. C'est la bataille dont parle Paul. Il comprend que c'est son ancienne nature pécheresse qui se bat avec sa nouvelle nature, et parfois, elle gagne et il pèche. Mais, Paul écrit encore : « mais c’est le péché qui habite en moi ». Je suis mort aux conséquences du péché et à l'emprise que le péché avait sur moi. Mais, le péché « habite » [OIKEO : occuper une maison, habiter] encore « en moi ». Nous pouvons certainement comprendre Paul. Car nous faisons aussi occasionnellement des choses que nous ne souhaiterions pas faire. Nous sommes contre cela, mais notre chair est faible (Matt. 26 :41).

 

18 Ce qui est bon, je le sais, n'habite pas en moi, c'est-à-dire dans ma chair: j'ai la volonté, mais non le pouvoir de faire le bien.

 

Paul fait une déclaration audacieuse que nous devrions tous comprendre : ce qui est « bon » [AGATHOS : bien, bénéficier, bien] « n’habite » [OIKEO : occuper une maison, résider] pas « en moi ». Il explique ce qu'il veut dire par là : ma « chair » [SARX : chair dépouillée de sa peau, charnel]. Ceci explique tout; le corps, qui est l'instrument de vie dans lequel vit son âme (esprit), n'a pas un iota de bien en lui. Voici ce qu'il a écrit aux Galates :

 

Galates 5

16 Je dis donc: Marchez selon l'Esprit, et vous n'accomplirez pas les désirs de la chair.

17 Car la chair a des désirs contraires à ceux de l'Esprit, et l'Esprit en a de contraires à ceux de la chair; ils sont opposés entre eux, afin que vous ne fassiez point ce que vous voudriez.

18 Si vous êtes conduits par l'Esprit, vous n'êtes point sous la loi.

 

Paul décrit la bataille quotidienne qui se déroule en lui.

 

v.18 …j'ai la volonté, mais non le pouvoir de faire le bien.

 

La « volonté » [THELO : déterminer, choisir ou préférer] est présente. Il sait ce qui est bon selon les normes de Dieu, et il est déterminé à le faire - son esprit le veut! Mais, quand il s'agit de le « faire » [KATERGAZOMAI : travailler pleinement, accomplir], il ne peut pas! Paul échoue-t-il toujours? Bien sûr que non. Nous pouvons le voir dans sa vie. Mais parfois, il échoue, sa chair prend le dessus et Paul pèche.

 

19 Car je ne fais pas le bien que je veux, et je fais le mal que je ne veux pas.

 

Paul est très transparent, ce qui est une bonne leçon pour nous tous. Le grand apôtre Paul, le théologien, le missionnaire, celui qui a été personnellement appelé par Jésus-Christ lui-même, n'est pas parfait et ne se cache pas de cette vérité. Il se répète, comme s'il voulait vraiment que ses lecteurs comprennent. Le bien que je veux faire « je ne fais pas ». Paul semble être un homme très humble, car il a tant fait pour le royaume de Dieu! Mais, le mal que je ne veux pas faire, « je le fais » [PRASSO : pratiquer, exécuter à plusieurs reprises]. Je crois que la lumière du Christ, qui l'a aveuglé alors qu'il était sur le chemin de Damas, a réellement percé son cœur et pour la première fois, il s'est vraiment vu tel qu'il était - rempli par le mal et les ténèbres.

 

20 Et si je fais ce que je ne veux pas, ce n'est plus moi qui le fais, c'est le péché qui habite en moi.

 

Paul répète une déclaration qu'il avait faite au verset dix-sept (Mais maintenant ce n'est plus moi qui le fais, c'est le péché qui habite en moi). Son appétit charnel est en guerre avec son esprit renouvelé. Il dit peut-être cela pour mettre l'accent sur la bataille permanente au sein de tous les vrais croyants.

 

21 Je trouve donc en moi cette loi: quand je veux faire le bien, le mal est attaché à moi.

22 Car je prends plaisir à la loi de Dieu, selon l'homme intérieur;

23 mais je vois dans mes membres une autre loi, qui lutte contre la loi de mon entendement, et qui me rend captif de la loi du péché, qui est dans mes membres.

 

Paul parle de cette « loi » [NOMOS : loi, règlement, principe] qui l'habite. Les choses que Paul « ne veut pas faire », ce qu'il est déterminé à ne pas faire - c'est ce qu'il fait! Parce que « le mal » [KAKOS : sans valeur, dépravé, méchant] est « attaché » [PARAKEIMAI : se trouver près, être à portée de main] à lui. Le péché n'est jamais loin du croyant, il vit réellement en lui - dans sa chair!

 

22 Car je prends plaisir à la loi de Dieu, selon l'homme intérieur;

23 mais je vois dans mes membres une autre loi, qui lutte contre la loi de mon entendement, et qui me rend captif de la loi du péché, qui est dans mes membres.

 

Paul continue d'expliquer ce qui se passe dans sa vie. Il commence par déclarer : « Je prends plaisir » [SUNEDOMAI : éprouver de la satisfaction, de la joie] à la « loi de Dieu ». Il aime et chérit la Loi de Dieu. Nous avons vu cela dès le début de l'épître. Cette joie réside dans son « homme intérieur » [ESO : à l'intérieur]. La partie de lui qui a été renouvelée (cœur, pensée et esprit) se réjouit dans le Seigneur.

 

Mais, je « vois » [BLEPO : regarder, contempler] une autre loi. Cette nouvelle loi dont il parle n’aime pas la Loi de Dieu. Nous pouvons le voir parce qu’elle « lutte » [ANTISTRATEUOMAI : attaquer, détruire, faire la guerre contre] avec la Loi : de mon « entendement » [NOUS : l'intellect, l'esprit]. Il y a une autre loi en lui qui est en guerre contre ce qui est dans son esprit renouvelé. C'est contre tout ce que la Loi de Dieu lui enseigne. Cette loi, qui est la loi du « péché » [HAMARTIA : un péché, une offense] rend Paul « captif » [AICHMALOTIZO : rendre captif, amener en captivité] au péché qui est : « dans mes membres ». Veuillez noter qu'une fois de plus, Paul dit que le péché est dans sa « chair ».

 

24 Misérable que je suis! Qui me délivrera du corps de cette mort?...

25 Grâces soient rendues à Dieu par Jésus-Christ notre Seigneur!... Ainsi donc, moi-même, je suis par l'entendement esclave de la loi de Dieu, et je suis par la chair esclave de la loi du péché.

 

C'est la conclusion finale de Paul. Veuillez noter que sa conclusion n'est pas qu’un jour il maîtrisera le pouvoir du péché, ou qu'il acquerra suffisamment de sagesse ou de connaissances spirituelles pour avoir la victoire finale sur le péché. Plutôt l'inverse! Dans sa conclusion, Paul remet sa vie entre les mains du Dieu Vivant pour lui venir en aide.

 

Il se déclare être une personne « misérable » [TALAIPOROS : endurer l'épreuve, misérable, pitoyable, abject]. C'est la première confession de Paul – c'est un misérable pécheur qui ne peut contrôler pleinement ses désirs charnels. Puis, il déclare qu'il a besoin de « délivrance » [RHOUMAI : secourir, délivrer]. Il sait qu'il ne peut pas se sauver de cet état de péché. Il a besoin d'être sauvé de ce « corps de mort ». Veuillez noter que la mort est dans la chair parce qu'elle est l'instrument du péché.

 

25 Grâces soient rendues à Dieu par Jésus-Christ notre Seigneur!... Ainsi donc, moi-même, je suis par l'entendement esclave de la loi de Dieu, et je suis par la chair esclave de la loi du péché.

 

Paul donne UNE SEULE SOLUTION pour son état douloureux, et c'est pourquoi il rend grâce à « Dieu » [THEOS : le Dieu suprême, créateur et soutien], mais c'est « par Jésus-Christ » qui est « Seigneur » [KURIOS : suprême en autorité, Maître]. Le sauvetage vient de Dieu, mais ne passe que par le Messie, et personne ni rien d'autre.

Dans sa déclaration finale, Paul donne une image de sa théologie concernant l’homme ancien et l’homme nouveau. D'une part, il est « esclave » (DOULEUO : être esclave, être en servitude] à la Loi de Dieu dans son « esprit » [NOUS : l'intellect, l'esprit]. Cependant, sa « chair » [SARX ici signifie la nature humaine] est « esclave » de la loi « du péché » [HAMARTIA : un péché, une offense].

 

La bataille dont Paul parle dans cette section est celle qui sera menée par le vrai croyant pendant toute sa vie. Jusqu'à ce que sa chair soit séparée de son âme (esprit), quand il mourra. Le conflit entre ces deux lois (la loi du péché et la Loi de Dieu) existera toujours.

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L’épître aux Romains

23 – La victoire par le Saint-Esprit

 

Romains 8

1 Il n'y a donc maintenant aucune condamnation pour ceux qui sont en Jésus-Christ.

2 En effet, la loi de l'esprit de vie en Jésus-Christ m'a affranchi de la loi du péché et de la mort.

3 Car chose impossible à la loi, parce que la chair la rendait sans force, -Dieu a condamné le péché dans la chair, en envoyant, à cause du péché, son propre Fils dans une chair semblable à celle du péché,

4 et cela afin que la justice de la loi fût accomplie en nous, qui marchons, non selon la chair, mais selon l'esprit.

(LSG)

 

Dans notre dernière section, nous avons vu que Paul déclare qu'il est un homme misérable qui n'a absolument aucun pouvoir pour échapper à la loi du péché qui est dans sa chair. Il conclut que la seule chose qu'il puisse faire est de se tourner vers Dieu pour être secouru par l'œuvre expiatoire de Jésus‑Christ, le Messie.

 

1 Il n'y a donc maintenant aucune condamnation pour ceux qui sont en Jésus-Christ.

 

Ce verset est comme une oasis dans le désert, pour toutes les âmes qui souffrent, se sachant pécheresses devant un Dieu saint. Ce verset apporte espoir et consolation. Il y a une issue, nous pouvons devenir justes, nos péchés peuvent être lavés, la paix est accessible, et tout cela grâce à Jésus‑Christ. Amen! Il n’y a « donc » [ARA : tirer vers une conclusion] - La conclusion de toute la théologie que Paul a enseignée jusqu'à présent est que, « maintenant » [NUN : maintenant, désormais, présent], il n'y a « aucune condamnation » [KATAKRIMA : une sentence, condamnation]. Il n'y a pas de jugement pour ceux qui sont en « Christ » [CHRISTOS : le Messie] « Jésus » [IESOUS : Yehoshua, le nom de notre Seigneur].

 

Les vrais croyants ont reçu le pardon de toutes leurs transgressions! Jean l'a écrit ainsi :

 

1 Jean 2

12 Je vous écris, petits enfants, parce que vos péchés vous sont pardonnés à cause de son nom.

 

David a explosé de gratitude quand il a écrit :

 

Psaumes 32

1 De David. Cantique. Heureux celui à qui la transgression est remise, A qui le péché est pardonné!

2 Heureux l'homme à qui l'Éternel n'impute pas d'iniquité, Et dans l'esprit duquel il n'y a point de fraude!

 

Et Paul écrit : « Il n'y a donc maintenant aucune condamnation pour ceux qui sont en Jésus-Christ. » Nous avons vu que la Loi n'apporte que la condamnation, et la colère de Dieu attend ceux qui ne se sont pas humblement repentis de leurs péchés, et n'ont pas demandé à Jésus de devenir leur Sauveur. Un terrible jugement attend ceux qui se moquent du Messie de Dieu.

 

Apocalypse 20

10 Et le diable, qui les séduisait, fut jeté dans l'étang de feu et de soufre, où sont la bête et le faux prophète. Et ils seront tourmentés jour et nuit, aux siècles des siècles.

11 Puis je vis un grand trône blanc, et celui qui était assis dessus. La terre et le ciel s'enfuirent devant sa face, et il ne fut plus trouvé de place pour eux.

12 Et je vis les morts, les grands et les petits, qui se tenaient devant le trône. Des livres furent ouverts. Et un autre livre fut ouvert, celui qui est le livre de vie. Et les morts furent jugés selon leurs oeuvres, d'après ce qui était écrit dans ces livres.

13 La mer rendit les morts qui étaient en elle, la mort et le séjour des morts rendirent les morts qui étaient en eux; et chacun fut jugé selon ses oeuvres.

14 Et la mort et le séjour des morts furent jetés dans l'étang de feu. C'est la seconde mort, l'étang de feu.

15 Quiconque ne fut pas trouvé écrit dans le livre de vie fut jeté dans l'étang de feu.

 

Mais maintenant, il n'y a pas de condamnation pour ceux qui sont en Jésus‑ Christ. Nous sommes en sécurité. Christ a reçu notre jugement et a été condamné à notre place! Il est mort, alors nous pouvons être libérés! Puissent les vrais croyants être éternellement reconnaissants pour leur salut et vivre une vie qui glorifie leur Seigneur.

 

2 En effet, la loi de l'esprit de vie en Jésus-Christ m'a affranchi de la loi du péché et de la mort.

 

Paul explique pourquoi il n'y a plus de condamnation pour ceux (et seulement ceux) qui sont en Christ. Il explique que « la loi de l'Esprit de vie » est une nouvelle Loi que le Saint-Esprit introduit dans la vie du vrai croyant. La « loi de l'Esprit de vie » a fait une chose merveilleuse pour l'âme repentante, elle vous a « affranchi » [ELEUTHEROO : libérer, rendre libre]. Rappelez-vous que, comme Paul, nous étions "charnels et vendus au péché" (Rom. 7 :14), et que le jugement nous attendait. Après nous être repentis de notre péché, nous sommes morts avec Christ, et le Saint-Esprit vient à nous et nous « affranchit ».

 

Le Saint-Esprit nous libère de deux choses. La première vient de la « loi du péché ». Le péché est le fruit de la violation de la sainte Loi de Dieu. Le péché agit à travers notre chair et l'incite à se rebeller contre le Seigneur Dieu, ce qui entraîne automatiquement la condamnation. Nous avons maintenant été libérés de la « loi du péché ». Deuxièmement, nous avons été libérés de la « mort » [THANATOS : mort, mortel]. On sait qu'il y a deux morts. La première est physique. Quand notre corps meurt, c'est à cause du jugement de Dieu sur Adam et Ève et leurs descendants, parce qu'ils avaient mangé du fruit défendu. La seconde est la mort spirituelle éternelle, qui est mentionnée quatre fois dans le livre de l'Apocalypse (2 :11; 20 :6,14; 21 :8). C'est la punition éternelle en enfer. La « mort » mentionnée ici est la seconde mort, la mort spirituelle qui attend tous ceux qui négligent le salut offert par le Christ.

3 Car chose impossible à la loi, parce que la chair la rendait sans force, -Dieu a condamné le péché dans la chair, en envoyant, à cause du péché, son propre Fils dans une chair semblable à celle du péché,

4 et cela afin que la justice de la loi fût accomplie en nous, qui marchons, non selon la chair, mais selon l'esprit.

 

Aux versets trois et quatre, l'apôtre Paul explique le processus utilisé par Dieu pour pouvoir offrir la paix par Jésus-Christ. Il devait d'abord s'occuper de la Loi. Il est écrit que la Loi, bien que nous ayons vu qu'elle est sainte (7 :12), n'était pas capable d'amener l'homme à la justice, car « chose impossible » [ADUNATOS : incapable, faible, impossible] à la Loi. Il y avait quelque chose que la Loi n'était pas capable de faire pour l'homme. Elle a été rendue « sans force » [ASTHENEO : être faible, impuissant, malade] « dans la chair » [SARX : charnel, charnel]. Nous l'avons vu auparavant : c'est la chair et l'esprit charnel de l'homme qui empêchent la Loi de faire son œuvre. Le péché s'empare de la Loi dans notre chair, et au lieu de nous garder dans le chemin du Seigneur, elle nous fait prendre un autre chemin. Jésus en a parlé à Ses disciples.

 

Matthieu 7

13 Entrez par la porte étroite. Car large est la porte, spacieux est le chemin qui mènent à la perdition, et il y en a beaucoup qui entrent par là.

14 Mais étroite est la porte, resserré le chemin qui mènent à la vie, et il y en a peu qui les trouvent.

 

Pour résoudre le problème de la Loi incapable d'apporter la justice, à cause de notre chair, Dieu a fait ce qui suit :

 

v.3 … en envoyant, à cause du péché, son propre Fils dans une chair semblable à celle du péché,

 

Dieu a « envoyé » [PEMPO : expédier, une commission temporaire] Son propre Fils. Cela me rappelle Jean 3 :16. Mais à cause de notre faiblesse, qui se trouve dans la chair, Dieu a aussi envoyé Son Fils dans une chair « semblable » [HOMOIOMA : ressemblance, similitude] à celle du « péché » [HAMARTIA : un péché, offense].

Le corps dans lequel le Christ s'est incarné était exactement comme le nôtre; en ce sens que Sa chair avait la même possibilité d'entraîner Jésus à pécher, tout comme notre chair nous pousse à enfreindre la Loi et à pécher. C'est pourquoi l'auteur de l’épître aux Hébreux a pu dire que Jésus avait aussi été tenté comme nous, mais sans péché.

 

Hébreux 4

14 Ainsi, puisque nous avons un grand souverain sacrificateur qui a traversé les cieux, Jésus, le Fils de Dieu, demeurons fermes dans la foi que nous professons.

15 Car nous n'avons pas un souverain sacrificateur qui ne puisse compatir à nos faiblesses; au contraire, il a été tenté comme nous en toutes choses, sans commettre de péché.

16 Approchons-nous donc avec assurance du trône de la grâce, afin d'obtenir miséricorde et de trouver grâce, pour être secourus dans nos besoins.

 

Au lieu d'être condamné à cause de Son propre péché, Jésus a remporté la victoire sur le péché et n'a jamais enfreint la Loi.

 

C’est plutôt l'inverse. Jésus a été « condamné » [KATAKRINO : juger contre, condamner] - « le péché dans la chair »! Au lieu de la chair condamnant Jésus, c'était la sainteté de Jésus qui condamnait le péché. Le Seigneur Dieu a utilisé le même moyen : la chair contre le péché. Le péché utilise la chair comme moyen de condamnation, tandis que Jésus utilise la chair comme moyen de libération de la loi du péché et de la mort.

 

4 et cela afin que la justice de la loi fût accomplie en nous, qui marchons, non selon la chair, mais selon l'esprit.

 

Christ a parfaitement accompli la Loi [NOMOS : règlement, loi, principe] de Dieu. Chacune des 613 lois que nous trouvons dans l'Ancien Testament, Jésus les a « accomplies » [PLEROO : entasser, niveler, compléter] « en nous » ou pour nous si vous préférez. La justice de Christ est maintenant « en nous », parce que nous sommes en Christ (Ép. 2 :6,10,13). Le Père ne voit plus nos offenses et nos iniquités. Ce qu'Il voit, c'est la justice de Son Fils qui nous couvre. Dans Jean 14 :20, Jésus dit ce qui suit :

 

Jean 14

20 En ce jour-là, vous connaîtrez que je suis en mon Père, que vous êtes en moi, et que je suis en vous.

 

Nous ne sommes pas seulement en Christ, mais le Seigneur dit qu'Il est en nous. Ainsi le Père voit le Fils « en nous ». Sa sainteté nous apporte aussi Sa justice. Et c'est pourquoi nous avons maintenant la paix avec Dieu (Rom. 5 :1), et aussi aucune condamnation (Rom. 8 :1). Jésus a fait tout cela pour nous, alors nous pouvons désormais nous reposer en lui. La guerre est terminée!

 

v.4 … qui marchons, non selon la chair, mais selon l'esprit.

 

Maintenant que nous avons la paix et que la condamnation n'existe plus contre nous, que doivent faire les croyants? Paul n'hésite pas et nous le dit. La première chose est de ne pas marcher « selon la chair ». N'oublions pas que nous avons été libérés du pouvoir de la chair sur nous. Nous pouvons désormais choisir de dire non aux mauvais désirs que notre chair suscite en nous. Avant, nous étions esclaves de la chair, mais maintenant, nous sommes devenus esclaves du Seigneur Dieu. Nous pouvons échouer (nous le faisons tous), mais la puissance du Saint-Esprit est maintenant en nous, et nous n'avons pas à céder à nos désirs charnels. On nous dit donc de nous détourner de la chair et du péché qu'elle produit. La deuxième chose qu'on nous demande de faire est de vivre « selon l'Esprit ». Étant libérés de la puissance du péché dans notre chair, nous pouvons maintenant marcher dans les voies de « l'Esprit » - le Saint-Esprit. Le Saint-Esprit vit dans le croyant et lui donne la force (Actes 1 :8) de marcher dans la justice. C'est ce qu'on nous dit de faire maintenant que nous avons été déclarés justes à cause de Jésus-Christ.

 

Galates 5

16 Je dis donc: Marchez selon l'Esprit, et vous n'accomplirez pas les désirs de la chair.

 

 

 

 

Galates 5

24 Ceux qui sont à Jésus-Christ ont crucifié la chair avec ses passions et ses désirs.

25 Si nous vivons par l'Esprit, marchons aussi selon l'Esprit.

 

Cessons donc de vivre dans la chair et marchons selon le Saint-Esprit à la gloire de notre Sauveur et Seigneur Jésus-Christ.

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23 Romans 8:1-4
22 Rom 7:14-25

 

L’épître aux Romains

24 – Victoire sur le vieil homme

 

Romains 8

5 Ceux, en effet, qui vivent selon la chair, s'affectionnent aux choses de la chair, tandis que ceux qui vivent selon l'esprit s'affectionnent aux choses de l'esprit.

6 Et l'affection de la chair, c'est la mort, tandis que l'affection de l'esprit, c'est la vie et la paix;

7 car l'affection de la chair est inimitié contre Dieu, parce qu'elle ne se soumet pas à la loi de Dieu, et qu'elle ne le peut même pas.

8 Or ceux qui vivent selon la chair ne sauraient plaire à Dieu.

9 Pour vous, vous ne vivez pas selon la chair, mais selon l'esprit, si du moins l'Esprit de Dieu habite en vous. Si quelqu'un n'a pas l'Esprit de Christ, il ne lui appartient pas.

10 Et si Christ est en vous, le corps, il est vrai, est mort à cause du péché, mais l'esprit est vie à cause de la justice.

11 Et si l'Esprit de celui qui a ressuscité Jésus d'entre les morts habite en vous, celui qui a ressuscité Christ d'entre les morts rendra aussi la vie à vos corps mortels par son Esprit qui habite en vous.

12 Ainsi donc, frères, nous ne sommes point redevables à la chair, pour vivre selon la chair.

13 Si vous vivez selon la chair, vous mourrez; mais si par l'Esprit vous faites mourir les actions du corps, vous vivrez,

(LSG)

 

Dans cette section, Paul développe son concept de la chair contre l'esprit. Il expliquera comment un vrai croyant doit vivre selon l'Esprit, et pourquoi il devrait le faire.

 

5 Ceux, en effet, qui vivent selon la chair, s'affectionnent aux choses de la chair, tandis que ceux qui vivent selon l'esprit s'affectionnent aux choses de l'esprit.

 

Comme dans d'autres sections, Paul commence par une déclaration d'ouverture, qu'il développera tout au long du segment. Il parle de deux types de personnes. Les premiers sont ceux qui « vivent » [ON : être, venir, avoir] - cela donne une idée de la façon dont une personne marche quotidiennement dans la vie. Paul écrit que son style de vie est selon la « chair » [SARX : la chair, l'esprit charnel]. Que signifie avoir un esprit charnel? Cela signifie de « s’affectionner » [PHRONEO : exercer l'esprit, opinion] « aux choses de la chair ». Paul donne un exemple de ce que sont les désirs de la chair dans sa lettre aux Galates quand il écrit :

 

Galates 5

16 Je dis donc: Marchez selon l'Esprit, et vous n'accomplirez pas les désirs de la chair.

17 Car la chair a des désirs contraires à ceux de l'Esprit, et l'Esprit en a de contraires à ceux de la chair; ils sont opposés entre eux, afin que vous ne fassiez point ce que vous voudriez.

18 Si vous êtes conduits par l'Esprit, vous n'êtes point sous la loi.

19 Or, les oeuvres de la chair sont manifestes, ce sont l'impudicité, l'impureté, la dissolution,

20 l'idolâtrie, la magie, les inimitiés, les querelles, les jalousies, les animosités, les disputes, les divisions, les sectes,

21 l'envie, l'ivrognerie, les excès de table, et les choses semblables. Je vous dis d'avance, comme je l'ai déjà dit, que ceux qui commettent de telles choses n'hériteront point le royaume de Dieu.

 

Le deuxième groupe de personnes est le suivant :

 

v.5 … tandis que ceux qui vivent selon l'esprit s'affectionnent aux choses de l'esprit.

 

Le premier groupe vit sous l'influence de la chair, et le second groupe est aussi vivant, mais cette fois, c'est selon l'Esprit. Paul donne également un exemple de ce que cela signifie :

 

Galates 5

22 Mais le fruit de l'Esprit, c'est l'amour, la joie, la paix, la patience, la bonté, la bénignité, la fidélité,

23 (5:22) la douceur, la tempérance; (5:23) la loi n'est pas contre ces choses.

 

Paul continuera et parlera des conséquences de « vivre selon la chair ». Nous avons vu que le péché est trompeur, il nous fait miroiter que le plaisir ne se trouve que lorsqu'il est appliqué dans notre vie. Mais il ne vous dit jamais les répercussions spirituelles que vous devrez endurer.

 

6 Et l'affection de la chair, c'est la mort, tandis que l'affection de l'esprit, c'est la vie et la paix;

7 car l'affection de la chair est inimitié contre Dieu, parce qu'elle ne se soumet pas à la loi de Dieu, et qu'elle ne le peut même pas.

8 Or ceux qui vivent selon la chair ne sauraient plaire à Dieu.

 

En une seule phrase, Paul distingue le résultat entre ceux qui vivent dans la chair et ceux qui vivent dans l'Esprit. Quant à ceux qui « affectionnent » [PHRONEMA : pensée, but, aspirations] les choses de la chair, la conséquence naturelle est la « mort » [THANATOS : mort, mortel]. Et la mort spirituelle c’est d’être séparé de Dieu et de toutes ses bénédictions; vient ensuite la « seconde mort », une éternité dans le feu de l'enfer - c'est là que votre esprit charnel vous conduira.

 

Mais pour ceux qui ont une affection pour l'Esprit, la conséquence naturelle est la « vie » [ZOE : la vie, la durée de vie]. Paul parle de la vraie vie qui se trouve dans le Dieu Vivant — la vie éternelle en Sa présence, vivant dans une maison qu'Il a préparée pour Ses enfants (Jean 14 :2,3). Jean en donne également une description :

 

Apocalypse 21

3 Et j'entendis du trône une forte voix qui disait: Voici le tabernacle de Dieu avec les hommes! Il habitera avec eux, et ils seront son peuple, et Dieu lui-même sera avec eux.

4 Il essuiera toute larme de leurs yeux, et la mort ne sera plus, et il n'y aura plus ni deuil, ni cri, ni douleur, car les premières choses ont disparu.

 

Pour toujours, la vie et la paix déborderont chez les enfants de Dieu. Paul explique maintenant pourquoi il en est ainsi. Pourquoi vivre dans la chair et vivre dans l'Esprit sont si différents.

 

7 car l'affection de la chair est inimitié contre Dieu, parce qu'elle ne se soumet pas à la loi de Dieu, et qu'elle ne le peut même pas.

8 Or ceux qui vivent selon la chair ne sauraient plaire à Dieu.

 

Paul dit que « l’affection de la chair » ou "l'esprit charnel" si vous préférez, est « inimitié » [ECHTHRA : hostilité, opposition, haine] envers Dieu. En d'autres termes, la chair est en guerre contre le Seigneur Dieu. Nous avons vu que si nous sommes en Christ, nous sommes maintenant en paix avec Dieu (5 :1). Mais il n'y a PAS DE PAIX pour ceux qui vivent dans la chair et résistent à Dieu. Paul dit que la chair « ne se soumet PAS » [HUPOTASSO : assujettissement, soumission, obéissance] à la Loi de Dieu. L'esprit charnel refuse de plier le genou devant l'autorité et la Seigneurie du Créateur. Paul va même plus loin en disant « qu'elle ne le peut même pas »! La puissance du péché dans notre chair domine nos propres désirs non régénérés. C'est pourquoi Dieu doit intervenir dans nos vies pour que nous puissions nous tourner vers lui. Nous verrons cela plus tard.

 

8 Or ceux qui vivent selon la chair ne sauraient plaire à Dieu.

 

À cause de notre chair rebelle, ceux qui vivent selon la chair « ne sauraient » [DUNAMAI : ne pouvons pas faire]. Nous sommes totalement incapables de « plaire » [ARESKO : être agréable, plaire] à Dieu. Il n'y a rien qu'une personne puisse faire qui plaira à Dieu, à moins que cette personne ne soit "en Christ" (née de nouveau) et vive selon l'Esprit.

 

9 Pour vous, vous ne vivez pas selon la chair, mais selon l'esprit, si du moins l'Esprit de Dieu habite en vous. Si quelqu'un n'a pas l'Esprit de Christ, il ne lui appartient pas.

 

Paul fait une distinction claire entre les croyants et les non-croyants. « Vous ne vivez pas selon la chair ». Les croyants romains n'avaient plus la mentalité de la chair. Ils vivaient « selon l’Esprit ». Leur état d'esprit avait changé. Leur nouvelle vie en Christ a apporté de nouveaux fruits, qui étaient conformes à la volonté de Dieu et pour Son bon plaisir.

 

Soudainement, Paul donne un avertissement sévère :

 

v.9 … Si quelqu'un n'a pas l'Esprit de Christ, il ne lui appartient pas.

 

Comme dans TOUTES LES ÉGLISES, je crois qu'il y a un pourcentage de personnes qui ne sont pas vraiment nées de nouveau. Elles disent qu'elles connaissent le Christ et l'ont reçu comme leur Sauveur. Mais quand vous regardez leur vie et entendez ce qu'elles disent, vous vous demandez si elles sont réellement sauvées! Paul écrit : si quelqu’un n’a pas « l'esprit de Christ »; ce qui suggère que l'état d'esprit d’une personne née de nouveau devrait être fixé sur Christ. On voit cela dans Colossiens :

 

Colossiens 3

1 Si donc vous êtes ressuscités avec Christ, cherchez les choses d'en haut, où Christ est assis à la droite de Dieu.

2 Affectionnez-vous aux choses d'en haut, et non à celles qui sont sur la terre.

3 Car vous êtes morts, et votre vie est cachée avec Christ en Dieu.

 

Si ce type de personne dit croire, mais ne vit pas ce qu'elle dit, alors Paul écrit que cette personne « ne lui appartient pas ». En grec, cela signifie : "n'est pas de lui". Les épîtres mettent en garde les croyants contre ceux qui se disent croyants, mais ne le sont pas. Ce sont de faux enseignants et prédicateurs qui s'attaquent aux chrétiens naïfs. Voici l’avertissement que Jésus avait déclaré à leur sujet :

 

Matthieu 7

15 Gardez-vous des faux prophètes. Ils viennent à vous en vêtements de brebis, mais au dedans ce sont des loups ravisseurs.

16 Vous les reconnaîtrez à leurs fruits. Cueille-t-on des raisins sur des épines, ou des figues sur des chardons?

17 Tout bon arbre porte de bons fruits, mais le mauvais arbre porte de mauvais fruits.

18 Un bon arbre ne peut porter de mauvais fruits, ni un mauvais arbre porter de bons fruits.

19 Tout arbre qui ne porte pas de bons fruits est coupé et jeté au feu.

20 C'est donc à leurs fruits que vous les reconnaîtrez.

 

Dans les deux versets suivants, Paul donne un autre aperçu des avantages d'avoir la victoire de l'Esprit sur la chair (le vieil homme).

 

10 Et si Christ est en vous, le corps, il est vrai, est mort à cause du péché, mais l'esprit est vie à cause de la justice.

11 Et si l'Esprit de celui qui a ressuscité Jésus d'entre les morts habite en vous, celui qui a ressuscité Christ d'entre les morts rendra aussi la vie à vos corps mortels par son Esprit qui habite en vous.

 

Paul veut que les croyants regardent vers leur avenir éternel et voient la grâce qu'ils recevront dans le futur. Il commence par écrire : « Si Christ est en vous... » Nous venons de voir que certaines personnes n'étaient peut-être pas de vrais croyants, mais pour ceux qui sont en Christ, il les encourage. Il écrit que « le corps » [SOMA : le corps dans son ensemble] est « mort » [NEKROS : un cadavre, mort]. Leur chair est maintenant morte, elle est spirituellement sans valeur, à cause du « péché » [HAMARTIA : un péché, une offense]. Nous avons vu cela dans le passé. D'autre part, et c'est encourageant, « l'Esprit est vie ». Le Saint-Esprit vivant en vous produit la vraie vie, à cause de la « justice » [DIKAIOSUNE : équité de caractère, justification, droiture] de Christ en vous. Oui, nous avons une bien meilleure vie en ce moment, parce que nous prenons plaisir à vivre pour la gloire de Dieu, mais il y a un autre aspect de l'Esprit de Christ en nous.

 

11 Et si l'Esprit de celui qui a ressuscité Jésus d'entre les morts habite en vous, celui qui a ressuscité Christ d'entre les morts rendra aussi la vie à vos corps mortels par son Esprit qui habite en vous.

 

Qui est « l'Esprit de celui »? C'est Dieu, le Saint-Esprit. Dieu, le Saint-Esprit a « ressuscité » [EGEIRO : réveiller, ressusciter] Jésus d'entre les « morts » [NEKROS : un cadavre, mort]. Si le même Esprit Saint « habite en vous » [OIKEO : occuper une maison, habiter], si vous avez été scellé par l'Esprit Saint (Ép. 1 :13; 4 :30), Il vous « rendra » [ZOOPOOIEO : être revitalisé, rendre vivant] aussi la vie. Le croyant a l'assurance qu'il ressuscitera d'entre les morts, tout comme Christ est ressuscité d'entre les morts, parce qu'ils ont tous deux le même Saint-Esprit vivant en eux. Quelle grande victoire est donnée à l'enfant de Dieu! Sa chair est peut-être morte à cause du péché, mais son esprit ressuscitera pour être avec son Seigneur.

12 Ainsi donc, frères, nous ne sommes point redevables à la chair, pour vivre selon la chair.

13 Si vous vivez selon la chair, vous mourrez; mais si par l'Esprit vous faites mourir les actions du corps, vous vivrez,

 

Sa conclusion est que nous ne sommes point « redevables » [OPHEILETES : un propriétaire, redevable] « à la chair » et à notre esprit charnel pour « vivre selon la chair ». La chair n'est plus la force primale de votre vie. Ce n'est plus l'essence de qui vous êtes. Les choses ont changé! Vous êtes passé de la mort à la vie, de la puissance des ténèbres au royaume du Fils de Son amour (Col. 1 :13).

 

13 Si vous vivez selon la chair, vous mourrez; mais si par l'Esprit vous faites mourir les actions du corps, vous vivrez,

 

 

C'est la dernière exhortation de Paul dans cette section. Méfiez-vous de votre façon de vivre, car si vous vivez « selon la chair », vous « mourrez » [APOTHNESKO : je meurs, je suis sur le point de mourir, dépérir]. Paul parle de la mort temporelle. Si un chrétien décide de vivre une vie selon la chair, il mourra sûrement spirituellement et vivra une vie caractérisée par les fruits de la mort. L'incroyant trouve du plaisir dans ses péchés, mais le croyant né de nouveau ne trouve pas une telle joie, parce que le Saint-Esprit en lui l'accuse des péchés qu'il commet. Il peut essayer de fuir Dieu (comme l'a fait le prophète Jonas), mais le Dieu vivant le trouvera.

 

D'autre part, si vous vivez « par l'Esprit », si vous vous laissez remplir et guider par le Saint-Esprit, si vous regardez maintenant vers les choses d'en haut :

 

Colossiens 3

1 Si donc vous êtes ressuscités avec Christ, cherchez les choses d'en haut, où Christ est assis à la droite de Dieu.

 

Ainsi, « vous faites mourir les actions du corps ». Si vous choisissez la porte étroite et marchez le long de son chemin, vous cesserez automatiquement de faire les actes de la chair et « vous vivrez » la vie que Dieu vous appelle à vivre. Jésus a dit :

 

Jean 7

37 Le dernier jour, le grand jour de la fête, Jésus, se tenant debout, s'écria: Si quelqu'un a soif, qu'il vienne à moi, et qu'il boive.

38 Celui qui croit en moi, des fleuves d'eau vive couleront de son sein, comme dit l'Écriture.

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24 Romans 8:5-13

 

L’épître aux Romains

25 – Victoire par adoption

 

Romains 8

14 car tous ceux qui sont conduits par l'Esprit de Dieu sont fils de Dieu.

15 Et vous n'avez point reçu un esprit de servitude, pour être encore dans la crainte; mais vous avez reçu un Esprit d'adoption, par lequel nous crions: Abba! Père!

16 L'Esprit lui-même rend témoignage à notre esprit que nous sommes enfants de Dieu.

17 Or, si nous sommes enfants, nous sommes aussi héritiers: héritiers de Dieu, et cohéritiers de Christ, si toutefois nous souffrons avec lui, afin d'être glorifiés avec lui.

(LSG)

 

Dans notre dernière section, nous avons vu que les croyants en Christ ont la victoire sur ce que Paul appelle le "vieil homme", qui est notre nature pécheresse. Dans cette section, Paul encouragera les croyants romains à comprendre, que le Seigneur Dieu les a adoptés comme Ses enfants.

 

14 car tous ceux qui sont conduits par l'Esprit de Dieu sont fils de Dieu.

 

Je voudrais que vous preniez note que Paul dit : « tous ceux » [HOSOS : autant que, tout cela]. Ce qu'il écrit concerne TOUS les vrais chrétiens. Pas seulement quelques élus, ou une élite, ou ceux qui ont été initiés à des connaissances particulières. Comme nous le verrons, être adopté par le Seigneur est pour chaque personne qui est née de nouveau. Si vous avez reçu une nouvelle vie en Christ, alors vous êtes l'enfant du Seigneur.

 

Une fois de plus, Paul parle de ceux qui sont « conduits » [AGO : conduire, amener] par l'Esprit de Dieu. Il place ceux qui sont conduits par l'Esprit en contraste avec ceux qui sont conduits par la chair. Seuls ceux qui sont conduits par l'Esprit sont « fils » [HUIOS : comme fils, un enfant] de Dieu. Vous souvenez-vous de ce que Paul a écrit dans notre dernière section? Il a dit que si vous n'avez pas l'Esprit de Christ, vous ne lui appartenez pas (v.9).

 

15 Et vous n'avez point reçu un esprit de servitude, pour être encore dans la crainte; mais vous avez reçu un Esprit d'adoption, par lequel nous crions: Abba! Père!

 

Une façon d'identifier l'esprit qui habite en vous est simple. Si « l'esprit » [PHEUMA : courant d'air, souffle, esprit] qui est en vous, vous conduit à la « servitude » [DOULEIA : esclavage, servitude] qui conduit à la « crainte » [PHOBOS : être mis dans la peur, l'alarme, frayeur], cela ne vient pas du Seigneur Dieu. Je ne crois pas avoir jamais lu que Dieu a envoyé un esprit de peur pour encourager Son peuple. La peur ne mène pas à l'encouragement. Dieu ne soutient pas Son enfant en le faisant vivre dans la crainte. Je ne parle pas de la « crainte du Seigneur », que nous devrions tous avoir, mais de la peur qui fait de vous un esclave incapable d'avancer dans la vie et de faire ce que vous devez faire.

 

Ce que les vrais croyants en Christ ont « reçu » [LAMBANO : saisir, obtenir], c'est l'Esprit « d'adoption » [HUIOTHESIA : la filiation, l'adoption]. Paul en parle aussi lorsqu'il écrit aux Galates :

 

Galates 4

4 mais, lorsque les temps ont été accomplis, Dieu a envoyé son Fils, né d'une femme, né sous la loi,

5 afin qu'il rachetât ceux qui étaient sous la loi, afin que nous reçussions l'adoption.

 

Et aussi aux Éphésiens :

 

Éphésiens 1

4 En lui Dieu nous a élus avant la fondation du monde, pour que nous soyons saints et irrépréhensibles devant lui,

5 nous ayant prédestinés dans son amour à être ses enfants d'adoption par Jésus-Christ, selon le bon plaisir de sa volonté,

 

Nous avons l'Esprit d'adoption, et à cause de cela, nous pouvons crier « Abba! Père! » Le Seigneur Dieu est maintenant très personnel et proche de vous. Il est devenu VOTRE Père céleste, et de grands privilèges viennent avec cela. Cela signifie également que vous pouvez lui parler ouvertement. Votre accès à sa Majesté est garanti, puisque vous êtes un enfant du Tout-Puissant.

 

16 L'Esprit lui-même rend témoignage à notre esprit que nous sommes enfants de Dieu.

17 Or, si nous sommes enfants, nous sommes aussi héritiers: héritiers de Dieu, et cohéritiers de Christ, si toutefois nous souffrons avec lui, afin d'être glorifiés avec lui.

 

Au verset seize, nous voyons comment fonctionne la communication spirituelle. Tout d'abord, nous voyons que c'est le Saint-Esprit qui « rend témoignage » [SUMMARTUREO : témoigner ensemble, corroborer]. C'est le Saint-Esprit qui parle ou communique avec vous; mais c'est par notre « esprit » [PNEUMA : souffle, brise, esprit]. Le Saint-Esprit ne parle pas à votre chair, Il parle à votre esprit, qui a été ravivé par votre seconde naissance. Rappelez-vous qu'il n'y a rien de bon dans notre chair et qu'elle déteste tout ce qui vient du Seigneur.

 

Ce que le Saint-Esprit confirme à notre esprit, c'est que « nous sommes », pas que nous serons, parce que nous dépendons peut-être de ceci ou de cela. C'est un « nous sommes » des enfants de Dieu "affirmatif". Dieu est devenu notre Père céleste grâce à l'adoption. Nous sommes à lui, et Il est à nous.

 

1 Jean 3

1 Voyez quel amour le Père nous a témoigné, pour que nous soyons appelés enfants de Dieu! Et nous le sommes. Si le monde ne nous connaît pas, c'est qu'il ne l'a pas connu.

 

Puissions-nous ne jamais douter de l'amour de Dieu pour nous, car Il a fait de nous Ses enfants adoptifs à grand prix : la mort de Son Fils unique !

 

17 Or, si nous sommes enfants, nous sommes aussi héritiers: héritiers de Dieu, et cohéritiers de Christ, si toutefois nous souffrons avec lui, afin d'être glorifiés avec lui.

 

Être un enfant de Dieu nous accorde beaucoup de choses, et l'une d'elles est que nous devenons Ses « héritiers » [KLERONOMOS : un partageur par le sort, un héritier]. Nous sommes devenus « cohéritiers » [SUGKLERONOMOS : cohéritier, cohéritier] avec le Christ. Je ne crois pas que nous puissions pleinement comprendre l'étendue de ce que cela signifie. Quel est l'héritage qui attend l'enfant de Dieu? Pierre nous en donne un aperçu quand il écrit :

 

1 Pierre 1

3 Béni soit Dieu, le Père de notre Seigneur Jésus-Christ, qui, selon sa grande miséricorde, nous a régénérés, pour une espérance vivante, par la résurrection de Jésus-Christ d'entre les morts,

4 pour un héritage qui ne se peut ni corrompre, ni souiller, ni flétrir, lequel vous est réservé dans les cieux,

5 à vous qui, par la puissance de Dieu, êtes gardés par la foi pour le salut prêt à être révélé dans les derniers temps!

6 C'est là ce qui fait votre joie, quoique maintenant, puisqu'il le faut, vous soyez attristés pour un peu de temps par diverses épreuves,

 

Paul termine la section parlant de notre adoption avec cette phrase :

 

v.17 … si toutefois nous souffrons avec lui, afin d'être glorifiés avec lui.

 

L'héritage de l'enfant de Dieu est une chose à venir et durera pour toujours. Tant que nous ne sommes pas avec notre Père céleste, nous sommes dans la chair, dans un monde qui aime les ténèbres et déteste la lumière. Un enfant de Dieu « souffrira » [SUMPASCHO : ressentir la douleur conjointement, souffrir avec] avec le Christ. Jésus a prédit que Ses disciples seraient haïs afin qu'ils soient préparés quand cela arrivera :

 

Jean 15

18 Si le monde vous hait, sachez qu'il m'a haï avant vous.

 

L'histoire a prouvé que Jésus avait raison. Ses disciples ont été haïs d'une manière ou d'une autre tout au long de l'histoire, et cette haine des chrétiens se poursuivra jusqu'à la toute fin, lorsque l'Antéchrist, le faux prophète et la bête tenteront de détruire tous les disciples de Jésus.

 


 

Philippiens 1

29 car il vous a été fait la grâce, par rapport à Christ, non seulement de croire en lui, mais encore de souffrir pour lui,

 

Si nous participons à Sa gloire, nous sommes aussi appelés à participer à Ses souffrances.

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L’épître aux Romains

26 – La gloire à venir

 

Romains 8

18 J'estime que les souffrances du temps présent ne sauraient être comparées à la gloire à venir qui sera révélée pour nous.